Alpipro 2015 : La confirmation !

Lundi 6 Juillet 2015

Les 23 et 24 avril, SavoiExpo accueillait une nouvelle fois le salon Alpipro. Après les deux premières éditions qui appelaient confirmation, Alpipro 2015 a définitivement validé un événement dont le format séduit exposants et visiteurs.

Alpipro © Sophie Merindol
© Sophie Merindol

Cette année encore, le salon chambérien s’était allié aux Assises Nationales de l’Aménagement et de l’Economie Durables en Montagne, troisièmes du nom. Les deux évènements ont mobilisé conjointement 2 150 visiteurs professionnels.
En 2015, les organisateurs d’Alpipro ont su rassembler 220 exposants et marques dans le domaine de l’aménagement des domaines skiables. Le salon a confirmé la pertinence de son concept et de son positionnement dans le calendrier, en phase avec les attentes des fournisseurs, les besoins des exploitants de stations, mais surtout compact et très ciblé en terme de visiteurs.
Organisé sous un format « rendez-vous d’affaires », imposant une surface de stands volontairement limitée, le salon Alpipro a enregistré 1 840 visiteurs professionnels, en provenance des Alpes, mais également des Pyrénées, ainsi que quelques Suisses et Italiens. Au delà d’une fréquentation en hausse (+15 % par rapport à la précédente édition en 2013), Alpipro 2015 se caractérise par une qualification particulièrement forte de ses visiteurs, composés majoritairement de décideurs, directeurs et responsables de stations, responsables de services des pistes et élus de communes de montagne.

Franck Lombard et Hervé Gaymard sont allés à la rencontre des exposants et des visiteurs de cette 3e édition.
Franck Lombard et Hervé Gaymard sont allés à la rencontre des exposants et des visiteurs de cette 3e édition.

 

Un format efficace

Ainsi, les exposants ont souligné la pertinence d’un rendez-vous pragmatique – « à mi-chemin entre salon et workshop » et « économiquement très satisfaisant » – et d’excellentes prises de contact. Beaucoup ont salué « l’excellente qualité des visiteurs » ; ils ont pu échanger avec leurs clients, créer ou renforcer des liens commerciaux existants, et anticiper la saison prochaine dans une ambiance à la fois business et conviviale.
Côté visiteurs, le son de cloche est identique lorsqu’ils évoquent les points forts d’Alpipro : « le format du salon, compact, efficace et adapté aux besoins », « la qualité de l’offre », « la dimension humaine favorisant la disponibilité des exposants et les échanges dans de bonnes conditions ». Le salon s’est ainsi avéré une excellente occasion « d’affiner et de finaliser les choix d’investissements pour les saisons à venir ».
En parallèle du salon, les 3èmes Assises Nationales de l’Aménagement et de l’Economie Durables en montagne, présidées par l’Association Nationale des Maires de Stations de Montagne et Domaines Skiables de France, ont mobilisé 310 participants (élus de montagne, nationaux, régionaux et locaux, exploitants de stations, etc...) autour du thème très fédérateur de « La transition énergétique des stations de ski ».
Avec ce cru 2015, Alpipro confirme son positionnement : une excellente occasion pour tous les professionnels, gestionnaires de l’économie touristique en montagne, exploitants de stations, prescripteurs et fournisseurs de faire un bilan et de préparer les investissements de la saison prochaine. Alpipro et les Assises s’affirment progressivement comme des rendez-vous incontournables et fédérateurs de l’économie de la montagne.

L’inauguration officielle par Michel Dantin, maire de Chambéry, Hervé Gaymard, président du Conseil général, Didier Bic, président de l’Afmont, René Chevalier, président de la CCI de Savoie, et Xavier Dullin, président de Chambéry Métropole.
L’inauguration officielle par Michel Dantin, maire de Chambéry, Hervé Gaymard, président du Conseil général, Didier Bic, président de l’Afmont, René Chevalier, président de la CCI de Savoie, et Xavier Dullin, président de Chambéry Métropole.

 

 

Des Assises engagées dans la transition énergétique

Olivier Gillet (Ademe Rhône-Alpes), Julia Tureaud (Bureau Veritas Certification Rhône-Alpes), Axel Ferret (EDF Pôle Montagne), Alexandre Bouet (Val d’Isère), Bruno Gastinne (MSSA, MEDEF Savoie), France Arvois (journaliste) et Alexandre Maulin (Les Sybelles, Maulin Montagne Participations).
Olivier Gillet (Ademe Rhône-Alpes), Julia Tureaud (Bureau Veritas Certification Rhône-Alpes), Axel Ferret (EDF Pôle Montagne), Alexandre Bouet (Val d’Isère), Bruno Gastinne (MSSA, MEDEF Savoie), France Arvois (journaliste) et Alexandre Maulin (Les Sybelles, Maulin Montagne Participations).

 

En parallèle du salon, les 3èmes Assises Nationales de l’Aménagement et de l’Economie Durables en montagne, présidées par l’Association Nationale des Maires et des Stations de Montagne (ANMSM) et Domaines Skiables de France (DSF), ont mobilisé 310 participants, élus, exploitants et acteurs de la montagne. Au-delà d’un état des lieux, ces Assises avaient pour objectif de dégager les enjeux de développement pour préparer la montagne de demain, avec pour thème la transition énergétique.

Pendant deux jours, des exemples de la transition énergétique des stations de ski et des domaines skiables ou encore de la mobilité électrique, ont été passés en revue, autant de sujets à débattre pour les participants. Parmi les nombreuses personnalités à introduire ces Assises : Michel Dantin, maire de Chambéry, Pierre Lestas, président de DSF, Catherine Jullien-Brèches, administratrice de l’ANMSM, Claude Comet, conseillère Tourisme et Montagne de la Région Rhône-Alpes, Nadine Mordant, commissaire à l’aménagement des Alpes et Marie-Noël Battistel, députée de l’Isère et secrétaire générale de l’Association Nationale des Élus de Montagne. « C’est une nécessité de répondre à l’urgence environnementale, en investissant pour l’avenir de notre planète. Il y a aussi un devoir de satisfaction de la clientèle qui recherche un tourisme vert et responsable. La véritable question est : combien cela nous coûterait-il de ne rien faire ? » a demandé la députée. Les idées ont fusé au cours des différentes tables-rondes organisées. Passons en revue quelques exemples qui fonctionnent…

 

Chirstian Reverbel (L’Alpe d’Huez), Alain Barbier (Morzine), Bernard Ducati (Valberg) et Pierre Vollaire (Les Orres).
Chirstian Reverbel (L’Alpe d’Huez), Alain Barbier (Morzine), Bernard Ducati (Valberg) et Pierre Vollaire (Les Orres).

 

 

L’efficience énergétique des destinations de sports d’hiver

« On compte 12 territoires à énergie positive en Rhône-Alpes, affirme Nordine Boudjelida, directeur Rhône-Alpes de l’Ademe. L’objectif, c’est de multiplier les projets, et d’impliquer les acteurs et les citoyens dans la transition énergétique pour arriver à des stations de montagne à énergie positive en 2050 », poursuit-il.

 

De l’énergie photovoltaïque

En s’inspirant du Palais des Sports de Megève, la mairie de Saint-Gervais, a fait installer des panneaux solaires sur une partie du toit de la patinoire de la station en 2010. Pour un coût de 4 000 € par an, l’installation photovoltaïque appartiendra à la commune au bout de 25 années et produit 150 000 kWh par an. 12 % d’économies en électricité sont ainsi réalisés chaque année.

 

Les chaufferies bois

Le futur centre aquatique de Courchevel est quant à lui en construction. L’énergie nécessaire sera assurée à hauteur de 1 120 kW par une chaufferie bois et 700 kW par des pompes à chaleur. Cela induit une très faible sollicitation du réseau électrique en période de pointe mais une forte implication dans le développement de la filière bois départementale et locale.

 

En passant par l’hydroélectricité

C’est pour éviter de descendre ses eaux usées en vallée pour leur traitement que la station de Valloire a investi dans son propre système. Depuis 2008, c’est une microcentrale hydroélectrique qui assure la distribution d’électricité à la station. Pour une durée de vie de 100 ans, elle produit 100 000 kWh par an, soit 25 % de la consommation annuelle pour l’éclairage public de Valloire.

 

Du vert dans l’immobilier !

Affiniski, filiale de la S3V, propose une solution clés en mains pour la rénovation des biens immobiliers établis sur son périmètre. Elle a réhabilité environ 40 appartements en 2014 et aurait reçu presque autant de dossiers en avril cette année. Les locations touristiques de la S3V affichent désormais un taux de remplissage de 83 %. La Plagne Rénov’ propose également une solution clés en main dans les stations de Paradiski.

 

Et l’éclairage public ?

Annick Cressens, maire d’Arêches-Beaufort, a exposé comment elle compte réaliser 30 % d’économies sur la facture électrique du parc d’éclairage public de la commune. En 2013, elle a demandé un diagnostic des armoires électriques auprès d’EDF, qui a réalisé un plan de réfection du parc de candélabres dont une partie a été changée et sur lequel des variateurs ont été installés.

 

Efficience énergétique des domaines skiables

3 postes énergivores : neige, pistes et remontées mécaniques
Aux Sybelles, la vitesse des remontées mécaniques est adaptée à la fréquentation des usagers. Idem aux Orres où leur vitesse a été diminué d’1 km/h et où la neige est produite aux heures creuses. Ces stations, entre autres, pratiquent également la formation à l’éco-conduite pour le damage des pistes. Ces mesures représenteraient une économie de 25 % du coût de l’énergie en trois ans. À l’Alpe d’Huez, les dameuses équipées du système Snowsat permettent d’économiser 8 % d’heures de damage et de gasoil et 15 % de production de neige par an.

 

Financement - Accompagnement

Côté institutions, l’Ademe propose, entre de nombreuses aides, une opération collective dans la démarche de certification ISO 50 001, il suffit de s’y inscrire. « Entre autres, six stations pyrénéennes et la S3V sont déjà engagées dans cette voie », a précisé Olivier Gilet, référent tourisme à l’Ademe Rhône-Alpes.
Plusieurs sociétés proposent également leurs services. EDF Collectivités et Domaines Skiables de France ont élaboré une Charte de bonnes pratiques pour le management énergétique des domaines skiables. « 2 500€ par gare par hiver peuvent être économisés, beaucoup d’électricité est gâchée », a expliqué Axel Ferret, ingénieur commercial Pôle Montagne d’EDF Collectivités.
Par ailleurs, H2E Conseils, société de conseil en efficacité énergétique, a suivi la Société des Téléphériques de Val d’Isère dans son obtention de la certification ISO 50 001. Des variateurs ont été installés dans l’usine à neige. L’objectif ? Réduire de 15 % sa consommation d’énergie sur 3 ans, soit 7 millions de kWh. Un investissement de plus de 900 000 E financé à 80 % par les Certificats d’Economie d’Energie.

 

Transport électrique et hybride en montagne

Quelques stations pionnières accueillent déjà des bornes de recharge et des voitures électriques biplaces Twizy de Keymoov : l’Alpe d’Huez, Valberg, Tignes et Serre-Chevalier. Equipées de pneus neige et d’un casier permettant le transport des skis, vélos ou courses, elles disposent d’environ 60 km d’autonomie. Le service I-Moov couvre le périmètre des stations et une application smartphone permet de les géolocaliser et de les réserver en temps réel. Même par -20°C, les voitures électriques fonctionnent et la durée de vie des batteries atteint 12 à 15 ans, permettant un investissement rentable. Quant à l’hybride, il fait son entrée avec le Trophée Andros.

 

La smart station : c’est quoi ?

Réunis autour du Cluster Montagne et de l’Institut National de Recherche en Sciences et Technologies pour l’environnement et l’agriculture, l’ensemble des acteurs de la montagne unissent leurs expertises pour déployer un projet novateur : Smart Station 5.0. Ce projet structurant sur la période 2015-2020 vise à accompagner les collectivités, les exploitants et les investisseurs à contribuer à la mutation des modèles économiques et d’organisation de la montagne française. L’objectif général est de développer des projets communs entre les stations de montagne, les entreprises et les laboratoires de recherche, pour stimuler l’innovation et l’entreprenariat appliqués à la « station intelligente ». Une station qui sera connectée à son environnement, à ses habitants, à ses acteurs socioprofessionnels, à ses clients, comme à son territoire.
« Il faut associer les vallées aux stations et retenir les travailleurs pour retrouver des familles et des enfants dans nos stations » a ajouté Jean-Pierre Rougeaux, maire de Valloire et vice-président de la commission développement durable de l’ANMSM. Pierre Lestas a conclu les Assises sur un message très positif donné aux élus et acteurs des domaines skiables : « en 15 ans, on a divisé par 2 ou 3 la production de neige de culture. Les fournisseurs innovent sans cesse, il y a beaucoup de volonté à être attentifs à l’environnement de la part des acteurs, je suis optimiste ! »

 

Nadine Mordant (Datar Alpes), France Arvois (journaliste) et Jean-Pierre Rougeaux (Valloire, ANMSM).
Nadine Mordant (Datar Alpes), France Arvois (journaliste) et Jean-Pierre Rougeaux (Valloire, ANMSM).

 

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