Enquête investissements des domaines skiables 2012

Mercredi 30 Janvier 2013

306 millions d’euros … Certes le chiffre des investissements 2012 est à la hausse. Pour autant, cette légère croissance ne doit pas masquer une certaine stagnation de l’évolution de nos domaines skiables. A ce titre, deux ratios méritent d’être relevés : le rapport investissements / recettes des domaines skiables, au plus bas depuis plus de 10 ans (25%), et la forte chute du poste de la neige de culture, -40% ! Si les intentions d’investissements exprimées par les décideurs pour cette année sont positives, souhaitons la meilleure des saisons aux opérateurs de tous les massifs pour que 2013 brise la tendance morose de ces dernières années. L’ensemble  de la rédaction de Montagne Leaders adresse ses plus sincères remerciements aux opérateurs de domaines skiables, à leurs municipalités et aux fournisseurs pour leurs précieuses contributions.

 

Enquête investissements stations de ski 2012

Enquête complète investissements 2012 : La vigilance est de mise

> Dossier réalisé par Mickaël Frottier, Aurélie Palluel, Martin Mazza (Montagne Leaders), Emmanuelle Galiana et Jean Berthier (Atout France) - Photos Dovemed

 

Pierre Lestas, Président de Domaines skiables de FranceAlors que la saison d’hiver 2011-2012 a offert à notre pays la belle opportunité de se situer au premier rang mondial en termes de fréquentation de son domaine skiable, nous espérions un vrai rebond des investissements.
Las, avec un total de 306 M€ HT au lieu de 296 M€ l’an passé, nous sommes loin du compte.
Pourtant on ne peut pas dire que la crise ait vraiment affecté notre secteur.
Pour bien prendre la mesure de ce «sous-investissement», il faut avoir en tête le nombre de 35 appareils de remontées mécaniques construits cette année et celui de 3 600 qui est le nombre total de remontées mécaniques en France. 35 nouveaux appareils au lieu de 53 par an sur la dernière décennie.
L’on voit bien alors que le renouvellement de notre parc est très insuffisant et l’on comprend mieux pourquoi son ancienneté est d’environ 20 ans.
En bonne logique, la France dont le parc est le plus important dans le monde, devrait se situer au premier rang en termes d’investissement.
Nous en sommes loin. Quelles en sont les raisons ?
Ce que je sais d’abord c’est que la volonté d’investir ne manque pas et que l’objectif premier de nos entreprises, petites, moyennes et grandes, n’est pas de faire des profits à court terme. Mais de faire des profits pour investir.
J’ajoute aussi que notre analyse des causes ne doit pas, à mon avis, se focaliser sur les prix des appareils.
Tout simplement parce qu’ils sont élevés partout y compris dans les pays où le taux d’investissement est supérieur au nôtre.
Il n’en demeure pas moins que ces prix n’encouragent pas à investir.
Les causes de ce «sous-investissement» sont nombreuses.
En premier lieu, elles sont à rechercher dans les démarches administratives de plus en plus complexes et assommantes qui conduisent à retarder les projets et, parfois, à les abandonner.
C’est ainsi que la réforme des études, associée à celle des enquêtes publiques s’apparente, osons le dire, à un enfer, notamment, et c’est un comble, dans le cas des plus petits projets.
Ensuite, ne soyons pas étonnés que le droit des délégations de service public avec la remise en cause, jusqu’à présent, par les préfectures des indemnisations prévues dans certains contrats ont conduit les exploitants à s’interroger avant d’investir.
Par ailleurs, nous payons très cher, aujourd’hui, les modalités de mise en œuvre du calendrier scolaire depuis 2009, avec au bout du compte une chute vertigineuse de fréquentation en avril et avec au final une baisse de 30 à 40% de nos résultats.
Chacun sait enfin que nous sommes confrontés depuis 10 ans à une augmentation des charges très supérieure à celle des recettes.
Or, pour retrouver le chemin de la croissance, notre pays a besoin d’investir, a fortiori dans le contexte actuel. Les sphères politiques et publiques, doivent le comprendre et devraient tout mettre en œuvre pour lever tous ces freins.

> Pierre Lestas,
Président de Domaines skiables de France

 

Evolution des recettes brutes des domaines skiables  de 1990 à 2012Issue d’un partenariat entre Montagne Leaders, Atout France et Domaines Skiables de France, l’enquête investissements présente le panorama des investissements réalisés sur les domaines skiables français par catégorie et par massif. Comme chaque année, un large panel d’opérateurs (gestionnaires de domaines skiables, communes support de stations, mais aussi constructeurs et maitres d’œuvre) a accepté de décrire les investissements engagés depuis leur dernière saison de ski.

 

Evolution de l’investissement comparé aux recettes des remontées mécaniques

306,3 millions d’euros HT, c’est le montant global enregistré en 2012, sur les différents domaines skiables des stations françaises. Bien qu’en légère hausse par rapport à la saison précédente (+1,5%), 2012 confirme davantage une stagnation de l’investissement que la reprise espérée la saison dernière.
Les années fastes du milieu des années 2000, témoins de la volonté (et nécessité) de moderniser son parc et de diversifier son offre semblent aujourd’hui fortement freinées :  Evolution de l’investissement comparé aux recettes des remontées mécaniques

  • L’investissement 2012 reste encore 13% inférieur à la moyenne de 10 années précédentes (moyenne décennale : 353 M Euros constants, valeur 2012)
  • Le ratio investissements / recettes générées par les remontées mécaniques l’année précédente perd 2 points par rapport à 2011, passant de 27% à 25%. Il constitue le ratio le plus bas enregistré ces 10 dernières années, ramenant l’effort d’investissement des domaines skiables français au niveau observé fin des années 90. Le niveau d’investissement est, cette saison, d’autant plus faible que les recettes avaient, pour leur part, progressé de 6% entre 2010-2011 et 2011-2012.

Au total, le montant consacré aux RM progresse de 9% dans un contexte de stagnation globale

 

EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS PAR MASSIF

Les Alpes du Nord concentrent les deux tiers des investissements nationaux et maintiennent un niveau d’investissement élevé. En Haute-Savoie, l’investissement est +37 % plus élevé que celui réalisé en moyenne ces 5 dernières années, porté par le nouveau téléphérique reliant Morzine à Avoriaz (plus important investissement de la saison), les opérations de La Clusaz, Flaine et Samoëns.

  • La Savoie n’est pas en reste et se distingue par des investissements 18% supérieurs à la moyenne quinquennale du massif, du fait d’une reprise de l’investissement des grandes stations (Courchevel, Méribel, les Ménuires, la Plagne…). En Isère, en léger recul par rapport à la moyenne quinquennale, 90% de l’investissement est porté par les remontée mécanique neuve des deux stations les plus grandes (L’Alpe d’Huez et Les 2 Alpes), signe de la difficulté des plus petites à renouveler leur parc.
  •  Sur le massif pyrénéen, 2012 est une année sans gros projet ni remontées mécaniques neuves et, de fait, accuse un niveau d’investissement 50 % inférieur à la moyenne constatée sur le massif ces 5 dernières années.
  • Le niveau de l’investissement 2012 est en retrait sur les Alpes du Sud. Avec 43 M€, il s’agit du niveau le plus bas de ces 5 dernières années.
  • Les Vosges et le Jura affichent un niveau équivalent à la moyenne observée sur leur massif. Toutefois, leurs investissements restent limités (concentrés sur des modifications de remontées mécaniques, du damage, des équipements de neige de culture) et sont confortés par des opérations immobilières (bâtiments divers).
  • Sur le Massif Central, si l’écart à la moyenne constaté reste relatif, compte tenu d’une année 2008 très atypique, l’investissement 2012 reste très faible (3,5 M€, soit 2,8 fois moins qu’en 2010).

EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS PAR MASSIF 2012L’année 2012 pose la question de la capacité de renouvellement du parc de remontées mécaniques sur certains massifs. En effet, si on les regarde plus en détail, les niveaux d’investissements par massif mettent en avant le rôle moteur des remontées mécaniques neuves. Or, ces investissements, qui pourtant pèsent pour 49 % du montant total, ne concernent que 19 % des domaines étudiés. Si tous sont conscients de la nécessité d’investir pour garantir le maintien de l’activité, se diversifier et conserver son attractivité, les domaines français semblent peiner à dégager les fonds nécessaires au renouvellement, se concentrant sur l’entretien de leur parc pourtant vieillissant.

Toutefois, les perspectives sont positives. Interrogés sur leurs intentions 2013, seuls 29 % des opérateurs envisagent un niveau d’investissement inférieur à celui de cette saison, quand 40% estiment qu’il sera supérieur.

Comparaison investissements

 

 

Remontées mécaniques neuves

Un bilan positif à modérer

Remontées mécaniques neuves

Remontées mécaniques, constructions nouvelles : 150 239 075€Année contrastée pour le poste phare des investissements sur les domaines skiables. Avec 72 installations nouvelles, le nombre est en chute par rapport à 2011 (85) et retrouve le niveau atteint en 2010 (71)*. Des installations moins nombreuses donc mais un montant total à la hausse, avec 150 M€ contre 144 M€ l’an dernier. Ce chiffre s’inscrit dans la moyenne des investissements pour ce poste sur les dix dernières années.
Si l’installation de plusieurs tapis sans mention des coûts n’a pas pu permettre de grossir le montant de ce poste, le total se trouve fortement marqué cette année par deux réalisations majeures : le 3S Prodains Express à Avoriaz et la télécabine de Plattières à Méribel.
A noter le contingent croissant des appareils «dits neufs» : cette année ce sont 4 installations qui ont subi d’importantes modifications pour retrouver une seconde jeunesse et intégrer le tableau des installations nouvelles.

Enquete investissemnts remontees mécaniques neuves 2012

 

Remontées mécaniques, Modification, entretien, grandes visites

Un intérêt croissant...

Remontées mécaniques, Modification, entretien, grandes visites

Enquête investissements 2012 Modification, entretien, grandes visites Avec près de 22% d’augmentation par rapport à l’année précédente, ce poste d’investissements (33,4 M€) retrouve toute l’attention des opérateurs de domaines skiables. Sur la décennie, seule l’année 2005 avait connu un montant plus élevé.

Dans un contexte de rationalisation du nombre d’appareils, ce chiffre symbolise bien le souci des dirigeants d’optimiser l’état et la sécurité de leur parc de remontées mécaniques dans le respect des règlements en vigueur.

Les opérateurs de domaines skiables et leurs différents prestataires redoublent d’ingéniosité pour prolonger et optimiser la durée de vie de leurs anciens appareils.

 

 

Damage

Régularité

damage

Enquête investissemnt damage 2012A l’image de ses engins, le damage reste un souci constant et régulier sur les domaines skiables français. Avec près de 31 M€ le montant s’inscrit dans la droite ligne de la moyenne sur la décennie écoulée.

Cette année, les départements de tous les massifs se sont dotés d’engins de damage. Dameuses neuves ou d’occasion, standard, park, treuil ou nordique, les décideurs ont à l’esprit le travail de leurs pistes, un moyen pour les opérateurs d’agir tant sur la qualité de leur domaine skiable que sur la sécurité de leur clientèle de pratiquants.

 

 

Travaux de pistes

2012 : année anecdotique ?

Travaux de pistes

Enquête investissemnts 2012 travaux des pistes des domaines skiablesLe poste des «Travaux de pistes» est rentré dans le rang ; avec 12,45 M€, il retrouve le montant de 2010 (12,51 M€) et fait oublier celui de l’an dernier (13,07 M€). C’est le plus faible montant de la décennie pour ce poste d’investissements.

Amélioration de la gestion des flux de skieurs, réaménagement d’embarquement et de débarquement de remontées mécaniques nouvelles, travaux après l’installation de réseau de neige de culture, ou encore optimisation de la conservation de l’enneigement, mais aussi du travail de damage… Les raisons de voir s’activer les engins de chantier sur nos domaines ne manquent pas. Alors 2012 : une année à part pour les travaux de piste ?
 

 

Neige de culture

Réelle tendance ou simple concours de circonstances ?

Neige de culture

Enquête investissements 2012 neige de culture59,45 M€ en 2011, 35,72 M€ en 2012 ! Enregistrant une chute de près de 40%, la neige de culture est sans conteste le grand perdant des investissements de la saison passée. Il faut remonter à 1997 pour retrouver des montants investis plus faibles. Alors 2012 : un accident de parcours ? Nul doute que l’enneigement reste l’une des priorités des opérateurs français. Pour autant le marché semble se réduire : si le nombre d’affaires peut paraître équivalent, c’est l’ampleur de ces affaires qui évolue à la baisse, pour des montants plus restreints.
A noter : les investissements liés aux retenues collinaires connaissent une moindre chute que celle constatée sur le matériel et process, signe du souci permanent des opérateurs à garantir leur ressource en eau.

(Certains retours d’enquête ne mentionnant pas le détail des investissements en neige de culture, le ratio de répartition par constructeur basé sur le «Matériel & Concept» n’apparaît pas cette année. Les parts de marché s’en seraient trouvées faussées.)

 

 

Billetterie

Retour à la normale

billetterie

Enquete investissements domaines skiables 2012 BilletterieSi aujourd’hui la très grande majorité des domaines skiables français se sont équipés de systèmes main-libre, comme Risoul ou le Champsaur cette année, quelques-uns n’ont pas encore franchi le pas.

Reste un marché dont il faut maintenir la qualité – remplacement de matériel ou de logiciel, supports forfaits – pour garantir la fluidité de la clientèle mais aussi le suivi statistique des flux de skieurs pour les opérateurs.

Après la forte chute de 2010 (2,67 M€), puis la forte progression de 2011 (4,27 M€), 2012 semble tendre vers une stabilisation avec quelques 4,01 M€ investis sur le marché de la billetterie.

 

 

Equipements de loisirs

Vers une stabilisation ?

Equipements de loisirs

equipements de loisirs enquete investissements domaines skiables 2012Après deux années de progression (5,71 puis 6,02 M€), les équipements de loisirs retrouvent un montant d’investissements proche de celui de 2009 avec 4,18 M€ pour cet exercice 2012. Autant de variations qui ne permettent pas de dégager une réelle tendance pour ce poste, d’autant plus que les trois-quarts de ces investissements ont été réalisés sur un seul département, la Haute-Savoie.

Aménagement de boardercross, création ou extension de snowpark, équipement VTT ou encore développement d’espaces ludiques : le loisir est devenu le maître-mot en station. Et les opérateurs ne ciblent plus simplement l’hiver mais bien les activités 4 saisons pour leur clientèle.

 

Divers – Véhicules

Des records !

Divers – Véhicules

Enquête investissements domaines skiables 2012 diversS’il est un poste dont on ne peut déduire de tendances sur le long terme, c’est bien celui-ci. Et 2012 ne fera pas exception : sans entrer dans le détail de la comparaison avec les exercices antérieurs, les chiffres sont parlants. Côté Véhicules, la progression est de 173% (2,13 M€).

Le volet Bâtiments explose les records avec +252% pour un total de 27,41 M€, dont une bonne partie pour la seule Haute-Savoie (avec d’importantes réalisations à Avoriaz, Chamonix et aux Gets). Les autres massifs ne sont pas en reste avec de nouveaux bâtiments à Geradmer, au Schnepfenried et aux Rousses.

Enquête investissements vehicules 2012 domaines skiables

 

 

Sécurité

Dans la moyenne

sécurité en montagne

Enque^te investissements 2012 sécuritéS’il est bien un secteur sur lequel on ne se permet aucune économie, c’est résolument celui de la sécurité sur les domaines skiables. Ce constat peut expliquer l’écart ténu entre le montant investi en 2012, 4,09 M€, et celui de la moyenne de ces 5 dernières années (4,44 M€).

Des investissements qui se répartissent en deux principaux objectifs : la garantie de l’ouverture des domaines skiables avec les différentes solutions de déclenchement préventif d’avalanche, mais aussi le souci de la glisse en toute sécurité pour la clientèle de skieurs avec l’installation de filets, matelas, etc.

 

 

Signalétique

Le souci de l’information

Signalétique

Enquête investissements signalétique 2012 domaines skiablesAccueil de la clientèle, plan des domaines skiables, directionnels de pistes, affichage dynamique à l’aide d’écran plasma ou 3D, portique de remontées mécaniques… Tout est fait pour simplifier la journée de skis des clients et leur parcours sur les domaines skiables. De leur confort dépend aussi la qualité de leur séjour. Pour autant les opérateurs n’ont pas massivement investi sur ce poste : 1,74 M€. Pour rappel, les domaines français avaient investi en moyenne 2,20 M€ annuels sur la période 2007-2011.

 

 

Top 10

Sans surprise, ce sont les domaines des Alpes du Nord qui trustent ce classement du Top 10 en plaçant cinq stations de Savoie, quatre de Haute Savoie et une Iséroise.
Sur la seule année 2012, ce Top 10 présente des taux d’investissements qui en feront rêver plus d’un ; Méribel Mottaret a ainsi investi à hauteur de 122% de son chiffre d’affaires, Valloire 87% et Avoriaz 79%.

Et les autres ne sont pas en reste : ils dépassent pour la plupart le taux moyen de 2012 qui s’est établi à 25% (le plus faible de la décennie).
En s’intéressant à la période 2008-2012, on observe que les taux d’investissements de ces domaines du Top 10 rentrent dans le rang. Trois domaines parviennent à maintenir un taux d’investissements intéressant sur la période : Méribel Mottaret et le Grand Massif dépassent les 32%, Valloire affiche 26%. Des taux remarquables puisqu’ils représentent une période de 5 ans.

Top 10 des investissements des domaines skiables de 2002 à 2012 en Millions d’Euros

Top 10 : Montants cumulés des investissements et chiffre d’affaires de 2008 à 2012 en Millions d’E

 

 

Alain Blas

Directeur général de la SERMA - Avoriaz

Alain BlasPour Avoriaz, 2012 est une années marquée par un investissement atypique, le 3S Prodains Express ; on ne construit pas ce type d’installation tous les ans ! C’est un appareil qui doit révolutionner l’offre ski d’Avoriaz, il permettra de renforcer la liaison entre Les Prodains et Avoriaz en attendant l’arrivée d’un tronçon reliant Les Prodains et Morzine. On en attend donc beaucoup, notamment pour créer une offre de ski propre sous l’appareil.
Les investissements concernaient également la neige de culture, et plus particulièrement la première phase de notre retenue collinaire, un aménagement qui doit permettre l’autonomie en eau d’Avoriaz. Elle doit être opérationnelle pour novembre 2013. Plus généralement, cet exercice peut être un exemple pour la destination montagne en France ; ces investissements accompagnent le développement d’Avoriaz : l’installation de Pierre & Vacances, l’offre après-ski de l’Aquariaz ou encore les aménagements de la commune de Morzine pour les logements sociaux ou les nouveaux locaux des services techniques.
Cet exercice 2012 conséquent ne signe pas l’arrêt des investissements sur le domaine d’Avoriaz puisque 25 M€ sont prévus jusqu’en 2022 sur la commune de Morzine. Des discussions sont en cours actuellement pour prolonger la concession sur la commune de Montriond avec des objectifs d’investissements portant sur 30 M€ sur les 10 ans à venir, soit 55 M€ sur la période.

 

 

Claude Faure

Président de la S3V

Claude FaureLa nouvelle politique d’investissement de S3V est une conséquence directe de la rénovation du schéma des relations contractuelles avec nos concédants. Elle repose sur une idée simple : «Vous nous donnez plus de temps pour gérer et on modernise plus vite notre domaine».
Investir avec vigueur sur les domaines skiables revient à conforter les initiatives des autres opérateurs des stations, publics et privés. En accélérant ses investissements, la S3V aiguise «l’activité-ski» sur Méribel-Mottaret et Courchevel-La Tania et demeure au premier rang des leaders.
L’investissement est le carburant de la compétitivité et le meilleur soutien de l’emploi.
Ces investissements sont aussi le signe d’une confiance dans l’avenir. Confiance dans l’économie des sports d’hiver, si le volontarisme reste de règle. Confiance également dans nos partenaires, nos concédants et bien sûr notre personnel, car gérer un domaine skiable au jour le jour c’est d’abord démontrer une constante compétence professionnelle, une efficacité dans le moindre détail !
Enfin, comment ne pas souligner que la politique d’investissement de la S3V est corrélée aux décisions d’aménagement communal et au développement des pôles à urbaniser dans chacune des stations : l’interface «lits-remontées» est une considération essentielle.
 

 

Mathieu Dechavanne

Pdg de la Compagnie du Mont Blanc

Mathieu DechavanneLe montant investi est assez proche de notre capacité d’autofinancement. Il comprend des investissements pour des grands projets (Aiguille du Midi, rénovation de la voie du Montenvers) ainsi que d’autres liés aux domaines skiables dont une quote part de financement des biens de retour aux Houches.
Si le groupe CMB consolide les chiffres des domaines de Chamonix et des Houches, chaque domaine est en soi une délégation de services public indépendante avec ses propres modalités d’investissements.
Je ne peux présager du futur, compte tenu du lancement d’un appel d’offres pour les DSP de Chamonix, mais si nous sommes retenus, nous devrions investir des sommes assez conséquentes dans les premières années du contrat.
L’accueil de la clientèle est une priorité. Le but est de réaliser des investissements en vue d’améliorer l’aspect qualitatif des sites d’excursions (scénographie sur l’Aiguille du Midi).
En ce qui concerne les domaines skiables, un des objectifs de la résiliation à l’amiable des DSP de Chamonix est de relancer un nouveau contrat permettant au futur délégataire d’investir rapidement en vue de rénover certains appareils afin d’améliorer la qualité de service.

 

 

Didier Bobillier

Directeur général de Deux Alpes Loisirs

Didier BobillierDeux-Alpes Loisirs, avec un investissement conséquent en 2012, affirme sa volonté d’asseoir l’attractivité du territoire bisalpin et affiche sa foi en l’avenir. Comment douter ?! Notre station possède de beaux atouts sur lesquels s’appuyer. En tout premier lieu, son offre ski, qui s’étend de 1 300 jusqu’à 3 600m avec une orientation majoritairement nord des pentes, qui procure une qualité de neige incomparable pendant toute la saison d’hiver. Cette configuration avec une garantie neige très élevée, permet à DAL d’avoir une amplitude d’exploitation remarquable (du 1er décembre à fin avril et du 15 juin au 30 aout en été). L’aménagement géographique de la station, avec son «strip» et ses commerces, crée une ambiance vivante que beaucoup nous envient. La fréquentation est cependant en baisse constante depuis 10 ans. Dans ce contexte, c’est notre rôle de montrer la voie du changement et de donner un élan à l’ensemble du tissu économique local. Les investissements réalisés, utiles au confort et à la satisfaction des clients, ne doivent pas occulter que les véritables enjeux de la station se situent hors du domaine skiable. La fréquentation de notre site dépendra demain de la qualité de l’ensemble des prestations que nous serons capables de proposer à nos clients, hébergement en tête. Chacun prend conscience de cette nécessité et nous devons garder le cap avec toute l’énergie, la détermination et l’optimiste qui nous caractérisent.

 

 

 

Méthodologie

Devenue au fil des années un moment très attendu par nos lecteurs, professionnels ou non, la désormais traditionnelle «Enquête Investissements» a pour objectif de présenter les différents types d’investissements réalisés par les opérateurs des domaines skiables français ainsi que par les communes supports de ces domaines.
Panel > Pour cette 24e édition, nous avons adressé, en partenariat avec ATOUT France et Domaines Skiables de France, un seul et même questionnaire à l’attention de 73 constructeurs, 23 bureaux d’études, 205 exploitants de remontées mécaniques et communes.
Réponses > Après plusieurs relances, le total des répondants s’élève à 25 constructeurs ou entreprises, ainsi que 3 bureaux d’études, 11 communes et 188 exploitants que nous remercions tous pour leur collaboration. Ce bilan d’investissements a pu être réalisé en croisant les données collectées via ces différentes sources. Pour certains postes, un travail de réflexion a été mené avec les constructeurs afin d’harmoniser les chiffres indiqués par les exploitants et par eux-mêmes.
Nous tenons également à remercier le STRMTG pour nous avoir communiqué ses données concernant les remontées mécaniques neuves.
Saisie > Ce travail de saisie et de compilation des données et montants des travaux est extrêmement long et fastidieux. Il est probable que malgré nos multiples vérifications, nous ayons laissé passer quelques erreurs, ce dont nous nous excusons par avance ; le cas échéant nous corrigerions ces erreurs dans un prochain numéro.
Pour la troisième année, nous avons scindé le poste « Divers » en deux : un nouveau poste «Divers» comprenant les bâtiments, voiries et autres ainsi qu’un poste «Véhicules» comprenant motoneiges, quads et autres.
Avec la volonté de faire apparaître des périmètres de domaines skiables très proches, le montant de leurs recettes brutes est issu du panel total de notre enquête Top 100 (n°233).
Information > Nous sommes conscients que certains chiffres ne sont pas forcément l’exact reflet de la réalité, mais qu’ils correspondent aux montants qui nous ont été communiqués, et nous n’en sommes pas responsables. Malgré tout, nous nous sommes toujours efforcés de contrôler la cohérence des données afin d’éviter trop d’écarts. Nous ne pouvons par conséquent pas garantir l’exactitude de nos chiffres qui, comme les années précédentes, ont surtout pour objectif de permettre la comparaison des secteurs, la part d’investissements de chaque station et de chaque massif ainsi que l’évolution dans le temps.
Mode de calcul > Enfin, nous travaillons toujours en euros courants et ne répercutons ni les augmentations de prix, ni l’inflation.

 

 

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