Enquête investissements des domaines skiables 2013

Lundi 24 Mars 2014

La saison 2012/2013 a profité d’un enneigement précoce, puis régulier tout au long de la saison, sur l’ensemble des massifs français. Les chutes de neige ont parfois été exceptionnelles (Pyrénées centrales, Isola 2000…), les conditions météo s’avérant globalement satisfaisantes, notamment durant les vacances de février. Résultat : une fréquentation touristique et des recettes en hausse (respectivement +4,4% et +7,8%) et le maintien de la France à la première place des destinations mondiales du ski.

Enquête investissements domaines skiables 2013

Enquête complète investissements 2013 : Une tendance qui perdure…

> Dossier réalisé par Mickaël Frottier, Aurélie Palluel, Martin Mazza (Montagne Leaders), Emmanuelle Galiana et Jean Berthier (Atout France), Laurent Reynaud (DSF) - Photos Dovemed

 

Pierre Lestas, Président de Domaines skiables de FranceInutile de tourner autour du pot : notre parc de remontées mécaniques a encore vieilli d’un an depuis 2008 par les téléportés et de trois ans depuis 2009 pour les téleskis.
L’année 2013 est certes marquée par une légère augmentation des investissements et par un plus grand nombre de constructions de téleskis, mais cela ne saurait inverser cette tendance observée depuis 2008-2009 et dont les causes sont multiples et connues.
D’abord il y a le peu de cas qui est fait des conséquences du calendrier scolaire sur notre économie.
Nous avons beau expliquer qu’il a entraîné une chute de 30 % de nos marges et que cette baisse a un impact sur l’investissement, rien n’y fait.
Comment voulez-vous, dans ces conditions, que nous redressions définitivement la barre ?
D’autant que, dans un même temps, la réglementation s’est encore durcie. Et, en particulier, celle des études d’impact, dont les procédures deviennent par trop lourdes et complexes au point que nous devions, désormais, faire appel à de vrais experts en biologie et en écologie et utiliser des moyens de plus en plus sophistiqués : détecteurs hétérodynes et « expansion de temps », sonagrammes…
Il est grand temps de simplifier ces procédures administratives qui rendent de plus en plus difficile la mise en œuvre de nos projets, voire nous découragent.
Ainsi, pourquoi ne pas nous dispenser de ce fardeau des études d’impact (et de leur coût) en cas de remplacement d’un appareil de remontée mécaniques par un autre, de même type ?
Voilà une mesure qui nous permettrait assurément de passer plus de temps sur nos chantiers qu’à rédiger des papiers.
Et, il s’agirait là, pour nos entreprises, d’un véritable et utile pas en avant conforme aux vœux du Président de la République de simplifier la vie de nos entreprises, et, plus encore, ce serait là la marque de confiance d’un État efficace.

> Pierre Lestas,
Président de Domaines skiables de France

 

InvestissementsTravaux en montagneCe bilan très positif souligne la forte résistance du secteur dans un contexte économique difficile, et est également lié aux politiques marketing et d’investissements menées sur les domaines skiables. Améliorer son offre, la moderniser, adapter son produit, est le moteur de l’attractivité des stations. Après une excellente saison, la dynamique d’investissements a-t-elle suivi ?

Comme chaque année, Montagne Leaders, Atout France et Domaines Skiables de France proposent le bilan annuel des investissements réalisés dans les domaines skiables (Cf. méthodologie en fin d'article).
Cette année encore, l’ensemble de la profession, sans qui ce travail ne serait possible, a joué le jeu, que ce soit les opérateurs bien sûr, les fournisseurs ou entreprises dédiés à la montagne, ainsi que les collectivités. Cette enquête permet de suivre l’effort global d’investissement des stations, mais aussi d’en apprécier les variations annuelles suivant les postes de dépenses.

 

Une dynamique d’évolution inférieure à la hausse des recettes

Les domaines skiables français ont investi en 2013, 309 millions d’euros. La timide  progression, entamée en 2011, se poursuit : +1,1% par rapport à 2012. Le niveau d’investissements tend à se rapprocher lentement des montants d’avant-crise. Toutefois, le montant 2013 reste nettement inférieur à la moyenne observée sur les dix années précédentes (-5% en € courants et -14% en € constants).
Pourtant, la saison 2012/2013 et ses bons résultats de fréquentation, laissent supposer un effort d’investissement plus important, ou tout au moins, caler sur la progression des recettes (+8%). Au final, malgré un investissement en hausse, le ratio investissements/recettes générées par les remontées mécaniques l’année précédente continue de baisser pour atteindre 24%, ratio le plus bas enregistré depuis 1998.

 

Une prime à l’existant et aux équipements de loisirs

Les trois cinquièmes de l’investissement, soit 184 M€ sont consacrés aux remontées mécaniques. Ce niveau d’investissement a priori stable par rapport à l’année précédente, masque une baisse importante de l’investissement consacré aux remontées mécaniques neuves (-10%), au profit de travaux d’amélioration, de confort et de modernisation d’équipements existants (+46%).
En parallèle, les stations visent à réduire l’aléa climatique. En premier lieu, au travers de la neige de culture et des retenues collinaires. Avec 40 M€ d’investissements en 2013 contre une moyenne décennale de 60 M€, les stations ne sont plus dans une phase d’équipement, mais plutôt d’extension et de maintenance. En second lieu au travers du damage, toujours dans une logique de garantie glisse, la part reste soutenue : 33 M€, en hausse de 8%
par rapport à 2012. Enfin, les stations cherchant à se diversifier et misant fortement sur l’innovation, l’information et le confort, les postes signalétique et billetterie, bien que pesant faiblement sur le montant total investi, profitent d’un investissement toujours très dynamique.

Répartition géographique des investissementsLes Alpes du Nord concentrent les trois quarts des investissements recensés en 2013, un niveau d’investissements cohérent comparativement à la contribution de ce massif aux journées-skieurs. 124 M€
ont concerné les domaines savoyards, un investissement nettement supérieur à la moyenne observée ces 5 dernières années, porté par les stations de Val Thorens, de Courchevel, ou celles composant Paradiski. En Haute-Savoie, l’investissement se monte à 75M€, un montant, certes inférieur à celui de 2012, mais parmi les plus élevés jamais consacrés à ce massif. De même, avec 26 M€ investis, les stations de Drôme / Isère décrivent une dynamique d’investissements soutenue supérieure de 11% à la moyenne quinquennale.

L’investissement dans les stations des Alpes du Sud a fortement progressé (+18% par rapport à 2012), fruit des politiques mises en œuvre pour maintenir l’attractivité de ces domaines (Conseil Général des Alpes Maritimes, stations du Queyras…).

Evolution des recettes brutes des domaines skiables de 1990 à 2013En parallèle, l’investissement sur les autres massifs est très nettement inférieur au volume moyen des années antérieures, avec le risque d’être parfois insuffisant pour maintenir la capacité existante. Ainsi, 18 M€ ont été investis dans les Pyrénées, massif ne présentant par ailleurs aucun gros projet (les remontées mécaniques pèsent pour 30% du montant investi sur le massif contre 60% au niveau national, les RM neuves pour 7% !) ; 4 M€ sur les Vosges, niveau très inférieur à la moyenne quinquennale et l’investissement a été essentiellement porté par Gérardmer et la Bresse-Hohneck ;
le Massif Central a capté 3 M€, soit moitié moins que la moyenne observée ces cinq dernières années… Seul le Jura affiche une forte progression (9 M€ contre 3 M€ en moyenne) , à rattacher au lourd investissement neige réalisé par la station de Métabief, aux investissements déployés sur la commune des Rousses, mais aussi à celle du Mont Jura.

Les habitudes de glisses et attentes des clientèles impliquent de nouveaux types d’investissements, plus uniquement basés sur le ski (luge, espace loisirs, signalétique, totem, tyrolienne…). En parallèle, le coût d’investissement des remontées mécaniques s’est envolé. Au final, à l’exception des plus grandes, les stations françaises semblent éprouver des difficultés à investir fortement dans leur domaine contrairement à leurs concurrentes suisses ou autrichiennes, qui chaque année consacrent 30 à 40% du chiffre d’affaires aux investissements, soit pour 2013 respectivement autour de 324 M€ (selon Jürg Schmid, directeur de Suisse Tourisme dans Le Temps du 21/12/2013) et 415 M€ (Les Echos 6/11/2013). Si la problématique de l’échéance de fin des délégations de service public pèse fortement sur les décisions et les stratégies mises en œuvre, l’incidence de la crise (et avec elle l’inflation ou une tendance à la hausse des charges) ne peut être totalement éludée.
Construction d’installations nouvelles de 1999 à 2013

 

Remontées mécaniques neuves

134 840 402 €

Une année en trompe-l’œil

Remontées mécaniques, constructions nouvelles 2013Si l’on se fie au nombre d’appareils, le poste phare des investissements peut sembler satisfaisant : 2013 présente un nombre d’installations nouvelles supérieur à l’exercice précédent. A bien y regarder, plusieurs signes ne sont pourtant pas encourageants …
Le montant total de ces appareils neufs est en baisse de 10% par rapport à 2012. Même si l’on peut modérer cette comparaison - l’an dernier 3 appareils représentaient à eux seuls plus de 40 M€ d’investissements, (3S Prodains Express/Avoriaz, TC Plattières/Méribel-Mottaret et TC Saulire Express/Méribel Alpina) – les 134,8 M€ du poste «Remontées mécaniques neuves» sont inférieurs à la moyenne des 5 dernières années (137 M€).
Le télésiège débrayable 6 places, devenu un standard de l’aménagement des domaines skiables, voit son contingent d’installations neuves chuter : 7 en 2013 contre 13 en 2012. Le nombre de téléskis est quant à lui à la hausse : 13 téléskis l’an dernier contre 24 cette année ! A noter, 5 appareils dits «neufs», eu égard à leurs importantes modifications, un chiffre en hausse régulière.
Relevons tout de même un point positif avec la construction de 3 appareils mixtes dont le fameux Telemix des Jeux à l’Alpe d’Huez.
(Certains retours d’enquête ne mentionnant pas la part sous maitrise d’œuvre, le ratio de répartition par constructeur n’apparaît pas cette année.)

Comparaison investissements : moyenne 2008-2012 et 2013

 

Remontées mécaniques, Modification, entretien, grandes visites

48 882 687 €

Un record !

Remontées mécaniques, Modification, entretien, grandes visites

Remontées mécaniques, Modification, entretien, grandes visites 2013L’exercice 2010 avait déjà établi une marque significative avec 36,3 M€ consacrés à ce poste. En 2013, les opérateurs de domaines skiables pulvérisent ce record en investissant 48,9 M€ pour l’entretien et la maintenance de leurs appareils de remontées mécaniques. C’est une hausse de 57 % par rapport à la moyenne 2008-2012 (31,12 M€) !
La sécurité des installations et la réglementation des remontées mécaniques justifient sans nul doute cette tendance. Pour autant, un certain nombre de ces opérations trouvent également leur explication dans la volonté des opérateurs de prolonger la durée de vie de certaines installations. Une tendance économique qui s’affirme et qui vient en entretenir une autre, celle du vieillissement du parc français des remontées mécaniques.

 

Travaux de pistes

9 637 853 €

Un réel coup d’arrêt ?

Travaux des pistes

Travaux des pistesDéjà en baisse l’an dernier, l’investissement pour les travaux de pistes connaît un sérieux ralentissement avec moins de 10 M€ pour 2013 ! Il faut remonter au milieu des années 90 pour retrouver un montant d’ordre équivalent, bien loin des 25 M€ de 2005, année record des investissements (419 M€). Plus proche de nous, la comparaison avec la moyenne des 5 dernières années (17,01 M€) affiche également une baisse (-43 %).
Certes, les opérateurs proposent aujourd’hui des domaines pour le moins optimisés, grâce à des campagnes de travaux chaque saison. Restent encore quelques motifs d’intervention à l’image de la lutte contre l’érosion, l’engazonnement et la revégétalisation pour une meilleure tenue du manteau neigeux, ou encore le reprofilage pour proposer des produits de glisse en toute sécurité.

 

Damage

33 389 000 €

Une occasion manquée ?

Damage

DamagePour 2013, le nombre total d’engins de damage et le montant correspondant sont honorables. Cependant, après une saison hivernale réussie, ces chiffres peuvent paraître timides, compte tenu de l’importance qu’accordent les opérateurs à la qualité de leurs domaines ; d’autant qu’à l’image du poste des remontées mécaniques, les constructeurs proposent désormais des machines reconditionnées assimilables à des engins neufs.
Au-delà du contexte économique général qui peut inciter à la prudence, ces
33,38 M€ trouvent aussi une explication dans les stocks de machines d’occasion chez les constructeurs, qui impactent défavorablement les tarifs de reprise, et donc les décisions de renouvellement des flottes.
Point positif : le succès des engins dédiés aux snowparks, toujours plus attractifs.

 

 

Neige de culture

39 658 136 €

La baisse est avérée

Neige de culture

Enquête investissement 2013 - Neige de cultureLes 35,72 M€ de 2012 n’étaient donc pas seulement un accident de parcours ; avec près de 40 M€ cette année, le secteur de la neige de culture relève un peu la tête, et retrouve un niveau d’investissements proche de celui des années 1999-2000. A titre de comparaison, la moyenne des 5 dernières années s’établissait à 52,38 M€, celle des dix dernières années à 59,42 M€.
Certaines affaires comme la nouvelle installation de Métabief, la nouvelle retenue des Carroz d’Araches ou l’extension de Megève côté Jaillet affichent encore des montants importants. Neige de culture : Répartition par massif

La grande majorité des opérations concernent des renouvellements d’enneigeurs, des renforcements d’installations et de petites extensions, le plus souvent pour des montants peu importants.

La garantie de la ressource en eau reste toutefois un souci constant des opérateurs : la ligne relative aux retenues collinaires représente 10,3 M€, plus du quart du poste Neige de culture.
(Certains retours d’enquête ne mentionnant pas le détail des investissements en neige de culture, le ratio de répartition par constructeur basé sur le « Matériel & Concept » n’apparaît pas cette année.)

Neige de culture : évolution des investissements

 

 

Billetterie

6 016 211 €

Au-dessus de la moyenne

Billeterie

Enquête investissement 2013 : BilletterieCe n’est plus une surprise : le marché est mature et la quasi-totalité des domaines français dispose désormais d’installations main-libre. L’essentiel du marché de la billetterie concerne donc l’entretien du parc, des encodeuses aux bornes en passant par les supports forfaits. Malgré cet état de fait, le poste apparu en 1998 dans notre enquête affiche un montant relativement satisfaisant pour 2013 avec 6,01 M€, +34% par rapport à la moyenne des 5 dernières années.
Et la billetterie a encore de la ressource : entre forfaits recyclables et supports multi-produits auprès des différents prestataires de services dans les stations.

 

 

Véhicules – Divers

16 755 170 € et 1 697 487 €

Au gré des bâtiments

Véhicules - Divers

Enquête investissement : Véhicules – DiversComme ce fut le cas l’an dernier, ce poste propose des montants dont on ne peut/doit pas déduire de réelle tendance. Avec 18,45 M€, l’exercice 2013 est supérieur à la moyenne des 2008-2012 (15,33 M€). Et la comparaison s’arrêtera là tant ce poste est fluctuant.
Le volet relatif aux bâtiments est toujours aussi variable d’un exercice à l’autre, au gré de la réalisation d’infrastructures importantes ; cette année ce fut notamment le cas des centres techniques d’Aussois (1,5 M€), de Courchevel (8,2 M€) et des Arcs (6,3 M€).

 

 

Signalétique

2 368 776 €

Dans la moyenne

Signalétique

Enquête investissements Montagne Leaders 2013 : signalétiqueIl est loin le temps où la signalétique se résumait au simple balisage des pistes. Les domaines comptent bien évidemment toujours panneaux, directionnels et fléchages pour une orientation aisée de la clientèle et une circulation fluide sur les pistes. Mais la signalétique développe ses usages à destination de toutes les clientèles et pour toutes les saisons : panneaux d’information, écran pédagogique ou encore sentier d’interprétation sont installés avec des objectifs informatifs et éducatifs. Fort de toutes ces fonctions, le poste reste stable par rapport aux années antérieures (2,03 M€ en moyenne ces cinq dernières années).

 

 

Sécurité

5 179 784 €

Dépenser sans compter

Sécurité

Enquête investissements des domaines skiables 2013 - SécuritéLes opérateurs ne regardent pas à la dépense pour garantir la sécurité de leurs domaines ; ils ne calculent pas et équipent leur produit glisse dès que la nécessité se fait sentir. C’est l’une des raisons qui expliquent les variations de ce poste d’investissements d’une saison à l’autre. On pourra certes constater que 2013 affiche une progression de 30% par rapport à la moyenne 2008/2012. Ceci étant, la sécurité des usagers skieurs et la garantie de l’ouverture du domaine skiable restent des priorités bien loin de considérations statistiques.

 

 

Equipements de loisirs

11 261 068 €

Enjoy !

Equipement de loisirs

Enquête investissements des domaines skiables 2013 - Avec une croissance de 147% par rapport à la moyenne des 5 dernières années (4,55 M€), le poste des loisirs est au cœur de la préoccupation des exploitants. Si le montant global est marqué par les luges à Allos et aux Menuires, et la scénographie de Chamonix, ailleurs les loisirs sont variés. Certes les opérateurs ciblent l’amusement et les sensations de leurs clients avec des produits ludiques comme le VTT ou les tyroliennes. Mais ils cherchent également de quoi contenter toutes les clientèles ; des tables de pique-nique pour les familles aux tables d’orientation pour les contemplatifs en passant par les espaces détente pour celles et ceux venus chercher le repos ; les loisirs prennent toutes les formes.

 

 

Top 10 des investissements de 2002 à 2013 en Millions d’Euros

 

Evolution des investissements par poste sur les 5 dernières années (en kE)

 

Jean Bourcet

Directeur de la SETAM

Jean Bourcet    Directeur de la SETAMVal Thorens a toujours eu pour vocation d’être à la pointe de l’innovation et de ce qui existe en termes de domaine skiable. Pour y parvenir nous nous fixons plusieurs objectifs :

  • limiter le nombre d’appareils au sein du parc de remontées mécaniques en recherchant des performances : remontées à haut débit dont les TSD à double embarquement apportant confort, sécurité et grande capacité ;
  • garantir la fiabilité du service à notre clientèle, qui vient souvent de très loin ; nos funitels nous affranchissent de la problématique du vent, et nous travaillons aussi sur les autres appareils avec des véhicules  lestés pour afficher un très bon  rapport poids/prise au vent, une solution encore déclinée sur les appareils réalisés en 2013 : Peyron sur Orelle, Pionniers, 3 Vallées et 2 Lacs sur Val Thorens ;
  • perpétuer l’héritage de Val Thorens et de la SETAM dont l’innovation, symbolisée par le TSC (télésiège à cabines) Pionniers intégrant 4 cabines « vintage » reprenant le design de l’ancienne télécabine de Péclet ;
  • «cultiver l’étonnement de notre clientèle», la tyrolienne entre Orelle et Val Thorens, devrait y contribuer dès cet hiver.

Nous préparons l’été 2014 avec trois nouveaux projets, dont le remplacement du télésiège de La Portette, à siège lestés et qui renouera avec le double embarquement, pour fiabiliser encore un peu plus la liaison vers les faces Nord du domaine et le versant d’Orelle.

 

Jean-Christophe Hoff

Directeur de SATA Huez

Jean-Christophe Hoff   Sata HuezUne analyse des enquêtes de satisfaction du cabinet Contours des trois dernières années et les échanges avec les socio-professionnels de la station ont confirmé toute l’importance des attentes du client dans notre stratégie d’investissements. Nos prochains développements auront pour objectif de maîtriser la satisfaction client en proposant un produit irréprochable et exceptionnel, quelle que soit la typologie de clientèle et quelles que soient les conditions météorologiques.
Après une période soutenue d’investissements ces deux dernières années caractérisées par la requalification du secteur du Rif Nel et celui des Jeux, 2014 sera notamment consacrée à l’enneigement de culture de la piste mythique de Sarenne, garantissant ce produit d’exception exigé par nos visiteurs.

Le remplacement du télésiège Lièvre blanc sera également réalisé pour offrir du ski à altitude intermédiaire sans redescendre jusqu’au front de neige. Enfin, l’exercice 2015 devrait voir le remplacement du télésiège du Chalvet pour gérer au mieux une fréquentation en hausse de Sarenne. Enfin à moyen terme, nous devons anticiper la construction de nouveaux lits sur la station et accompagner son développement. Tous ces investissements visant à garantir à nos clients un produit ski confortable à la descente et performant à la montée. Ce programme d’investissements important de plus de 60 millions d’euros sur 4 ans concrétise la dynamique de l’Alpe d’Huez et sa volonté de s’affirmer comme une référence internationale de la destination ski.

 

Mathieu Dechavanne

PDG de la Compagnie du Mont Blanc

Mathieu Dechavanne PDG de la Compagnie du Mont BlancParmi tous ces investissements, il convient de préciser que certains sont conformes à l’accord qui nous lie au Conseil général, à l’instar des travaux réalisés sur le tramway du Mont Blanc (3 M€). 2013 a notamment été marqué par les opérations sur le site de l’Aiguille du Midi – les bâtiments, la scénographie mais également la finalisation du « Pas dans le vide » – la rénovation des voies du train du Montenvers, les travaux sur la benne de service de la télécabine du Mont Blanc, ou encore le remplacement des bennes du téléphérique de la Flégère. Cet exercice qui ne comporte pas de nouvel appareil de remontées mécaniques est l’occasion de saluer les équipes qui ont œuvré dans l’ombre sur tous ces projets, des réalisations pas toujours visibles par nos clients et donc suscitant peu de reconnaissance. Il en sera tout autrement dès cette année avec notre nouvelle délégation de service public qui s’étale sur 40 ans. Les investissements seront bien plus conséquents avec notamment la télécabine de Plan Joran et le télésiège Les Mélèzes aux Houches !

 

Le “Top 10”

Deux domaines skiables des Alpes du Sud – Serre-Chevalier et Pra Loup – s’immiscent dans un Top ten 2013 largement composé de stations des Alpes du Nord : quatre de Savoie, trois de Haute-Savoie et une Iséroise.
Le podium 2013 n’a rien de surprenant, on y retrouve des habitués de ce Top 10 des investisseurs : depuis 2003 c’est la sixième apparition dans le Top 10 pour Val Thorens/Orelle, la cinquième pour l’Alpe d’Huez et la septième pour Chamonix. Sur la période 2009-2013, trois domaines parviennent à maintenir un  investissement à hauteur de 30 % de leur chiffre d’affaires :
Morzine (34,11%), Flaine-Morillon-Samoëns-Sixt (33,78%) et Val Thorens/Orelle (29,96%). A noter, une statistique peu ordinaire : soutenu par le Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, Pra Loup affiche un taux d’investissements quinquennal impensable pour beaucoup, flirtant avec les 110%!
Top 10 : Montants cumulés des investissements et chiffre d’affaires de 2009 à 2013 en Millions d’E

 

Méthodologie

Devenue au fil des années un moment très attendu par nos lecteurs, professionnels ou non, la désormais traditionnelle «Enquête Investissements» a pour objectif de présenter les différents types d’investissements réalisés par les opérateurs des domaines skiables français ainsi que par les collectivités supports de ces domaines.
Panel > Pour cette édition, nous avons adressé, en partenariat avec ATOUT France et Domaines Skiables de France, un seul et même questionnaire à l’attention de 73 constructeurs, 23 bureaux d’études, 205 exploitants de remontées mécaniques et autant de collectivités.
Réponses > Après plusieurs relances, le total des répondants s’élève à 28 fournisseurs, ainsi que quatre bureaux d’études, 110 opérateurs représentant souvent plusieurs domaines skiables, ainsi que leurs collectivités ; nous les remercions tous pour leur collaboration. Ce bilan d’investissements a pu être réalisé en croisant les données collectées via ces différentes sources. Pour certains postes, un travail de réflexion a été mené avec les constructeurs afin d’harmoniser les chiffres indiqués par les exploitants et par eux-mêmes. Nous tenons également à remercier le STRMTG pour nous avoir communiqué ses données concernant les remontées mécaniques neuves, ce qui nous a permis de vérifier et d’accorder nos résultats. Pour l’indicateur relatif à l’évolution de l’investissement comparé aux recettes des remontées mécaniques, il convient de préciser que le chiffre des recettes est issu du total panel de notre enquête Top 100 2012/2013 parue dans le numéro 239.
Saisie > Ce travail de saisie et de compilation des données et montants des travaux est long et fastidieux. Il est probable que malgré nos multiples vérifications, nous ayons laissé passer quelques erreurs, ce dont nous nous excusons par avance. Comme les années précédentes, nous avons scindé le poste «Divers» : l’un comprenant les bâtiments, voiries et autres («Divers»), l’autre comprenant motoneiges, quads et autres («Véhicules»).
Information > Nous sommes conscients que certains chiffres ne sont pas forcément l’exact reflet de la réalité ; mais ils correspondent aux montants qui nous ont été communiqués, et nous n’en sommes pas responsables. Malgré tout, nous nous sommes toujours efforcés de contrôler la cohérence des données afin d’éviter trop d’écarts. Nous ne pouvons par conséquent pas garantir l’exactitude de nos chiffres qui, comme les années précédentes, ont surtout pour objectif de permettre la comparaison des différents postes, la part d’investissements de chaque domaine skiable et de chaque massif, ainsi que leur évolution dans le temps.
Mode de calcul > Enfin, nous travaillons toujours en euros courants et ne répercutons ni les augmentations de prix, ni l’inflation.

 

 

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