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Interview de Alexandre Maulin : Nouveau président de Domaines skiables de France

Dimanche 2 Décembre 2018

Quelques semaines après son élection à la tête de DSF, Alexandre Maulin fait le point sur les dossiers qu’il a à traiter. Certains sont brûlants, d’autres récurrents. Tous soulèvent des problèmes qu’il n’est pas facile de régler. Le nouveau président ne cache pas les difficultés et témoigne de sa volonté, et de celle de son équipe, de les prendre à bras le corps. Il esquisse quelques pistes de travail…

Alexandre Maulin Montagne leaders : Quelles sont les premières urgences que DSF doit affronter ?
Alexandre Maulin : Dès le lendemain de mon élection,  nous avons été confrontés au projet de loi de finances du gouvernement. Il prévoit deux mesures dramatiques pour les exploitants de domaines skiables : la suppression du GNR, le gazole non routier, pour les engins de damage et de déneigement, et la taxation des pick-up au titre de la taxe sur les véhicules de société.Xxxxxxxxx ?

Montagne leaders : Quelles seraient les conséquences pour les stations si ces mesures étaient adoptées ?
Alexandre Maulin : La suppression du GNR entraînerait une énorme augmentation des frais de fonctionnement dans les stations. Elle représenterait beaucoup plus que la marge de certains exploitants ! Et pour les autres, de toute façon, ce serait un frein à l’investissement.
Pour les pick-up, ceux qui seraient concernés représentent plus de la moitié du parc chez nos adhérents. Pour chacun de ces véhicules, si l’on ajoute le malus écologique, cela représente une augmentation de 50 000 euros sur l’ensemble de leur durée de vie. Pour préserver notre modèle économique, nous n’aurions pas d’autre alternative que d’augmenter le prix des forfaits.

Montagne leaders : Avez-vous un espoir d’obtenir un changement de la loi ou une dérogation ?
Alexandre Maulin : Nous mettons tout en œuvre pour défendre l’intérêt des exploitants et éviter cette taxation supplémentaire de nos adhérents. Nous travaillons avec les parlementaires de nos départements de montagne, mais les rapports entre les partis ont énormément changé avec la nouvelle majorité. Nous nous trouvons face à un bloc soudé derrière les décisions du président de la République et moins sensible à nos problématiques. Il n’est pas facile de trouver des voix discordantes qui pourraient porter notre parole. Mais nous redoublons d’efforts et nous ne lâcherons rien.

Montagne leaders : Pensez-vous, comme beaucoup, que les stations sont affaiblies par une absence de gouvernance claire ?
Alexandre Maulin : La gouvernance telle que l’ont connue les stations françaises a été une formidable opportunité de développement dans les années 70, 80 et 90. Mais il faut parfaire ce système pour autoriser les exploitants à être plus réactifs et plus en adéquation avec le marché français et international du ski. Si l’on nous accordait plus de souplesse, on favoriserait le développement économique du territoire, car il ne faut pas oublier qu’un euro dépensé sur les pistes génère six euros dépensés chez d’autres prestataires.

Retrouvez l'interview complête dans le Montagne Leaders N°270

 

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