Interview : Grégory Guzzo

Vendredi 26 Avril 2019

Directeur du marketing et de la performance client à la Compagnie des Alpes

Grégory Guzzo : Directeur du marketing et de la performance client à la Compagnie des AlpesMontagne Leaders : Vous quittez Val Thorens après huit années à la tête de l’OT, avez-vous une fierté et un regret ?
Grégory Guzzo : La fierté c’est celle d’avoir fait rayonner Val Thorens en lui donnant la place qu’elle méritait sur l’échiquier des stations internationales, c’était l’objectif de notre stratégie de repositionnement en 2010.
Le regret concernerait l’embellissement de la station : on aurait pu aller plus loin. Mais je sais que mon successeur Vincent Lalanne va s’y atteler. Au-delà du marketing, de la notoriété et des produits, on aurait pu aller encore plus loin sur l’urbanisme au bénéfice de l’expérience client.
Montagne Leaders : Qu’est-ce qui vous a convaincu de rejoindre le groupe Compagnie des Alpes ?
Grégory Guzzo : Pour rester au top, le métier de directeur d’OT est prenant, 24h/24, 7j/7… même si le contexte de la Vallée des Belleville était l’un des plus favorables pour travailler, il faut le reconnaître. Il y a autant d’OT que de façons de faire ; l’office est aussi le reflet de ce que la direction a la volonté d’en faire : prendre des risques, innover, fédérer, bouger les lignes, concevoir des stratégies globales et opérationnelles… Et je ne voulais pas devenir un vieux directeur d’OT qui n’aurait plus assez de motivation pour faire bouger les choses. J’avais envie de découvrir de nouvelles problématiques, de nouvelles façons de faire et de penser. J’aime apprendre, et j’aime la complexité je crois.
Je me suis arrêté sur la sollicitation de la CDA car il y a un projet humain derrière, un projet de transformation ambitieux à travers la data et le marketing. Et la problématique se multiplie par le nombre de stations concernées. C’est un challenge intellectuel et humain, stimulant au quotidien. C’est aussi dû à plusieurs personnes de la CDA que je connaissais depuis longtemps et dont les valeurs me plaisent. Pour moi, ceci est important. Sans passion, sans sens et sans relations humaines, on ne peut pas faire avancer les choses.
Montagne Leaders : Qu’est-ce qui fait la spécificité de la CDA selon vous ?
Grégory Guzzo : Dans ce projet, la vraie valeur ajoutée est de se positionner comme le meilleur compagnon du territoire ; c’est dans le nom et l’ADN de Compagnie des Alpes. Ce terme compagnon est important, il a un sens, comme les Compagnons du devoir dont j’apprécie la devise : Servir sans s’asservir ni se servir. Comment va-t-on continuer à avancer main dans la main avec les territoires ? La philosophie est assez claire : nous sommes tous liés. Souvent, on entend parler de smart ski resort. Il y a des mots qui ressortent comme des modes, souvent en fonction de la technologie. Et finalement, à regarder de plus près, la plus simple définition de la smart ski resort ne serait-elle pas une station « intelligente » (littéralement de l’anglais smart), où les gens travaillent les uns avec et pour les autres ? Si les partenaires se portent bien, alors nous aussi. L’inverse est aussi vrai. Nous allons donc travailler au-delà de projets technologiquement très structurants, novateurs et ambitieux, et proposer de plus en plus de solutions et de moments où nous pourrons réellement co-construire sur le territoire. C’est déjà le cas sur de nombreuses stations où nous sommes présents et de beaux projets sont déjà en cours.
Montagne Leaders : Vous avez été fédérateur autour de la marque Val Thorens ; vous œuvrez aujourd’hui pour un groupe qui comprend plusieurs domaines skiables et marques. Comment mener de front le développement de ces différentes identités ?
Grégory Guzzo : C’est ce qui fait la force du projet et sa complexité. Ce n’est pas simple à gérer, même si certains mécanismes se ressemblent. Les équipes de Chambéry sont très proches du terrain et veulent travailler encore plus main dans la main avec les filiales.
Il y a vraiment trois plus-values que nous pouvons apporter :
– permettre l’avancée de projets structurants indépendamment des saisons ;
– avoir l’exhaustivité des problématiques et des situations à travers tous nos sites ;
– mettre en synergie les compétences internes et avoir des réponses personnalisées par site avec les bonnes personnes.
Aussi, pour ce faire, il y aurait deux écueils à éviter à mon poste : le premier serait celui de vouloir imposer les choses car je n’ai pas la science infuse, et l’autre serait de croire qu’une réussite à un endroit serait duplicable sur les autres territoires. Tout est question d’adaptabilité. Je m’occupe de grands sujets transversaux : l’expérience client, la performance client, la commercialisation BtoB, les datas, l’amélioration de la fluidité du parcours client, le rendement des lits, les enjeux de la montagne demain, la simplification de nos produits et process… Mais ils doivent conserver un principe de subsidiarité au profit des plus proches du terrain.

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans le Montagne Leaders N°272

 

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