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La montagne française, terrain d’entraînement des athlètes de haut niveau

Mercredi 29 Avril 2020

Ce n’est pas nouveau, la montagne a toujours été un terrain d’entraînement privilégié pour nombre d’athlètes de haut niveau. L’équipe de France de football, venue en stage de préparation à Tignes en 1998, avait contribué à médiatiser cette pratique, mais bien d’autres équipes et clubs de sport profitent des bienfaits de l’altitude pour perfectionner leur entraînement.

La montagne, ça les gagne ! On ne compte plus les athlètes venus s’entraîner en altitude ces dernières années pour parfaire leur entraînement et accroître leurs performances avant une échéance sportive. On pense aux équipes de sport collectif, comme le football ou le rugby qui viennent notamment prendre de l’altitude en présaison, mais des athlètes de disciplines individuelles - Renaud Lavillenie, Teddy Riner, Mehdi Baala, ou plus logiquement Kilian Jornet - ont aussi l’habitude de venir s’entraîner régulièrement en altitude pour renforcer leurs capacités physiques avant un grand rendez-vous de leur carrière (Mondiaux, JO, etc.). La France dispose de nombre de stations qui accueillent régulièrement ces équipes et athlètes ; et certaines sont d’ailleurs reconnues pour accueillir un certain type de discipline sportive.

Des stations « spécialisées »
La station de Font-Romeu, dans les Pyrénées, abrite le Centre national d’entraînement en altitude (CNEA) où se rendent de nombreux athlètes tout au long de l’année. « On est contacté en amont par des fédérations de chaque discipline qui vont nous faire savoir les installations sportives qu’ils souhaitent utiliser. On reçoit en priorité les équipes françaises, les équipes internationales puis les équipes non-professionnelles, régionales ou locales. On n’est pas force de proposition sur l’entraînement, car les équipes et athlètes savent ce qu’ils cherchent en amont. Il faut savoir qu’on est aussi un centre qui accueille beaucoup de stages de cohésion », expose Jean-François Corrieu, chargé de communication au CNEA de Font-Romeu.
Dans les Alpes, Tignes et Val d’Isère, les deux stations voisines, voient défiler les équipes de football, rugby, natation, escrime, ou encore de karaté. Pour sa part, Les Arcs accueille régulièrement l’équipe de France de judo. D’autres stations, elles, tirent leur notoriété du côté de l’entraînement cycliste. Ainsi, l’Alpe d’Huez, bien connue pour sa montée et ses 21 virages, est devenue au fil des années un spot d’entraînement idéal pour les équipes nationales de vélo, tout comme la station des Deux Alpes.

Des besoins d’entraînement spécifiques
Selon les sports, les athlètes auront des besoins spécifiques d’entraînement. Un coureur de fond devra développer sa capacité d’endurance tandis que d’autres sports comme le rugby devront plus travailler sur le maintien des efforts à haute intensité et développer plus de force musculaire, sur une période courte. Le milieu alpin, du fait de la plus grande rareté en oxygène, permet une stimulation hormonale qui déclenche une augmentation d’EPO (érythropoïétine) dans le sang et une hausse de la proportion des globules rouges. Plus les athlètes montent en altitude, plus les bienfaits sont importants… mais il est également plus difficile de s’entraîner. « Il s’agit de trouver en fait un bon compromis d’entraînement. Certains athlètes dorment en altitude, le plus haut possible, et développent une accoutumance à cette altitude en créant de nouveaux globules rouges et une fois redescendus dans la vallée, ils conservent ces globules rouges. Ils se sont adaptés à l’altitude et au manque d’oxygène, donc en entraînement en vallée, ils sont plus performants car leur organisme s’est adapté à faire un effort dans des conditions plus difficiles qui sont celles de l’altitude », commente Jean-Marc Silva, directeur général de France Montagnes. Certaines équipes font de l’alternance : en dormant en haut et en s’entraînant en bas. C’est le cas pour l’équipe de France de football en 1998 qui dormait à 2 000 mètres à Tignes et s’entraînait en bas de vallée, à Bourg-Saint-Maurice à 800 mètres. « On voit que cette technique a été payante puisqu’ils ont été champions du monde cette année-là et qu’ils ont gagné l’Euro. Les bénéfices de l’altitude sont réels et servent bien la cause des sportifs », sourit-il.
Si les athlètes plébiscitent autant les stages en altitude, c’est que les stations disposent aussi de bonnes infrastructures sportives : terrains pour s’entraîner, mais aussi espaces de récupération avec installations dédiées au bien-être et à la récupération, qui leur permettent d’allier entraînement et détente.

Claire Plisson

 

Les bienfaits de l’altitude
L’entraînement en altitude, du fait qu’il soit pratiqué dans des conditions d’hypoxie, c’est-à-dire moins d’oxygène disponible pour l’organisme, permet un certain nombre d’adaptations de celui-ci. Tout d’abord, une adaptation hématologique avec une augmentation du taux d’hémoglobine dans le sang : en général, la moyenne est de 1 % d’augmentation à 2 300 mètres d’altitude pour trois semaines d’exposition. L’augmentation de ce taux d’hémoglobine permet une meilleure circulation de l’oxygène dans le sang. Il se produit également une adaptation musculaire, avec une extraction et diffusion de l’oxygène dans le muscle. Avec l’hypoxie, cela permet une amélioration de la production de l’énergie, mais aussi une meilleure capacité du muscle à répéter des actions à haute intensité pour mieux tolérer la fatigue.

 

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