Le service des pistes : Sécurité, Prévention, Secours

Jeudi 4 Octobre 2012

Une fois encore on ne peut parler d’innovations en montagne sans évoquer notre Émile national. C’est lui qui est aux origines du service des pistes que l’on connaît aujourd’hui. Dès 1954, 10 ans avant le plan Neige, il est sur le pont ou plutôt sur les pistes, bien décidé à faire de nos domaines skiables des «bêtes de course».

Du 3 en 1

Le service des pistes comme on le connaît aujourd’hui, c’est un tout. Bien du chemin a été parcouru. Chaque station va peu à peu se doter d’un service des pistes, les hommes vont se professionnaliser autour d’un produit : la neige. Il y a 40 ans, la majeure partie de l’activité du service des pistes se résumait au damage, venait ensuite la sécurisation et le secours.

 

Damage à l’ancienne

Service des pistesA l’époque, pas de machine mais des hommes. Les pisteurs damaient « aux skis » et passaient ensuite le rouleau ; opération somme toute très périlleuse.

Le premier engin à chenilles entrera en scène en 1959. En 1968, année olympique, Ratrac fait son entrée sur nos domaines, la mécanisation est en marche et ne cessera d’évoluer : treuil, fraise, GPS,… ; les chauffeurs deviennent des pilotes.

 

Mieux vaut prévenir que guérir

Entretien, balisage, jalonnage, c’est tout ça la sécurisation mais c’est aussi et surtout le déclenchement d’avalanche, poids lourd de la prévention qui va faire un grand bond en avant. Aux prémisses une fois encore, les pisteurs secouristes. A leur taille une corde au bout de laquelle flottait un ballon d’hydrogène. Ils dévalaient alors les pentes à sécuriser, à skis pour purger les zones à risque. En cas d’ensevelissement, suivez la corde… Fort heureusement, tout ça fait partie de l’histoire ancienne ; désormais sac ABS, Catex, Gazex et bien d’autres ont fait leur apparition.

 

Des anges gardien

Service des pistes
En cas d’accident sur le domaine skiable, ils sont aux premières loges. Munis de leur barquette, ils rassurent, secourent. Dans ce domaine, c’est au niveau des formations que les progrès sont les plus notables :
un Brevet a vu le jour en 1979 ainsi que 3 degrés et des spécialisations.

 

L’art et la matière

EnneigeursDébut des années 70 la neige de culture fait son apparition en France.

Place aux snowmakers, des orfèvres de la matière, aux manettes des perches et autres ventilateurs pour une fabrication optimale de l’or blanc.

Nul doute, au regard du chemin parcouru, le service des pistes a su évoluer, les pisteurs-secouristes ont su appréhender les différents progrès techniques et se les approprier pour faire de leur profession ce qu’elle est aujourd’hui.

A l’image de la Montagne avec un M, c’est à force de courage, de volonté, d’entêtement parfois que tous ces hommes ont fait évoluer et reconnaître une profession aux multiples facettes mais à la finalité précise : le service client.

 

Photos : © DR, JL. Tuaillon / DR

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