Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes

L’eau dans tous ses états

Mercredi 24 Août 2011

Essentielle, vitale, les qualificatifs ne manquent pas pour souligner l’importance de l’élément Eau. Pourtant, comme le souligne Erik Orsenna, sa répartition sur la planète est loin d’être équilibrée, et l’avenir climatique pourrait encore aggraver cette disparité entre les différents espaces géographiques et leur population.

Dans son ouvrage «L’avenir de l’eau», l’académicien relate l’état de cette ressource au fil des continents : le projet du barrage des Trois Gorges en Chine, la problématique de l’assainissement au Bangladesh, l’importance du volume des glaciers en Inde, les problématiques de consommation quotidienne en Australie, la géopolitique stratégique de l’eau au Proche-Orient, le stress hydrique en Espagne, ou la gestion des nappes phréatiques en Beauce… comment une ressource qui peut nous paraître si agréable, facile d’utilisation, presque «sympathique», peut soulever autant de questions à travers le monde ? Ce sont autant de problématiques qui épargnent pour l’heure l’Hexagone, même dans le contexte de «sécheresse» et d’arrêtés préfectoraux sur de nombreux départements. Bien loin de nier la chance de disposer naturellement de cette ressource en quantité et en qualité, les massifs français ont depuis longtemps appris à utiliser et à valoriser l’eau sous toutes ses formes. Depuis la pratique vitale et ancestrale de la pêche, la découverte des bienfaits thérapeutiques de certaines sources, la consommation et l’acheminement de l’eau qu’elle soit du robinet ou minérale, le potentiel énergétique, économique et touristique jusqu’à l’essor des loisirs liés à l’environnement aquatique, ce dossier souhaite redonner à l’eau l’importance qui est la sienne en montagne, tout en rendant hommage aux habitants de ces territoires qui n’ont eu de cesse de mettre cette ressource en valeur au fil des siècles.

Les Etats généraux de l’eau en Montagne, qui se sont tenus en septembre 2010 à Megève, ont souligné l’importance du partage de la ressource au sein d’un territoire (eau potable, agriculture, “culture de la neige”, milieux aquatiques…), après avoir rappelé que les montagnes étaient bien les “châteaux d’eau” ; les “châteaux d’eau” de demain puisqu’elles stockent les précipitations sous forme de neige ou de glace, dans leurs lacs, réservoirs artificiels, et zones humides. Sans attendre les prochains plans de gestion et programmes de mesures 2015-2021, puis 2021-2027 de la Directive Cadre européenne sur l’Eau, les Alpes, et plus généralement les zones de montagne, semblent devoir devenir les pilotes en matière de gouvernance de cette ressource fondamentale.

  1. Source d’énergie : La bonne fée Hydroélectricité
  2. Neige de culture “Comment l’eau devient cristal le temps d’un hiver ?”
  3. Jusqu’au robinet : Ça coule de source
  4. Sources et marketing : la montagne embouteillée !
  5. L’eau thérapeutique : Quand la montagne soigne
  6. Tendance H2O : Le bien-être par l’eau
  7. Sports d’eau vive : Des sensations fraîches
  8. Pêche et tourisme : La montagne en bouchon

 

1.  Source d’énergie : La bonne fée Hydroélectricité

Barage de Puy Laurent

Compilation d’innovations technologiques, la “houille blanche” a fait sa place dans le parc électrique national, notamment grâce au contrôle de sa production, à une réglementation parfaitement encadrée et le souci de l’environnement en aval.

Historiquement la première des énergies renouvelables, l’énergie hydroélectrique est obtenue par conversion de l’énergie hydraulique des différents flux d’eau. L’énergie cinétique et potentielle de l’eau est transformée en énergie mécanique puis en énergie électrique. Cette source d’énergie a su combiner les innovations technologiques pour parvenir à maturité ; après l’essor des moulins à eau au xiie siècle (roue à aube), Benoît Fourneyron dépose en 1832 le brevet de sa turbine hydraulique (et conduite forcée) ; le concept a été amélioré et décliné : par ordre décroissant de hauteurs de chutes d’eau, naissent les modèles de turbine Pelton, Francis et Kaplan (du nom de leur inventeur respectif). Fin du XIXe siècle, c’est au tour de l’alternateur de voir le jour. Autant d’inventions qui feront de l’industriel papetier Aristide Bergès un ingénieur hydraulicien, père de la formule de “houille blanche” : «Les glaciers des montagnes peuvent, étant exploités en forces motrices, être pour leur région et pour l’État des richesses aussi précieuses que la houille des profondeurs.»

Aujourd’hui l’énergie hydroélectrique est la troisième source de production électrique mondiale (après le charbon et le gaz), et la seconde au plan national (après le nucléaire). Avec le deuxième parc installé en Europe (après la Norvège), l’hydroélectricité est la première source d’énergie électrique renouvelable en France.

 

Une énergie contrôlée et règlementée

Contrairement à d’autres, l’énergie hydroélectrique est majoritairement contrôlée dans sa production. L’utilisation maîtrisée de l’eau stockée dans les barrages permet d’ajuster la production d’une installation à tout moment en fonction des besoins de la consommation. C’est particulièrement le cas de l’énergie issue des grands barrages, rapidement mobilisable : ces ouvrages peuvent fournir de très grosses puissances pour équilibrer et sécuriser le réseau en moins d’un quart d’heure. Cela permet notamment de répondre aux pics de consommation qui dépassent la production électrique de base (assurée par l’énergie nucléaire et l’hydroélectricité «au fil de l’eau»). Cette modularité de l’hydroélectricité répond pour partie à l’une des problématiques soulevées lors de la 2e édition du Congrès international «L’eau en montagne» qui s’est tenue à Megève en 2006 : comment gérer le stockage de l’eau dans les barrages dans l’attente de produire de l’électricité pendant l’hiver qui se trouve être la pointe de consommation électrique ?

L’autre atout de la “houille blanche” réside dans sa règlementation par l’Etat. Pour ne citer qu’un exemple : les installations de moins de 4,5 MW appartiennent à des maîtres d’ouvrages (particuliers, entreprises, collectivités) qui exploitent et revendent l’électricité produite ; les installations dépassant les 4,5 MW appartiennent elles à l’Etat, elles sont construites et exploitées par un concessionnaire pour le compte de l’Etat.

Mais la règlementation s’attache également à la préservation de l’environnement. Ces installations pouvant perturber le milieu naturel et les écosystèmes en aval, il convient de limiter leur impact sur le milieu, notamment en préservant des passages ou des modes de gestion pour les espèces (poissons migrateurs) et pour les sédiments. Il faut pour cela assurer un débit permettant de garantir des conditions nécessaires au développement de la vie en aval de l’installation. (Le débit réservé est le débit minimal restant dans le lit naturel de la rivière entre la prise d’eau et la restitution des eaux en aval de la centrale, garantissant en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces vivant dans ces eaux. D’ici 2014 il devra être égal au moins au 1/10 du débit moyen interannuel du cours d’eau, hormis pour les installations de production stratégiques pour le réseau électrique et pour celles présentes sur des cours d’eau dont le débit moyen dépasse 80 m3/s.)
Au-delà de l’image d’une énergie propre, les grands ouvrages hydroélectriques doivent être perçus comme un moyen unique de stocker de l’électricité, grâce à l’énergie potentielle de l’eau.

 

Le nouvel aménagement hydraulique d’EDF, Romanche-Gavet

EDF construit sur la Romanche le plus important chantier hydraulique en France à l’heure actuelle. Les six anciennes centrales hydroélectriques (Puissance : 82 MW - Production : 405 millions de kWh/an) fonctionnant au fil de l’eau sur la Romanche vont laisser place à un nouvel aménagement hydraulique, également au fil de l’eau (Puissance : 92 MW – Production : 560 millions de kWh/an), souterrain et intégré dans l’environnement.
Coût de l’opération : 250 millions d’euros. La production supplémentaire de ce nouvel aménagement représente la consommation résidentielle annuelle d’une ville de 60 000 habitants. Un projet soutenu par le territoire car il donnera un nouvel élan économique à la vallée : à court ou moyen terme, le chantier emploiera jusqu’à 200 personnes pendant 5 à 6 ans, un pont est en cours de construction aux Ponants, et c’est toute l’image de la vallée, de son territoire et de son patrimoine industriel qui pourra être valorisée.
Les travaux de sécurisation des falaises sont en cours ;  la mise en service est prévue pour 2017.

Sources : Ademe, Syndicat des énergies renouvelables, Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, EDF.
Photos © DR

 

 

2. Neige de culture “Comment l’eau devient cristal le temps d’un hiver ?”

Neige de culture

C’est ainsi que Domaines Skiables de France, le syndicat des opérateurs de domaines skiables, présente la neige de culture. Critiquée depuis quelques années, cette utilisation de l’eau dépasse pourtant la simple vision touristique de la glisse pour englober la sphère socio-économique des territoires de montagne.

En limitant l’aléa de l’enneigement, l’eau utilisée pour la production de neige de culture est le premier maillon d’une chaîne économique hivernale qui fait vivre un territoire à l’année. En assurant une durée d’ouverture suffisante du domaine skiable, elle garantit également l’activité de l’ensemble de cette sphère économique : hôtellerie, restauration, remontées mécaniques, service des pistes, moniteurs, loueurs, commerces et services. Indirectement les collectivités territoriales bénéficient de l’ensemble de cette économie (fiscalité, redevances), ce qui peut permettre des investissements tout au long de l’année.
A l’instar de la saison 2010-2011, l’eau utilisée pour la neige de culture a permis de sécuriser l’emploi et l’économie d’une saison hivernale pénalisée par de faibles précipitations.

 

L’utilisation de l’eau pour la neige de culture face à ses détracteurs

lac artificiel neige cultureRégulièrement mise en cause par ses détracteurs, l’utilisation de l’eau aux fins de production de neige de culture se veut la plus transparente possible. Les professionnels du tourisme hivernal, à commencer par la chambre syndicale Domaines Skiables de France, œuvrent depuis plusieurs saisons pour défendre cette utilisation de l’eau. En France, la production se fait toujours sans additif ; la neige se forme par la création artificielle d’un brouillard givrant (cristallisation de gouttelettes d’eau autour de particules naturellement présentes). L’utilisation de l’eau dans le cycle de la neige de culture ne bouleverse pas l’équilibre global des bassins versants, en étant restituée lors de la fonte au même titre que la neige naturelle.

Quant à la quantité, nombre d’opérateurs de domaines skiables s’accordent sur le concept de «juste neige®». L’objectif n’est pas de se substituer aux précipitations de neige naturelle mais de pouvoir intervenir sur les points d’usure des domaines et de garantir le retour vers la station ; deux éléments constitutifs d’un domaine skiable de qualité qui garantissent l’intérêt de la clientèle hivernale pour la montagne française. Pour illustration : en France les équipements ne sécurisent l’enneigement que de 20% de la surface des pistes balisées. A titre de comparaison, ce pourcentage s’élève à 38% en Italie, et plus de 50% en Autriche.

De plus au regard d’autres activités (irrigation agricole, industries, piscines privées, …), le volume d’eau dédié à l’enneigement reste très faible : les domaines skiables utilisent environ 20 millions de m³ d’eau par an pour produire de la neige de culture quand il faut 35 millions de m³ d’eau pour l’appoint d’eau des piscines privées et 110 millions de m³ d’eau pour irriguer les champs de maïs dans un seul département.

L’ensemble de la profession cherche à valoriser cette utilisation de l’eau, notamment grâce au nombre croissant de retenues collinaires. Plus que de simples réserves de stockage, ces ouvrages permettent d’étaler les prélèvements d’eau en privilégiant les périodes de remplissage les plus opportunes et en évitant tout particulièrement la période d’étiage. Pour les territoires environnants, leurs utilisations peuvent se diversifier ; cela permet par exemple de disposer de volumes importants en cas d’incendies, ou encore d’en aménager les abords pour la baignade dans un souci d’intégration paysagère.

 

Laurent Reynaud, Délégué Général de Domaines Skiables de France

La neige de culture n’est pas une fin en soi. C’est un des moyens dont disposent les opérateurs de domaines skiables pour limiter l’impact des fluctuations d’enneigement sur l’emploi et l’économie des stations. Lorsque la collectivité nous confie la tenue d’un domaine skiable, nous endossons une responsabilité particulière : vis-à-vis du client qui souhaite être rassuré, vis-à-vis du salarié pluriactif dont la saison d’hiver est souvent la ressource principale, et vis-à-vis de l’ensemble des acteurs de la station. Avec les commerces, hébergements, écoles de ski et autres services, ce sont plus de 100 000 emplois qui dépendent de l’ouverture du domaine skiable. Non seulement la neige de culture est une utilisation propre de l’eau, mais c’est surtout un usage d’utilité publique. Et il n’y a pas de gaspillage car la neige se retransforme en eau au printemps.

Les retenues d’altitude sont des ouvrages d’intérêt général, à plus forte raison lorsqu’ils permettent de satisfaire des besoins communs.
Ce printemps par exemple, avec la sécheresse qui sévissait, nous avons proposé aux éleveurs de puiser dans les retenues d’altitude des domaines skiables pour alimenter leurs troupeaux. C’est ainsi que les montagnards demeurent fidèles aux valeurs de solidarité, de responsabilité et d’engagement qui les caractérisent.

Source : Domaines Skiables de France
Photos © DR

 

 

3. Jusqu’au robinet : Ça coule de source

Eau du robinet

«Boire l’eau du robinet», ce geste banal pour la plupart des Français reste encore aujourd’ hui un privilège que seuls les pays développés peuvent s’offrir. En effet, de la ressource au robinet, le circuit est complexe et les montagnes y occupent une place particulière.

Il existe en France plus de 30 000 points de captage pour l’alimentation en eau potable, qui prélèvent l’élément en grande majorité dans les nappes souterraines. Moins de 5% des prélèvements se font à partir d’eaux d’origine superficielle (rivières, canaux, lacs), mais le volume extrait représente plus du tiers des volumes produits en France. Les départements de montagne concentrent un grand nombre de captages en raison de la dispersion de l’habitat, mais ne sont pas, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ceux qui utilisent le plus les eaux de surface. On retrouve ainsi dans nos massifs de très nombreuses stations de prélèvement, de petite taille, qui puisent l’eau dans les nappes phréatiques pour approvisionner les stations de traitement, deuxième phase du processus.

 

De l’eau naturelle à l’eau potable

Une fois puisée, l’eau est quasiment toujours soumise à un procédé de traitement. Selon sa qualité, différentes techniques de purification existent, classées par une directive européenne en trois catégories, en fonction de leur complexité*. L’eau la plus pure, qui provient souvent des nappes en profondeur, est simplement filtrée et désinfectée, des traitements plus complexes sont appliqués dans les installations de grande taille. Elles sont moins nombreuses mais produisent un volume d’eau très important, souvent issu des eaux superficielles et destiné aux grandes agglomérations. En montagne, en dehors des villes importantes, l’eau distribuée provient généralement de petites stations de traitement qui ne la transforment que de façon limitée.
L’eau, après traitement, alimente le réseau de distribution. Elle est très surveillée, par les responsables des installations de traitement d’une part, et par le contrôle sanitaire du préfet ou des services déconcentrés du ministère chargé de la Santé. En France, l’eau est de très bonne qualité, et ce sont les plus grosses structures de traitement qui délivrent l’eau la plus saine. Ainsi, les zones d’altitude ne bénéficient pas de l’eau la plus pure. L’eau n’est jamais dangereuse, mais il est normal que les installations de filtration qui fournissent l’eau pour une population importante soient spécialement contrôlées, et leur nombre est plus réduit en montagne.

Les stations de ski ont des problématiques spécifiques par rapport à leur usage de l’eau, surtout pendant les périodes de forte affluence hivernale. Durant les mois de janvier et février, les cours d’eau sont en étiage, leur plus bas débit de l’année. Or c’est à cette saison que les stations de ski accueillent des milliers de touristes fortement gourmands en eau potable (la consommation journalière par personne est trois fois plus élevée pour les personnes en vacances de ski qu’à la normale). L’utilisation de l’eau est alors rationalisée, la production de neige de culture est diminuée, voir arrêtée, et les retenues collinaires construites pour approvisionner les enneigeurs peuvent même fournir la ressource pour le réseau de distribution domestique. On peut aussi noter les efforts faits sur certains domaines skiables, comme celui de la Plagne, où des récupérateurs d’eau de pluie alimentent les sanitaires de la station.

 

De la station de ski à la station d’épuration

EpurateurUne fois que l’eau a rempli sa fonction, une dernière étape vient achever le cycle de la distribution. Souvent polluée, elle nécessite avant de rejoindre les rivières et plans d’eau, une filtration destinée à éviter la dégradation du milieu naturel. Comme pour la distribution de l’eau, les zones de montagnes ont leurs problématiques spécifiques. La dispersion de l’habitat rend difficile le recours à l’assainissement collectif (stations d’épuration), et les systèmes de traitement des eaux usées individuels, obligatoires dans le cas contraire, sont souvent non conformes (deux tiers de ces installations en France ne répondent pas aux normes en vigueur). De plus, les stations de ski, qui voient leur population centuplée en quelques jours, ne sont pas toujours en mesure d’assumer un traitement efficace. L’éco-guide des stations, édité par l’association Mountain Riders, nous apprend que seulement 63% des sites touristiques de montagne traitent correctement leurs eaux usées, et 15% d’entre eux les rejettent encore sans traitement.

De réels progrès sont encore à faire dans ce domaine, mais les investissements sont colossaux et coûteux. La station des Houches s’est engagée dans cette voie en se dotant d’une usine d’assainissement particulièrement efficace pour le traitement des eaux et résidus extraits.

*Directive européenne 75/440/CEE du 16 juin 1975
Niveaux de traitement selon la qualité de la ressource :
A1 : traitement physique simple et désinfection.
A2 : traitement normal physique, chimique, et désinfection.
A3 : traitement physique et chimique poussé, affinage, et désinfection.
Exemple de processus A3 : prétraitement, coagulation, floculation, décantation, filtration, affinage, charbon actif désinfection et chloration finale.

Photos © L. Quinton/SIERG 2011 - Xofx

 

4. Sources et marketing : la montagne embouteillée !

Marketing bouteille d'eau

Disposant naturellement de sources dans ses différents massifs, la France a la chance de pouvoir commercialiser de nombreuses eaux de source. Plus que de simples eaux de table, elles ont su se promouvoir par la différenciation en affirmant leur origine et leur authenticité au travers de l’appellation issue de la loi Montagne.

Dès l’Antiquité les sources d’eau pures étaient recherchées pour leurs bienfaits sur la santé. Des mentions des sources de Saint-Amand, de Saint-Galmier (Badoit), de Vergèze (Perrier) datent de la Rome antique. Bien plus tard, l’eau minérale naturelle devient populaire grâce à ses qualités curatives : l’hydrologie médicale apparaît au XVIIIe siècle. En 1789, le Marquis de Lessert fait constater par un médecin que l’eau d’Evian a soulagé ses maux de rein. L’essor du thermalisme au XIXe siècle conduit au développement d’une véritable industrie des eaux minérales naturelles. Cherchant à prolonger les effets obtenus lors des cures, les eaux thermales font leur arrivée sur les tables des grandes villes. En 1838, Auguste Saturnin Badoit commercialise l’eau minérale naturelle de la source de Saint-Galmier. Un peu plus tard, Louis Bouloumié qui a démontré les vertus curatives de l’eau de Vittel, obtient l’autorisation d’exploiter cette source.

 

« L’eau minérale naturelle » aujourd’hui

Trois critères principaux permettent cette appellation : l’absence de traitement ou d’addition de produits chimiques, sa pureté originelle à la source (donc l’absence de tout polluant d’origine humaine), et une composition minérale définie, stable et garantie. A titre de comparaison, l’eau du robinet subit plusieurs traitements pour répondre aux paramètres de potabilité, et ce avant de parvenir jusqu’au robinet du consommateur. Ces traitements chimiques et/ou microbiologiques qui permettent la potabilisation, ne garantissent pas l’absence de résidus de désinfection ou d’autres molécules à l’état de trace, d’où une distinction fondamentale avec les eaux minérales naturelles.

Une réglementation stricte encadre la commercialisation des eaux minérales naturelles (art. L1322-1 du Code de la santé publique : autorisation préfectorale, notamment quant à l’exploitation de la source et le conditionnement de l’eau) : la surveillance de la qualité de l’eau s’effectue par le biais de contrôles physico-chimiques et microbiologiques avant une mise en bouteille obligatoire sur la zone d’émergence. La réglementation prescrit une dizaine de contrôles quotidiens quand les embouteilleurs en effectuent plusieurs centaines. Une surveillance à laquelle s’ajoutent les analyses indépendantes des autorités publiques de contrôle, et le suivi des services de l’Etat.

 

Et la montagne dans tout ça ?

Plusieurs de ces eaux trouvent leur source dans les massifs montagneux. Une ressource que ce milieu valorise aujourd’hui grâce à l’anticipation de la loi Montagne de 1985 qui trouve aujourd’hui écho au sein du Code rural et de la pêche maritime (Art. L641-14 et s.) pour l’application aux eaux minérales naturelles de la dénomination “montagne”. A l’heure de la standardisation et de la consommation de masse, cette mention valorise l’authenticité et la naturalité des eaux issues de la montagne. Car ce label ne s’applique qu’aux produits alimentaires dont les opérations d’élaboration se situent en “zones de montagne” (au sens de la loi de 1985).

Au-delà de la mention, c’est tout un terroir ou un massif qui peut se différencier, notamment depuis l’émergence du concept d’“eaunologie”, la déclinaison de l’expertise du vin à l’univers des eaux (vocabulaire, qualités organoleptiques, conseils de dégustation).

Enfin, last but not least, en montagne ces eaux participent à l’économie locale et à l’emploi. Leur exploitation est une source de revenus pour les communes sur lesquelles se trouve l’émergence de ces eaux. Les collectivités perçoivent par exemple une surtaxe sur les eaux minérales naturelles (art. 1582 et 1698 A du Code général des impôts). Les communes peuvent également percevoir auprès des embouteilleurs une redevance conventionnelle. L’industrie des eaux minérales naturelles génère par ailleurs de nombreux emplois, sur des territoires parfois isolés comme certains situés en montagne. En France, le nombre d’emplois directs lié à l’industrie des eaux en bouteille est estimé à 10 000 personnes. Le nombre d’emplois indirects, sans considérer l’activité thermale, est évalué à plus de 30 000. La plupart de ces emplois sont géographiquement liés aux sources. Le marché des eaux minérales naturelles participent ainsi au dynamisme de nos régions de montagne.

Source : www.eaumineralenaturelle.com, Syndicat des eaux de source

Produit de MontagneEn 2008, environ 500 millions de litres d’eau de source soit 13% des ventes dans l’hexagone sont vendus sous la dénomination “Eau de montagne”, ce qui implique notamment le captage de ces eaux en zone montagneuse.

 

 

5. L’eau thérapeutique : Quand la montagne soigne

Thermes

Pour commencer, définition. Le thermalisme, c’est l’ensemble des moyens médicaux, sociaux, sanitaires, administratifs et d’accueil mis en œuvre pour l’utilisation à des fins thérapeutiques des eaux minérales et thermales, des gaz thermaux et des boues. Le mot thermalisme implique que soit utilisée une eau dont les vertus curatives sont reconnues par le corps médical.

 

Un peu d’histoire

Riches en eaux, les montagnes ont été dès l’Antiquité fréquentées pour l’activité thermale. Pour l’anecdote, les légionnaires romains venaient soigner leurs blessures dans les sources thermales comme en témoignent de nombreuses traces archéologiques notamment dans les Pyrénées. Au fil des siècles, les légionnaires se sont transformés en curistes, les stations thermales deviennent des lieux à la mode, l’activité thermale génère une effervescence et tous les acteurs des lieux y trouvent leur compte. La montagne se fait médecine, l’air pur et sec, le soleil, figurent au rang des prescriptions. Les sanatoriums ont le vent en poupe, les malades de tout les horizons y affluent : la montagne soigne tout.

L’arrivée des antibiotiques antituberculeux va sonner la fin de l’ère «sana», les malades vont partir, les établissements rester. Quelques-uns vont plier boutique, d’autres vont péricliter et certains vont demeurer et rebondir. A l’heure où les stations de montagne pensent complémentarité, les établissements thermaux ont leur carte à jouer.

 

La France riche en thermes

Thermes FranceLe pays compte 105 stations thermales réparties dans 18 régions en France et 42 départements. Il dispose d’un patrimoine thermal très riche. Ces stations sont souvent des petites villes de moyenne montagne pour lesquelles le thermalisme représente l’activité économique dominante. 80% de ces stations comptent moins de 5 000 habitants, 50% moins de 2 000 habitants.
Le top 3 des régions : Midi Pyrénées, 19 stations thermales et 28 établissements thermaux ; Rhône-Alpes, 15 stations thermales et 16 établissements thermaux ; Auvergne, 10 stations thermales et 15 établissements thermaux.

La France est le 3e pays thermal en Europe après l’Allemagne et l’Italie. La rhumatologie et les problèmes respiratoires sont présents dans plus de 80% des prescriptions. Chaque source d’eau minérale exploitée doit être autorisée par arrêté ministériel, chaque établissement de soins doit être agrée dans le traitement d’une ou plusieurs orientations thérapeutiques et doivent tous être conventionnés par la Sécurité Sociale. En fonction des propriétés de chaque eau, les établissements thermaux se spécialisent dans le traitement de différentes pathologies.

On note cependant une baisse de la fréquentation des établissements thermaux français (soit une perte de près de 100 000 curistes). Cette baisse s’explique en partie par les éléments suivants : la diminution de la prise en charge des cures, un vieillissement de la population cible et une certaine vétusté des structures d’accueil. Résultat, de plus en plus fréquemment les centres thermaux intègrent des éléments ludiques et récréatifs afin de proposer des activités connexes à celles pratiquées traditionnellement en montagne : piscines ludiques, parcours aquatiques, hammam, sauna, jacuzzi… c’est ce qu’on appelle l’aqualudisme ou nouvelle vague qui vient déferler sur nos stations de sports d’hiver pour proposer des activités complémentaires aux offres traditionnelles et plus particulièrement au ski.

Source : ATOUT France collection Grand Angle Hors Série consacré au Bien Etre / ATOUT France collection ingénierie touristique intitulé «Le marché du Bien Etre et de la remise en forme avec l’eau».
Photos © DR

 

 

6. Tendance H2O : Le bien-être par l’eau

Bien être de l'eau à la montagne

La tendance «Wellness» est de mise. Les vacanciers veulent se sentir bien dans leur peau, prendre du temps pour eux, se faire «chouchouter». Jeux d’eau, «cocooning», massages, de quoi prendre du bon temps et se relaxer.

Le secteur de la montagne l’a bien compris et depuis quelques années pense bien-être en plus de son offre traditionnelle. Un petit bain à bulles après une journée de ski ? Une journée détente pendant que les enfants sont en cours de ski ?
C’est ça aussi la montagne.
bien etre eau Le concept général d’aqualudisme fédère trois types d’équipement : les piscines sports-loisirs, les parcs aquatiques et les centres thermoludiques et (ou) balnéoludiques. Et les exemples sont nombreux, les stations rivalisent d’imagination pour proposer des espaces de détente où le bien-être est le maître-mot : Monêtier-les-Bains, Bâtiment Oxigène à Val d’Isère, Bedina Spa aux Sept Laux, … la liste est longue et les touristes ont l’embarras du choix parmi tous ces lieux de calme et de volupté. Et ce sont ces espaces qui peuvent faire la différence quant au choix final de la destination de vacances. Mais attention, il ne suffit pas de transposer les spas citadins en milieu montagnard pour que la magie opère. Le contenant est tout aussi important que le contenu, alors les espaces bien-être en station jouent le jeu à fond : ambiance chalet, bois omniprésent, baies vitrées orientées vers les sommets ; l’atmosphère compte autant que les activités proposées et ainsi le dépaysement est total. Même chose pour les espaces de baignade, piscines et autres plans d’eau. Une piscine en montagne, un lieu de baignade ne doivent pas être identiques à ceux trouvés en ville. Ils doivent être «customisés», passer en mode «montagne» pour que la pertinence d’un tel équipement en ces lieux soit avérée. Pari réussi pour Combloux qui a su faire la différence avec son plan d’eau biotope.

 

Des efforts à faire

Si l’offre française s’enrichit d’année en année, le pays semble quelque peu en retard au regard de nos voisins européens. L’Autriche a mis au point le label «Alpine Wellness» qui a pour ambition de mettre en valeur, à travers un label qualité, la région alpine comme une des régions de «wellness» les plus attractives et les plus efficaces du monde. Ce label certifie plusieurs offres «bien-être» en Bavière, Autriche, Suisse et Tyrol du Sud et tout rentre en ligne de compte : architecture, gastronomie, culture, offres haut de gamme allant de la détente au fitness et aux soins divers et variés. Côté France, c’est Auron, dans les Alpes Maritimes qui pourrait faire le grand saut et initier l’impulsion. Après 18 mois d’études et d’analyses un établissement labélisé Alpine Wellness devrait sortir de terre. Au menu, un hôtel lodge offrant des services de type bien-être et remise en forme. Ce sera peut être l’un des plus grands projets en hôtellerie grand luxe dans une station de sports d’hiver française. D’un coût qui devrait être compris entre 65 et 70 M€, Rosalpina est mené par un fonds d’investissement privé suisse qui a déjà réalisé des établissements de ce type dans les autres pays alpins.
Alors effet de mode ou réelle nécessité ? Rien n’est tranché mais une chose est sûre, les clients répondent présents à cette nouvelle offre qui apparaît en station. Une offre qui non contente de stimuler le secteur du tourisme, se fait génératrice d’emplois.

 

Pour une baignade «Montagne»

Le plan d’eau biotope de Combloux se compose de 4 zones. La zone de baignade d’une surface de 1 500m2. De la taille d’une véritable piscine olympique, le bassin est délimité de la zone de recyclage, dans le fond par une bordure granite et en surface par des flotteurs. La zone de filtrage d’une profondeur moyenne de 1,5m et représentant 1/3 de la surface globale est remplie de gravier roulé. La zone de régénération accueille des végétaux aquatiques épurateurs et décoratifs qui assurent la transition visuelle entre la zone de baignade et la zone de purification. Enfin un petit ruisseau en cascade assure l’oxygénation de l’eau en permanence. L’eau est donc maintenue continuellement en circulation. La zone de filtrage et la zone de baignade sont reliées entre elles par un tuyau en PVC, l’eau passe de l’une à l’autre par le jeu des vases communicants. Plus de 10 000 plantes aquatiques régénèrent l’eau de baignade. Chauffée naturellement par les rayons du soleil, la température de l’eau varie entre 19°C et 26°C. Le plan d’eau est situé au centre du village dans un paysage alpin préservé de toute architecture «bétonnée». Le plan d’eau est bordé d’un solarium en bois et d’une plage engazonnée, de 4 chalets sur pilotis accueillant un espace remise en forme et un bar restaurant. L’accès se fait par une coulée verte piétonne qui relie tous les points stratégiques : rue commerciale, mairie… L’implantation des bâtiments épouse la pente naturelle du terrain et préserve la vue sur le Mont Blanc.

Photos © DR

 

7. Sports d’eau vive : Des sensations fraîches

Sport d'eau vive

L’eau, omniprésente en montagne est, selon son usage un moyen de relaxation ou à l’inverse un terrain de jeu ludique et sportif.

Les activités d’eau vive sont multiples et témoignent bien souvent pour la montagne française d’un excellent moyen de diversifier l’offre touristique proposée l’été.
Qui dit eau vive dit courant, qui dit courant dit dénivelé et qui dit dénivelé dit bien sûr montagne…ça coule de source. Le raccourci est certes rapide mais il résume bien la situation. En montagne plus qu’ailleurs, nombre de cours d’eau sont le terrain idéal pour pratiquer canoë-kayak, rafting, hydrospeed mais également air boat, nage en eau vive et aqua-rando.

 

Un terrain de jeu idéal

eau canyoningLes offices de tourisme et autres stations désireuses d’attirer l’été, familles et sportifs à la montagne, l’ont compris depuis longtemps : l’eau peut être une source ou plutôt une ressource très importante. Les massifs français sont pourvus de nombreuses rivières qui se prêtent à la perfection à ce type d’activités rafraîchissantes. L’hydrographie si particulière des régions montagnardes qui favorisent rapides et autres chutes avantagent la pratique du rafting, du kayak et autre hydrospeed, est complétée la topographie de ces régions, gorges et cascades, qui se prêtent également à la pratique du canyoning. Valeur ajoutée pour les stations, de nombreux offices de tourisme jouent cette carte ludique et une multitude d’acteurs tant privés que publics ont investi dans ce secteur très «rafraîchissant».

 

Sans quitter son lit ?

Il existe plusieurs terrains de jeux, plusieurs types d’aménagements. Un premier est naturel, il s’agit simplement de suivre le cours du torrent, des rapides, sans aucun artifice supplémentaire. Pour le second, il s’agit d’une dérivation du lit de la rivière vers une zone artificielle qui se situe le long du lit principal. Le site de l’Argentière la Bessée reprend ces caractéristiques : des rochers ont spécialement été installés et plus de 7 000m3 d’alluvions ont été déblayés puis remblayés. Plus long itinéraire d’eau vive français avec ses 35km, il est également le lieu de nombreuses manifestations sportives dont cette année une manche de la Coupe du monde de canoë-kayak en slalom. Le stade international d’eau vive de Bourg-Saint-Maurice n’est pas en reste puisqu’il accueille régulièrement des manifestations sportives d’ordre mondial et procure des sensations fortes grâce à ses lâchers d’eau et aux glaciers qui l’alimentent. Plus important prestataire eau vive de la commune, Arc Aventures accueille 6 500 personnes par été toutes activités confondues dont 3 500 pour le rafting.
Le troisième cas est celui d’un stade d’eau vive totalement autonome. Tout y est artificiel, contrôlé et adapté en fonction du niveau des participants. Les débits d’eau et les difficultés peuvent aisément être augmentés ou diminués suivant les cas. Véritable atout des régions montagnardes, les activités d’eau vive coïncident avec une forte volonté et une forte envie des clients de se mesurer aux éléments en toute sécurité et encadrés par des professionnels possédant diplômes d’Etat et autres formations spécifiques.

Photos © ArcAventures

 

8. Pêche et tourisme : La montagne en bouchon

Peche montagne lac
Photo © F. Oddoux/OT Val Thorens

En montagne, on pêche. Après quelques heures de marche, en ligne de mire pour le pêcheur et tout son attirail, un lac d’altitude, tel un oasis niché au creux des rochers.

La pêche en lac d’altitude, c’est tout un art et cet art se fait loisir et atout touristique grâce au travail des différentes fédérations de pêche. Rapide tour d’horizon de la réglementation applicable et des offres de séjours pour ceux qui ont le pied montagnard et qui aiment «taquiner le bouchon».
La pêche en lac d’altitude, c’est une organisation. Pour que les pêcheurs aient de quoi amuser leurs lignes, les fédérations de pêche doivent aleviner les lacs d’altitude. Et oui, les lacs alpins sont d’origine glaciaire, ils ont été creusés par l’avancée des glaciers au Quaternaire. De par cette origine, ils n’ont jamais été en contact avec les cours d’eau qui contenaient des poissons.

Dans ces lacs naturellement pauvres (aucun cours d’eau ne les alimente), la reproduction et l’établissement d’un cycle de vie pour les espèces y est donc très aléatoire.
La présence de poissons est donc uniquement de provenance humaine. Pour la petite histoire, en 1500 déjà, sous les ordres de l’Empereur Maximilien, on apportait des poissons dans les lacs d’altitude. L’objectif à l’époque était de remédier aux carences alimentaires (iode et oligo-éléments) afin de nourrir les bergers locaux. Une vocation donc plutôt alimentaire. Aujourd’hui, comme les pêcheurs se laissent tenter par l’altitude, il est indispensable de maintenir une population suffisante dans ces étendues d’eau des sommets. Résultat, chaque année des alevins sont acheminés par hélicoptère sur de nombreux lacs. Une opération importante qui demande beaucoup d’organisation (comptage des alevins, préparation des sacs, vérification du plan de vol, accès aux lacs par les bénévoles…)
Bien sûr, l’alevinage ne se fait pas au hasard, c’est une science exacte. Au sein des fédérations, des commissions «lacs d’altitude» se réunissent pour mettre au point un plan de gestion, procéder à des ajustements sur les espèces de poissons nécessaires, adapter les quantités…

 

Plaisir et détente sur toute la ligne

Les pêcheurs sont de plus en plus nombreux à vouloir allier des moments de détente en famille et leur loisir favori. Résultat, les professionnels du tourisme se mettent à penser «pêche». C’est chez «Gîte de France» que l’on trouve des établissements labellisés pêche. Au total 16 chambres d’hôtes et 285 locations se mettent en 4 pour le plus grand bonheur des pêcheurs. Pour obtenir ce sésame, les logements touristiques doivent remplir plusieurs critères :

  • Etre situés à moins de 10 km d’un lieu de pêche.
  • Disposer d’un local destiné à recevoir le matériel.
  • Disposer d’un vivier pour les vifs, d’un râtelier pour les cannes.
  • Un dispositif de séchage des cuissardes et un tire-bottes doivent être à disposition.
  • Une carte IGN 25/1000e doit pouvoir être consultable ainsi qu’un classeur d’informations globales (touristiques, réglementation, prix et dépositaires des cartes de pêche…)
  • Bien sûr la thématique pêche doit être prédominante dans la décoration des lieux.

Les départements aussi de leur côté jouent la carte du tourisme de pêche. En Ariège, on propose des week-end pour toute la famille. Les pêcheurs trouveront de nombreux lacs et rivières pour s’adonner à leur passion et le reste de la tribu aura le choix dans un large catalogue de balades et d’offres de soins aux thermes du village d’Aulus.
Dans les Hautes-Alpes, toutes les occasions sont bonnes pour mettre la pêche à l’honneur. Au rang des loisirs et des activités touristiques proposées dans les documents de promotion, la pêche trône en bonne place. Le premier dimanche du mois de juillet, la fédération de la pêche a mis sur pied la Fête des Lacs d’Altitude, pour permettre aux non-pêcheurs de s’initier à la pêche en lac d’altitude, un moment convivial où passionnés ou non peuvent échanger ; de quoi susciter de nouvelles passions.

Sources : Fédération de pêche du 05, Fédération de pêche du 09.

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Paru dans Montagne Leaders n° 226

 

 

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