Métier en station : Gendarme

Jeudi 2 Décembre 2010

Sentinelle de notre quotidien, sur le qui-vive quand nous sommes en vacances, le gendarme veille, rassure et parfois sanctionne. Département montagnard, station de sport d’hiver, espaces enneigés ; le gendarme est partout.

95% du territoire métropolitain relève de la compétence gendarmerie. Bien sûr, le «gendarme des montagnes» a les mêmes fonctions que le «gendarme des plaines» mais la notion d’adaptation inhérente à tout militaire prend tout son sens dans ce lieu de vie à l’affluence touristique exponentielle, ce territoire naturel, préservé, souvent reculé où le danger n’est jamais loin.

Jean-Valéry Lettermann, Gendarme«Tenues, véhicules, organisation, nous passons en mode montagne, les dispositifs diffèrent, les infractions demeurent, des équipes sont envoyées hiver comme été en station pour que la présence gendarmique soit effective même aux sports d’hiver» explique le Colonel Jean-Valéry Lettermann commandant de groupement de l’Isère. A cela, il faut ajouter le volet secours et en la matière, la gendarmerie a son élite : le PGHM. Anges gardiens des sommets, les équipes du « PG » sillonnent les montagnes et interviennent au moindre souci, « ça pige vite, tous sont réactifs, dynamiques et force de proposition» précise Jean-Baptiste Estachy, commandant du Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne de Chamonix. En moyenne sur l’année, on dénombre 900 interventions dans le massif du Mont Blanc, et il ne faut pas se fier aux apparences, une fois le blessé secouru la mission continue. Les gendarmes reprennent leur rôle d’officier de police judiciaire pour éclaircir les circonstances de l’accident.

Pour diriger ces équipes qui veillent sur notre sécurité – des hommes – pour qui bien entendu la montagne est une passion. Ils gèrent d’une main de maître toutes les situations même les plus périlleuses. Sur tous les fronts, ils jonglent quotidiennement entre l’opérationnel, le management et la gestion de crise.

Patron des quelques 1500 gendarmes de l’Isère, Jean-Valéry Lettermann est un gendarme de vocation, «c’était pour moi le meilleur métier pour servir mes concitoyens, la gendarmerie c’est là où il y a de l’action!» Pas de journée type évidemment pour ces hommes de commandement. Jean-Baptiste Estachy«C’est pour ça que j’ai choisi la gendarmerie, explique Jean-Baptiste Estachy, c’est un métier lié à l’événement, à dominante opérationnelle ; aucune journée ne se ressemble». Des qualités, Jean-Valéry et Jean-Baptiste n’en manquent pas : capacité managériale, sens de l’humain. «Il faut être solide émotionnellement, dans notre métier on voit de tout» ajoute Jean-Valéry. Ce volet émotionnel, Jean-Baptiste avoue que cela fait partie des choses les plus difficiles à gérer : «en cas d’accident dramatique en montagne, le PGHM met un point d’honneur à recevoir les familles endeuillées, les équipes sont à l’écoute, expliquent, c’est aussi ça notre métier».

La gendarmerie, c’est donc des hommes qui s’engagent. Ancrés dans leur territoire dont ils ont une connaissance parfaite ils sont partout et c’est ce qui fait la force de cette institution qui fêtera en 2011 ses 220 ans. 220 ans, mais pas une ride ; une capacité d’adaptation à toute épreuve et une aptitude à vivre avec son temps qui lui donne toute sa force et sa pertinence.

Photos : © Dovemed

 

HISTORIQUE DES MÉTIERS EN STATION DE SKI

 

Twitter Facebook Google Plus Linkedin  

Jeudi 23 Mai 2019

Next Tourisme 2019 : « Destination expériences - Optimiser le parcours, valoriser le voyage »,
Paris (France)

Du 23 au 24 mai 2019

6e Conférence de l’Association francophone de management du tourisme,
Perpignan (France)

Du 23 au 24 mai 2019

10es Rendez-vous de l’UNAT « L’utilité publique du tourisme, l’utilité sociale des vacances »,
Carqueiranne (France)

Du 28 au 30 mai 2019

Congrès des stations de ski du Québec (au Chateau Bromont),
Cantons-de-l’Est (Canada)