Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes

Métier en station : Nivoculteur – Snowmaker

Mercredi 30 Novembre 2011

Quand la neige ne tombe plus, quand l’hiver manque de précipitation, les hommes de l’ombre passent à l’action. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Revenons sur ces producteurs d’or blanc, ces artistes de la neige, ces virtuoses des températures.

Christian Sudret des 7 Laux.La qualité de leur travail et leur ingéniosité ont souvent été salué la saison dernière en raison des faibles précipitations et des chaleurs hivernales quasi printanières, et cela à juste valeur.
Pour les snowmaker, pas de saisonnalité : ils travaillent toute l’année. L’été, c’est entretien, remplacement, révision et vérification, et l’hiver c’est production.

A l’orée de la saison, quels que soient les massifs et les stations, ils commencent à s’activer, à redémarrer les installations. Le froid arrive et les heures vont commencer à s’accumuler. Que ce soit Christian Sudret des 7 Laux, Sébastien Rovini de Risoul ou encore Bernard Etievent de Méribel Alpina, tous insistent sur l’importance du début de saison : «la station est entre les mains de la neige de culture».
Le métier a bien évolué, fini les longues nuit à arpenter le domaine skiable, place au travail à distance. Tout est préparé et programmé la veille en collaboration avec Météo France et surtout le service de damage et dès la fermeture des pistes, le bal des enneigeurs commence. Souvent en astreinte, ils peuvent contrôler le bon fonctionnement des installations via l’écran de leur ordinateur la nuit et la qualité et l’état de l’enneigement le jour afin d’ajuster à la perfection le travail des enneigeurs une fois les derniers skieurs rentrés. En cas de problème la nuit, pas le choix : le temps de mettre une veste et d’aller sur site et il faut réparer ou ajuster le matériel afin que tout soit prêt pour le lendemain.

Bernard Etievent de Méribel Alpina.Question formation, Christian bien qu’aux 7 Laux depuis 1978 est à la neige depuis 2004 et s’est formé via les formations internes que propose la station. Complétée de manière régulière par des formations «constructeurs» et des connaissances en pneumatique, électricité, électronique et autre étude de fluide, la formation peut également se faire via le lycée de la montagne de Saint-Michel de Maurienne qui propose  un cursus d’un an, tant théorique que pratique. Pour Sébastien, électricien de formation, et Bernard, il faut également avoir des bonnes connaissances en automatisme, en mécanique et en informatique bien sûr. Pour ce dernier «il faut être polyvalent, avoir un bon esprit d’analyse, une bonne aptitude aux travaux manuels et surtout aimer le travail en extérieur et en montagne».

Pour Sébastien, pas de routine dans le métier : «toutes les journées sont différentes, rien n’est jamais pareil : le déroulement de la journée va dépendre des précipitations, de la température, de plusieurs facteurs qui peuvent faire évoluer notre travail». Christian précise qu’ils sont en effet «très tributaires du temps» et «qu’il faut donc être très réactif».

Ces travailleurs de l’ombre n’ont pas froid aux yeux, ils soufflent le froid et le chaud pour le plus grand bonheur des skieurs qui ne se rendent bien souvent pas compte du travail de ceux qui ne sont généralement trahi que par une perche ou un ventilateur crachant de la neige sur une piste. Souhaitons leur bon vent et surtout du froid pour la saison à venir.

Photos : © DR

Pour en savoir plus sur le métier de Nivoculteur

Consultez la fiche métier Nivoculteur publiée par l'ONISEP ou regardez la vidéo réalisée par Domaines Skiables de France.

 

HISTORIQUE DES MÉTIERS EN STATION DE SKI

 

Twitter Facebook Google Plus Linkedin  

Du 01 au 05 Février 2021

ISPO Munich,
En digital

Global Sports Week,
En digital

Jeudi 18 Février 2021

Webinar I-Risk « Avalanches : gestion du risque spatial et compréhension des processus de déclenchement »,
En digital

Du 18 au 21 Février 2021

Ski Union Expo 360°,
Russie

Du 08 au 10 mars 2021

Sport Achat Winter,
à Lyon - Eurexpo