Montagne Leaders fête ses 40 ans : La révolution est en marche ?

Jeudi 7 Avril 2016

Comment imaginer la montagne de demain, que nous réserve la prochaine décennie, que se passera t-il durant cette période ? Les tendances d’aujourd’hui seront-elles celles de demain ? Après avoir traité le passé et le présent du monde de la montagne et de votre magazine, intéressons nous au futur.

40 ans Montagne Leaders

Comment imaginer la montagne de demain, que nous réserve la prochaine décennie, que se passera t-il durant cette période ? Les tendances d’aujourd’hui seront-elles celles de demain ? Après avoir traité le passé et le présent du monde de la montagne et de votre magazine, intéressons nous au futur.
Alors oui, nous avons osé et nous osons. Nous osons imaginer la montagne de demain, imaginer la prochaine décennie, nous aventurer sur une pente glissante puisque qui lira cet article dans le numéro 314 d’avril 2026 de Montagne Leaders aura le sourire, se dira que nous avions soit tort, soit raison. L’entreprise est difficile mais allons y, allons y ensemble car la montagne hivernale de demain, c’est vous qui la ferez, c’est vous qui êtes en train d’en dessiner les contours comme en témoignent les nombreux dossiers présents dans ce numéro, les nombreuses tendances qui semblent se dessiner. La Chine aura organisé ses premiers Jeux d’hiver avec brio, comptera trois cents millions de skieurs qui s’expatrieront entre autres vers les domaines skiables français, les athlètes et entreprises tricolores auront brillé. Les Jeux Suisses de 2026 viennent de s’achever (oui nous osons la projection), les olympiades d’hiver sont enfin revenus dans les Alpes après deux éditions en Asie et tous les regards sont braqués vers l’édition 2026 de Mountain Planet. Et sinon ? Que s’est-il passé ces dix dernières années ? Empruntons la DeLorean du docteur Emmett Brown et de Marty McFly et partons vers le futur.

Passons le côté politique, les différentes élections tant présidentielles, législatives que municipales, le côté musical qui a encore réservé son lot de nouveautés et d’absurdités et qui nous conforte dans l’idée que les années 60-70 et 80 étaient les meilleures, et le volet cinématographique qui nous dévoile tous les mois sa nouveauté en 4D où le spectateur devient acteur de son film. Et en montagne ? Que s’est-il passé ?
Les plus pessimistes pensaient en 2016 que les domaines skiables situées en-dessous de 1 600 mètres allaient pâtir d’un manque de neige récurrent en 2026. D’autres, encore plus pessimistes pourraient mettre fin à cet article ou tout du moins en donner une nouvelle orientation en une phrase « Dans 10 ans ? Il n’y aura plus de neige, la montagne se sera totalement réinventée ».
L’avenir leur a donné tort car même si tous les hivers n’apportaient pas forcément leur lot de flocons, si les débuts de saison étaient parfois délicats, les progrès en termes de système d’enneigement, les politique d’équipement bien aidées par l’Acte II de la loi montagne, par une simplification et une homogénéisation des règlements et des actes administratifs et, par un soutien des pouvoirs publics ont apporté les solutions nécessaires.

 

En station comme à la maison

Sur les domaines skiables, la gouvernance mise en place dans la grande majorité des stations porte ses fruits. L’ensemble des acteurs privés et publics vise le même objectif : satisfaire le client, lui procurer une nouvelle expérience, lui faire vivre une aventure inoubliable. Les lits froids ne sont plus qu’un lointain souvenir car les politiques mises en place, notamment au travers de classes de neige devenues obligatoires pour l’ensemble des écoliers portent leurs fruits. Le renouvellement générationnel a bien eu lieu et les nombreux efforts portés par les opérateurs de domaines skiables ont payé. Mais à quoi ressemblent les domaines skiables d’aujourd’hui ? La tendance du ludisme s’est confirmée et s’est même imposée sur et en dehors du domaine skiable. Les pistes ludiques, les aménagements ludiques sont partout et ont même gagné certaines remontées mécaniques. Car oui, précédemment cantonné sur les pistes, le ludique s’est invité non plus sur les téléportés mais sur les « télétransportés ». Certains appareils s’empruntent à la verticale. Le skieur reste debout, n’a plus à s’asseoir, se fait transporter et délicatement déposer au départ de la piste. Entre temps, quelques sensations fortes à l’image de certaines attractions que nous connaissions il y a dix ans dans les parcs de loisirs. Certains « télétransportés » ont même été insérés dans des tunnels enterrés, à l’image des réseaux électriques, pour laisser plus de place sur les pistes, pour redonner au paysage de montagne toute sa majesté, sa splendeur.

L’accueil des domaines skiables nord-américains, si apprécié en 2016, a été transposé en France au travers d’un label « Accueil Plus ». Le client est dorénavant pris en charge, individuellement dès la sortie de son véhicule. Accompagné jusqu’à son logement, spacieux et accueillant, équipé des dernières technologies ; tous les objets sont connectés, les écrans télés flexibles donnent les informations de la station en temps réel : météo, accès webcam, temps d’attente aux appareils, fréquentation des pistes pour préparer la journée du client et sa soirée car il est possible d’accéder à l’ensemble des menus des restaurants de la station. Le logement est déjà tempéré et régulé suivant les besoins et les envies du client avant même son départ de son domicile. Le matin même, le frigo est rempli de mets de choix, la penderie est déjà occupée par ses vêtements de sports d’hiver, le casier ou la consigne est déjà garni par sa paire de ski et de chaussures à la bonne taille (car le client a, par avance, donné sa taille, son poids et à indiquer son niveau de ski), les cours de ski sont déjà réservés par internet. Bref, il est au ski comme à la maison, même mieux car tout a été prévu, dans les moindres détails. La dynamique engagée par le groupe Labellemontagne notamment à La Bresse-Hohneck s’est généralisée.
D’ailleurs, si les skis ont peu évolué depuis 2016 les chaussures ont à l’inverse été bouleversé. Désormais confortables en toutes circonstances, elles permettent aux skieurs de marcher non plus comme des canards ou des pingouins  mais tout a fait normalement : elles sont enfin devenues agréables à porter et à skier ! Il s’agit sans aucun doute de l’une des principales innovations de cette dernière décennie.
Mais, s’il y a bien une chose qui n’a pas changé, qui est indiscutable, inébranlable, irréfragable, irréfutable, la France a réussi à conserver la première destination mondiale pour le ski car, les vacances au ski restent irremplaçables dans le cœur de Français et de la clientèle étrangère venus profiter des dernières innovations, des appareils flambant neuf, rapides, confortables, ludiques, sécuritaires. En effet, l’ensemble du parc français est en passe d’être remplacé, le retard sur l’Autriche s’est transformé en avance : la France est au top, a regagné son aura mondiale, a retrouvé ses lettres de noblesse.

 

Une montagne entièrement connectée

Les stations n’acceptent plus les véhicules soucis environnental oblige (car oui, le Monde a compris et a pris des engagements forts et concrétisés en faveur de l’environnement et du climat), tout a été prévu pour leur permettre d’accéder au cœur des domaines skiables par d’autres moyens et notamment le transport par câble valléens. La tranquillité prime, le contraste entre la ville et la montagne procure ce bien-être tant recherché et permet ces moments de retrouvailles entre amis ou en famille. Tout est désormais aisé. Il n’y a plus à sortir ce que l’on appelait en 2016 une carte bleue, une carte de paiement. Tout se fait via son smartphone, son IPhone 17 ou son Samsung dernière génération. Il n’y a plus de paiements intempestifs, pour chaque achats ou prestations, tout est réglé en fin de séjour dans certaines stations, ou tout est directement prélevé dans d’autres qui ont misé sur une personnalisation accrue de leur offre. Dès qu’un client franchit une porte, d’un restaurant ou d’une boutique ou dès qu’il franchit le portique d’une remontée mécanique, il est appelé par son nom, son prénom, voir même son surnom pour les plus habitués des lieux.

Pour les plus urbains, pour ceux qui ne souhaitent pas déconnecter et profiter de leur séjour en montagne pour tout débrancher, de nombreux efforts ont été mis en œuvre. Le wifi très très très haut débit et la 6G sont disponibles à chaque endroit, à chaque instant et fort heureusement puisque la montagne connectée s’est généralisée depuis 2016.
L’information client et station est accessible tout le temps, partout, sur les pistes comme en dehors, de jour comme de nuit. Tout est facilité pour que le client passe un agréable séjour, skie sur les pistes les moins fréquentées. Tout est personnalisé, optimisé, même les horaires de ski. Le client veut skier tôt le matin, le matin, l’après-midi, la nuit ? Aucun problème, tout est prévu ! Les restaurateurs, hébergeurs, loueurs, l’ensemble des acteurs socio-professionnels s’est adapté aux besoins et envies du client. Tout est fait pour mieux répartir les flux de skieurs, pour éviter les embouteillages, les trop longues minutes d’attente. Le client à l’impression d’être seul, d’être privilégié, que toutes les attentions lui sont portées. La montagne hivernale de 2026 n’a vraiment plus rien à voir avec celle de 2016 si ce n’est qu’elle est toujours blanche et accueillante.

La montagne nous offre le décor, à nous d’inventer l’histoire qui va avec. « Dans la vie tu as deux choix le matin : soit tu te recouches pour continuer de rêver, soit tu te lèves pour réaliser tes rêves » Quel sera votre choix ? Le nôtre est déjà fait et nous vous l’avons dit dès le préambule, vous lisez en avant-première le numéro 314 de Montagne Leaders.

 

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