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Pistes de ski mythiques : La Combe de Caron - Val Thorens

Vendredi 7 Octobre 2011

A 3 200 m d’altitude, la Combe de Caron est considérée comme la plus haute des 3 Vallées. Les évolutions du glacier sommital de la combe de Caron lui confèrent d’année en année, l’originalité d’avoir un profil et un tracé changeants. Cette combe naturelle est desservie depuis 1982 par le téléphérique du Caron qui était à l’époque le plus important du monde.

Combe Caron à Valthorens
 

  • Date de création : 1981/1982
  • Altitude au départ : 3 200 m
  • Altitude à l’arrivée : 2 300 m
  • Longueur : 2 221 m
  • Dénivelé : 900 m
  • Pourcentage moyen de la pente : 41 %

 

 

 

Une dure à cuire

Alain BenoîtL’ histoire de la Combe de Caron commence en 1982. Le téléphérique le plus long du monde à l’époque est construit sur le secteur : à appareil hors norme, piste hors norme, longtemps la plus haute des Trois Vallées. Et à entendre Alain Benoît responsable Qualité Sécurité Environnement du Service des pistes de Val Thorens, cette piste leur en a donné du fil à retordre !
« A l’époque on n’avait pas de treuil pour damer les parties les plus raides de la piste, c’était du damage artisanal, à la force de nos jambes ».
La Combe de Caron se mérite bien sûr, mais elle sait se montrer généreuse. Au sommet, un panorama majestueux, une vue à 360° sur tous les sommets des Alpes, de quoi vous couper le souffle avant que la piste ne se charge de vos jambes ; la Combe de Caron, une piste qui a du caractère…

 

Piste La Combe de Caron à Val-Thorens

 

DianeigeLouis Guily, PDG Dianeige

La Combe de Caron,
Une droite dans le sillage parfumé du glacier

Louis Guily, PDG DianeigeNous sommes dans la vallée des Bellevilles, à Val Thorens, station la plus haute d’Europe à 2 300 mètres d’altitude, l’un des joyaux du domaine skiable des Trois Vallées.
Ici, tout est sous l’emprise de la neige et du minéral, duo tango évoluant au gré des temps.
Orchestré et inspiré par les humeurs des séquences de neige, le paysage se réinvente chaque saison.
Ciseleur des neiges, aiguisant les brillants, le vent à ses heures s’invite et aide à l’improvisation du « snow design ».  
Sur la crête, entre Tarentaise et Maurienne, entre “Val Tho” et Orelle, entre ciel et neige, l’arrivée au sommet de la cime Caron, toujours, impressionne.
Le métal s’agrippe au minéral. Les flots de piétons et épris de glisse  en tout genre déferlent. L’œil est subjugué par le panorama tissé de fil de crêtes à l’infini.
Un brin de glisse sur la large crête, partie de cache-cache avec l’entrée de la Combe de Caron :
une amenée en douceur par un discret boulevard se faufilant, avec courbes et droites, entre les premiers rochers en barres. L’interruption est brutale. Le mur de bosses s’impose droit dans la pente, cap au nord. Dans les décors, les free-riders s’échappent honorant les quelques couloirs enchevêtres de stries rocheuses : erreurs d’appréciations s’abstenir. Le ton est donné. « Noir c’est noir ». De monde aussi...
Tout le monde en rêve, seuls les plus hardis la font. Certains, inquiets par le fil de pente, traversent le cirque glaciaire à la recherche du premier rebond.
Après cette première séquence engagée, un premier replat s’avance. Juste le temps de se recaler dans l’axe avant de s’engager dans un étranglement dont le nœud coulisse selon l’épaisseur d’enneigement. La Combe de Caron est dans le dédale, vif contact avec la roche. Celle-ci se compose de strates épaisses polissées par la glace, et d’immenses blocs laissés sur place par la fracture du temps géologique.
Quelques virages de plus et l‘horizon se dégage. Mais le fil de pente reste soutenu. Dans le ventre glaciaire, la piste reste imperturbable ; concentrée sur l’axe au plus droit.
Le regard plonge sur la vallée et les toits des Menuires, glisse et perspective...
Un étage au-dessus, le fil d’araignée du téléphérique de la cime Caron enjambe la combe à la vitesse de 11 m/s. Les deux sont miroirs. L’un assure le spectacle à l’autre.
Le téléphérique (1 500 p/h) a été construit en 1981-82 par Pomagalski associé au suisse Habegger.
Les cabines de 151 places viennent d’être renouvellées. En moyenne, sur les 10 dernières années, ce n’est pas moins de 767 319 personnes (record durant l’hiver 2002/2003 : 896 697 passagers) transportées.
Jean Bourcet, directeur général de la SETAM, témoigne : « Le téléphérique a produit 212 483 voyages depuis son ouverture et parcouru 873 305 km. Les cabines ont été étudiées pour accrocher dessous une dameuse afin de pouvoir damer depuis le haut, dans le cas où les chutes de neige seraient surabondantes. Ce scénario ne s’est jamais produit. Mais à 2 reprises, a été montée une pelle araignée (10 t) pour des travaux urgents alors que la neige recouvrait tout » .
Les premiers aménagements de la Combe de Caron datent du début des années 80. Signe des temps qui changent : moindre enneigement et adaptation des standard de la préparation des pistes à la demande de la clientèle, d’autres reprofilages ont été engagés à chaque décennie.
Cet été encore, les ajustements se poursuivent. Yves Bonnemains, directeur de la Régie des Pistes, explique que le nouvel aménagement de l’entrée va améliorer l’amorce de la piste et faciliter la préparation de la neige.
A ces altitudes, les saisons sont longues et l’enneigement, en règle générale, est de grande qualité : un bon grain élevé au naturel. La Combe de Caron, comme toute piste sollicitée, n’échappe pas à une préparation précise et régulière (tous les 2 jours – durée d’intervention 6 à 8 heures).
Durant la saison 2009/2010 le nombre d’heures consacrées à la préparation de la Combe a été de 550 heures dont 240 effectuées par dameuse à treuil.
Aux commandes du service de damage :
Gilles Jay qui orchestre 25 dameurs dont 15 sont qualifiés « treuils ». A noter que le snowpark est géré par le Club des Sports qui emploie 3 dameurs et utilise 2 dameuses supplémentaires. Alain Benoît (responsable QSE du service des pistes de Val Thorens) et Jean-Marc Chabert, responsable du service des pistes, précisent qu’environ 75 % des pistes sont préparées chaque soir.
Organisées en 2 postes, les opérations de damage éprouvent les matériels. Afin d’assurer la disponibilité du parc de dameuses, Christophe Sollier et son équipe planifient et organisent les interventions.
Sous la houlette de René Jay (responsable du secteur) les pisteurs-secouristes (6 sont affectés au secteur pour 4 opérationnels par jour) préviennent les risques et veillent au bien-être de la clientèle en ces hauts et vastes lieux.

 

Photos : © DR, Kaliblue

 

HISTORIQUE DES PISTES MYTHIQUES

 

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