Pistes de ski mythiques : La piste du Diable - Les Deux Alpes

Jeudi 17 Février 2011

Exposée sud, sud-ouest, la piste Diable des Deux Alpes présente une pente soutenue sur toute sa longueur. Visible depuis la station, cette piste naturelle est très appréciée des skieurs, et son tracé large et vallonné de quelques mouvements la rend très agréable. A la création de la station en 1946, elle fut l’une des premières pistes d’altitude accessibles aux skieurs grâce à une télécabine.

  • Date de création : 1946
  • Altitude au départ : 2 393 m
  • Altitude à l’arrivée : 1 650 m
  • Longueur : 2 200 m
  • Dénivelé : 743 m
  • Pourcentage moyen de la pente : 33 %

La Diable au corps…

La piste du Diable - Les Deux Alpes Depuis le sommet à 2 450 m, la piste Diable annonce la couleur : rouge ? Non, noire ! Au menu, vue imprenable sur la vallée du Vénéon et le plateau des Deux Alpes, exposition sud/sud ouest, neige de qualité ; c’est parti pour une descente de 4,5 km au pourcentage moyen de pente de 33 %. « Visible depuis la station, cette piste est très large et son exposition garantit une neige de qualité pour un ski aisé » explique Thierry Hugues, chef d’exploitation de Deux Alpes Loisirs. « Vitrine de la station, elle a depuis sa création attiré et laissé un souvenir impérissable à tous ceux qui se sont lancés à l’assaut des 800 m de dénivelé. Mythique par sa situation, la piste Diable a aussi fait l’histoire ; elle fut un temps le théâtre de nombreuses courses de descente tant au niveau national qu’européen. » On l’a bien compris avec cette piste, les amateurs de glisse et de dénivelé sont servis et en prennent pleins les jambes ; de quoi tenter la Diable !

 

DianeigeLouis Guily, PDG Dianeige

Dans les alpages, l’envolée du Diable

Louis Guily, PDG Dianeige

Appuyée sur le promontoire bordant le plateau des Deux Alpes (réunion des alpages des communes de Mont de Lans et de Venosc) et surplombant, dans le même temps, la vallée de Venosc, la piste du Diable s’impose fièrement dans ce paysage de montagnes de fort caractère. Nous sommes ici dans le massif de l’Oisans non loin du Parc National des Ecrins. Plus haut, entre 3 200 et 3 600 m s’étire le Dôme de Mont de Lans avec son glacier qui accueille snowboarders, skieurs, promeneurs à toutes les saisons. A gauche, la Roche de la Muzelle et ses glaciers suspendus guident le Vénéon qui serpente plus de deux mille mètres plus bas défilant au sein de couverts forestiers. Aérienne, la piste du Diable engage son long vol et plonge vers l’urbanisation étirée sur le magnifique plateau des Deux Alpes autrefois royaume des paisibles troupeaux. Plan de la piste du Diable - Les Deux AlpesL’été, ils arpentent et participent à l’entretien des alpages suspendus. D’ailleurs, souvent ils savourent trop précocement l’herbe nouvelle recouvrant les récents aménagements de pistes de ski. Dans cet alpage revêtu du blanc manteau, la piste du Diable, gente locataire, a fière allure. D’un seul trait, elle relie les Crêtes de 2 300 m au plateau plus bas à 1 600 m – 700 m d’un seul tenant, une ligne franche, un fil à plomb.
La partie supérieure est soutenue mais propose des possibles changements de rythme en surfant sur de longues ondulations. Dans la seconde partie, ne comptez plus sur les variations de pente pour vous donner du répit. La piste s’est « diabolisée », gardienne des courbes en rythme, elle est devenue génératrice de vitesse... mais uniquement pour les pratiquants aguerris. Ce fil de pente tendu, invariable, long est omniprésent.

Que la neige soit douce ou légèrement transpirante au printemps, en dépit d’une préparation de manteau neigeux toujours exemplaire, les muscles se durcissent, les courbes s’enchaînent, les carres s’accrochent tandis que le regard plonge sur le Vénéon : intense plaisir, doux mélange de glisse de surplomb, de vertige... un régal ineffable.
Indissociables dans ce paysage, la télécabine (création de la 1ère génération dans les années 50 – l’actuelle sera bientôt remplacée) et la piste du Diable, forment un couple diabolique tissé et tendu dans le même fil de pente. L’une est le miroir de l’autre. Ceux qui descendent assurent le spectacle de ceux qui remontent tout en se reposant.
Point de repos en revanche pour le service de damage avec ici un maître mot, « conservation de la neige à tout prix ». Exposition au soleil, forte pente, quelques effets nocifs du vent : les ingrédients de l’adversité assurent leurs combinaisons. Pourtant les enjeux sont de taille : une élégante et vaste vitrine, un ski « propre » couplé à du ski « retour ». La piste du Diable, en noire, se partage les retours avec l’autre star, piste noire, de la station la Combe Valentin et le Chemin des Demoiselles (>20 000 passages à la journée). Autant dire que le manteau neigeux souffre. Il est quotidiennement chahuté, étiré, déformé. Point de neige de culture pour armer le manteau neigeux. Unique ingrédient, la neige naturelle est saupoudrée sur une somptueuse largeur. A certains endroits, celle-ci égale 200 mètres. Mais la vraie « culture piste » initiée voici plus de 15 ans par Henri Brac De La Perrière et Gérard Frayssinet, encore récents dirigeants de Deux Alpes Loisirs, ont porté leurs fruits. Les équipes très expérimentées en charge de la préparation des pistes mettent en œuvre un vrai savoir-faire. Sous l’impulsion de Christian Régnier, responsable du service de damage (39 dameurs dont 6 chefs d’équipe – 18 dameuses dont 7 treuils – 28 000 heures de production, y compris la préparation du glacier l’été) les dameurs, organisés en 2 postes de travail, opèrent en ballet. Inlassablement sur cette descente du Diable, les dameuses à treuil mouvementent chaque jour la neige durant 4 heures. Lorsque les situations se compliquent, il faut compter le double ou le triple de temps. Sous la houlette de Thierry Hughes (chef d’exploitation), de Guillaume David (responsable du secteur), de Bruno Bouillard (responsable PIDA), les équipes de pisteurs se relayent pour prévenir, anticiper, informer, échanger avec les pratiquants. Ils se définissent comme les « ambassadeurs du plaisir », garants de la sécurité, gardiens du bien-être et de la sérénité de leurs hôtes.... le Diable a lui aussi ses anges...

 

Photos : © DR, Kaliblue

 

HISTORIQUE DES PISTES MYTHIQUES

 

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