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Pistes de ski mythiques : La piste Verte - Les Houches

Vendredi 17 Février 2012

Le nom de cette piste peut prêter à confusion, mais la piste Verte des Houches est bien une noire dont l’historique comporte de nombreux grands évènements. Au pied du Mont Blanc, elle accueille d’ailleurs chaque année la descente hommes de la Coupe du Monde de ski alpin du Kandahar.

  • Pistes de ski mythiques : La piste Verte - Les HouchesDate de création : 1947
  • Altitude au départ : 1 871 m
  • Altitude à l’arrivée : 1 001 m
  • Longueur : 3 343 m
  • Dénivelé : 871 m
  • Pourcentage maximal de la pente : 74 %
  • Pourcentage moyen de la pente : 27 %
  • Entreprises en charge du tracé: SA SEPP
  • Homologation FIS : Coupe du Monde de descente et Slalom hommes
  • Dernière compétition accueillie : Championnats du Monde Junior, Géant hommes 2010, Géant Dames 2010

 

Verte mais que de nom

Ne vous fiez pas à son nom, la Verte des Houches n’a rien d’une verte et tout d’une grande, d’une très grande même !
Avec la piste Oreiller Killy de Val d’Isère, c’est l’une des deux pistes de descente Homme de Coupe du Monde en France. Elle est considérée par les meilleurs descendeurs comme l’une des plus belles du circuit. Derrière cette légende, une machinerie bien rodée, une organisation titanesque pour que la Verte s’offre chaque année, parée de ses plus beaux atouts… Sous ce manteau impeccable, ce tracé au millimètre, des heures de dur labeur :
il faut vérifier toutes les installations, passer en revue la tension des câbles, les ancrages au sol, les filets,… le cahier des charges de la FIS est strict et rigoureux ; rien n’est laissé au hasard.  
Car cette piste est bien plus qu’une piste c’est une légende !!

Plan de piste de ski mythiques : La piste Verte - Les Houches

 

DianeigeLouis Guily, PDG Dianeige

La Verte & le Kandahar, couple mythique, égérie d’un territoire

Louis Guily, PDG Dianeige

La Verte des Houches fait partie du club très fermé des pistes associées à des épreuves mythiques. Le Kandahar et la Verte des Houches partagent le même lit neigeux depuis 1948, date d’arrivée de cette épreuve dans la vallée de Chamonix.

Créée en 1928 par Arnold Lunn, l’Arlberg Kandahar s’est déroulée successivement dans les stations de l’arc alpin comme à St-Anton, Mürren, Garmisch PartenKirschen, Sestrières et autres stations renommées...
Inséré dans l’écrin du massif du Mont-Blanc, le superbe couple a engendré nombre de champions, dont beaucoup sont entrés dans la légende.
De l’après-guerre à aujourd’hui, le parcours n’a certes pas été un long fleuve tranquille mais il a réussi à résister grâce à la volonté, à la ténacité des acteurs du territoire.
La Verte et le Kandahar, forces d’adaptation, ont ainsi, de courbes en virages, de cassures en trajectoires, traversé les âges, subi les mutations pour satisfaire chaque année les compétiteurs et garantir le plaisir à des milliers de skieurs de tout niveau, venus des quatre coins du monde.  
Nombre de champions avérés ou en devenir ont pris position et inspiration lors de ce départ magique face aux pieds des géants des Alpes. Les yeux dans les yeux, le temps d’un éclair, avec le Mont-Blanc, l’Aiguille du Bionnassay et son impressionnant glacier...
La rampe de lancement est ample, vaste, et inspire confiance. Mais quelques secondes après le jaillissement, s’invite déjà « la cassure », terrible rupture de pente. Elle suggère le premier saut à plus de 50 mètres. La piste se referme alors dans une superbe combe en amphithéâtre : bâtie pour le spectacle. Les bancs de conifères ourlent les contre-pentes manucurées et s’alignent devant l’engagement des compétiteurs qui viennent juste d’absorber la première marche de cette grande cascade de neige.
En cet endroit, l’angle droit marqué de La Verte est somptueux. La courbe négociée permet de se retrouver dans la superbe perspective du village des Houches, de la vallée de Chamonix dans son entier, et de l’Aiguille Verte en point de mire.
Le skieur amateur de paysage aura pris le temps, lui, de savourer les beautés avec défilé de ténors en premier plan : le dôme du Goûter, le Mont-Blanc du Tacul, l’Aiguille du Midi...
Lancé dans le toboggan blanc, l’audacieux profite d’un peu de répit pour se replacer, avant d’affronter un nouvel angle à marquer d’un appui décisif, celui du « Rocher Blanc ». Une porte, un peu décalée, l’invite à pivoter au sommet de la bosse avant d’être avalé dans une nouvelle plongée. Les bosquets affermissent leur emprise et enferment brusquement la lumière. Ombre et lumière, le contraste annonce le magistral « goulet » : l’étau s’est resserré, la pente s’est cassée nette. Silence... le temps d’un deuxième vol...  quelques ricochets plus tard, le compteur s’affole à 120 km/h ....
La Verte possède des bras multiples. Ils forment une gracieuse mosaïque avec les bosquets répartis. Les conifères partagent les lieux avec les feuillus créant ainsi avec la neige et le givre un graphisme féerique.
La Verte tressaute de bosse en bosse de celle à Perrot à celle du Cluz, le « S à Pessy » est avalé. A hauteur des bosses de Rupe et du Covagnet, l’atmosphère change ; à gauche à droite, les premiers hameaux et les chalets en îlots bordent les flots de la piste. L’altitude a bien changé, les caractéristiques de la neige aussi. Le saut de la route puis l’amorce du schuss Battendier annonce le dernier round. L’entrée dans le village signe le temps et met fin à cette trace éphémère.
Vient l’heure des réjouissances et de la satisfaction de l’accompli pour les champions, pour les acteurs de la vallée qui, réunis à chaque fois avec leur âme et leur cœur, cherchent à faire vibrer à l’unisson leur territoire, leur vallée. Ils se sont retrouvés pendant l’année et surtout depuis l’arrivée des premiers flocons pour créer l’évènement. Sous la houlette de Marc Battendier, chef de piste descente et de Manu Yout, chef de piste slalom, s’engagent le Club des Sports, les Ecoles de ski, la Compagnie des Guides, la prestigieuse école de l’ENSA, le PGHM, les CRS, les lycéens « section montagne & ski », et tous les bénévoles. Tous forment ainsi la famille du couple mythique....
Belle d’un jour pour la compétition, la Verte l’est sur toute la saison pour ses skieurs, snowboarders, admirateurs. Comme les stars, elle demande toutes les attentions. Les équipes de Michel Gehin, chef d’exploitation du site des Houches, et de Nicolas Nachbaur, responsable du service des pistes, veillent à la qualité de son apparat. Les profils et contours variés réclament un damage soigné, précis, entrepris par Gérard Decruy, responsable du service, et ses 6 dameurs.
Sur la saison, la Verte les sollicite durant environ 500 heures dont 150 heures pour la compétition auxquelles s’ajoutent les 50 heures de transports en tout genre.
Les ingrédients en neige de culture (installation sur la totalité du tracé depuis 2002) sont distillés par « 43 enneigeurs pour un volume d’eau consommé de l’ordre de 60 000 m3 » précise Fred Bayet, chef d’exploitation adjoint et responsable du service de nivoculture, qui bénéficie pour la production et la maintenance de l’installation du concours de Vincent Delanegra.
Dans quelques jours, la Verte émeraude et le Kandahar, couple mythique, ont de nouveau rendez-vous avec l’histoire, pour écrire une nouvelle page...

 

Photos : © DR, Kaliblue

 

HISTORIQUE DES PISTES MYTHIQUES

 

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