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Quand les remontées mécaniques font leur cinéma !

Mercredi 18 Septembre 2013

Dans ce dossier, Montagne Leaders vous propose un tour d’horizon (non exhaustif) des remontées mécaniques qui ont fait leur apparition au cinéma. Téléphérique, télécabine mais aussi télésiège et téléski, si pour le grand public certaines de leurs apparitions sur grand écran sont passées inaperçues, pour vous professionnels de la montagne, vos yeux aguerris n’ont pas pu passer à côté, alors Action !

Le Roosevelt Island Tramway sur la toile

Cinéma et télécabineLe Roosevelt Island Tramway a lui aussi fait son cinéma. Cible d’une attaque terroriste, lieu de prise d’otages ; zoom sur quelques scènes mythiques d’un appareil qui l’est tout autant.
«Les Faucons de la nuit» en 1981 avec Sylvester Stallone, «Léon», en 1994 avec Jean Reno et Natalie Portman,  ou encore «SpiderMan», en 2002 et «Dark Water», en 2005 pour ne citer qu’eux, ont mis à l’honneur, dans une ou plusieurs scènes, le fameux téléphérique. affiches cinéma montagne
Le Roosevelt Island Tramway relie le quartier de Manhattan à Roosevelt Island. L’appareil initial a été construit en 1976 par l’entreprise suisse Von Roll. Il s’agissait à l’origine d’une solution de transport provisoire, mais le tramway aérien subsista malgré tout à l’ouverture en 1989 de la ligne F du métro desservant l’île. Dès son entrée en service, le succès fut au rendez-vous. Il faut dire qu’en plus d’assurer un transport efficace, le trajet aérien, de par la vue sur la ville offerte depuis la cabine, reste un moyen de déplacement des plus agréables ! A tel point, d’ailleurs, que quand l’île fut desservie par la ligne F du métro en octobre 1989, il a finalement été choisi de conserver l’exploitation du téléphérique.

Avec 2 millions de passagers par an, l’appareil provisoire était, entre temps, devenu un moyen de transport apprécié, rapide, original, et, au-delà, une attraction à part entière, popularisée sur de nombreuses prises de vue ; bref, le parfait emblème de Roosevelt Island. Emblème qui en 2010 sera entièrement rénové par le constructeur français Poma. L’appareil est désormais composé de deux téléphériques monovoies parallèles à voies larges, type Vanoise Express.

 

Au cinéma, c’est l’ancienne version qui a été sous le feu des projecteurs. 

Quand les remontées méc aniques font leur cinéma !En 1981, le téléphérique se fait lieu de tournage pour « Les Faucons de la Nuit ». Sur ce téléphérique, justement, Stallone va réaliser ce qu’il considère comme la cascade la plus dangereuse de sa carrière. Accroché à un câble, il est hissé jusqu’à la cabine, au-dessus du vide. «Rien n’avait été testé et on m’avait demandé de prendre dans ma main gauche un couteau Gerber pliant, car au cas où le câble lâcherait et que j’aurais survécu à une chute de 70 mètres dans l’East River qui m’aurait entraîné dans les courants glacés à 12 km/h, j’aurais pu me libérer de mon harnais. C’était tellement stupide de croire que j’aurais pu survivre à une telle chute. Donc, je pensais que la chose la plus intelligente à faire était de se faire hara-kiri pendant la descente...» Tout se déroule finalement comme prévu.
En 1994, la jeune Natalie Portman alias Mathilda dans le film. C’est la première apparition de l’actrice sur grand écran. Mathilda emprunte le téléphérique pour une scène du film. Elle est seule, dans la cabine, survolant l’East River. 
En 2002, l’homme araignée doit choisir entre sauver Mary Jane ou les occupants du tram.
Enfin, en 2005, le téléphérique fait son apparition dans Dark Water. Dans le générique de début, lors d’une vue en plongée depuis le téléphérique, le titre «Dark water» apparaît sur les eaux de l’East River ; dans la cabine, un passager affirme froidement que Roosevelt Island ne fait pas partie du reste de la ville…

 

 

Quand le Pain de Sucre crève l’écran

Moonraker - OSS117A quel film vous font penser les mythiques téléphériques du Pain de Sucre de Rio de Janeiro ? Les plus chauvins d’entre vous répondront sûrement « OSS 117 : Rio ne répond plus » où Jean Dujardin alias Hubert Bonisseur de la Bath incarne un agent secret très “frenchie”. Les autres répondront sans hésitation Moonraker, peut-être pour Lois Chiles alias Docteur Goodhead, la James Bond Girl de ce 11e opus.

Cinéma Moonraker RioOutre les magnifiques effets spéciaux qui permettent de voir James Bond dans l’espace récupérer Moonraker, la navette spatiale américaine confiée aux Britanniques mais volée par Sir Hugo Drax, c’est surtout le duel avec Requin qui restera dans les annales de la série imaginée par Ian Fleming.

Souvenez-vous de la lutte sans merci que se livrent 007 et le Requin, qui va jusqu’à essayer de couper le câble du téléphérique avec sa « mâchoire d’acier » pour précipiter Bond dans le vide, et de leur duel sans merci sur les toits des cabines. Car oui, dans Moonraker sorti en 1979, le Pain de Sucre crève l’écran. A peine arrivé sur le tarmac de l’aéroport de Rio de Janeiro et descendu du Concorde, qu’un focus est déjà fait sur le Pain de Sucre. Ensuite, avant la lutte acharnée entre Requin et Double 07, James Bond profite, en compagnie du docteur Goodhead, du panorama qu’offre le Pain de Sucre sur la baie de Rio, sur ses plages mythiques comme Ipanema et Copacabana et bien sûr sur le Corcovado où trône le célèbre Christ Rédempteur.

 

Quand le cinéma participe à la création d’un mythe

Pain de sucre RioOui, le Pain de Sucre est mythique, d’une part de par sa géographie et son emplacement : un bloc de granite de 396 mètres de haut qui surplombe la baie de Rio et qui s’élève depuis le bord de mer, d’autre part car le Pão de Açucar n’est accessible que par téléphérique. Et c’est précisément ce ou plutôt ces téléphériques qui ont participé à la reconnaissance de la ville, du site, et qui lui ont donné une notoriété mondiale. Mais c’est également grâce au 7e art que cette image idyllique a pu s’exporter, a pu gagner les salles obscures de nombreux pays et les écrans de millions de téléspectateurs. Il suffit de voir une image de l’un des téléphériques du Pain de Sucre pour savoir que la scène se déroule à Rio de Janeiro.
C’est en 2012 que les téléphériques du Pain de Sucre ont fêté leur 100e anniversaire : un siècle d’exploitation et de légende. Les personnalités qui l’ont fréquenté sont nombreuses – John Fitzgerald Kennedy, Sting, Albert Einstein, Ronaldo – et les films mettant en avant l’appareil sont légion. Avec les projets dont fait l’objet le site, qui pourrait être relié à d’autres collines aux alentours, nul doute que d’autres caméras devraient se tourner vers le Pain de Sucre à l’avenir, d’autant plus que la Coupe du Monde de football et les Jeux Olympiques d’été se profilent…

 

 

Son nom est Bond

Le SchilthornEt oui, 007 a bien évidemment goûté aux joies de la neige et des sommets. Dans «Au service secret de sa majesté», James Bond alias Georges Lazenby a dévalé les pentes enneigées du Schilthorn, en Suisse.

On y accède par un téléphérique à quatre tronçons qui, avant d’accueillir le plus célèbre agent secret du monde, a connu quelques difficultés. Après la mise en service en 1967 des premiers tronçons, depuis le fond de la vallée, les travaux furent interrompus faute de moyens financiers. Durant l’hiver 1967/68, les producteurs de James Bond, Broccoli et Saltzman, cherchèrent un endroit adéquat pour le tournage du film «Au service secret de Sa Majesté». Le Schilthorn était l’endroit idéal. Le SchilthornLa société de production finança donc les travaux nécessaires à la finition du bâtiment au sommet, dont le célèbre restaurant tournant Piz Gloria, en échange d’un droit d’utilisation exclusive pendant la durée du tournage.

L’étage inférieur du restaurant accueille d’ailleurs depuis, une exposition consacrée à James Bond avec des vidéos extraites du tournage. Pour les besoins du film, de très impressionnantes cascades seront mises en boîte sur site : une glissade le long d’un câble de téléphérique, une poursuite en bobsleighs, du stock-car sur la neige, rien n’est épargné à l’équipe de tournage. Les 2/3 du film se dérouleront là haut. James Bond est même, à un moment, enfermé dans la machinerie du téléphérique qui ne possède en fait qu’une seule cabine ; et il s’enfuit par le trou qui permet aux câbles porteurs et au câble tracteur de rentrer dans le bâtiment des machineries.

Côté tourisme, les lieux de tournage de bon nombre de films se transforment après coup en haut lieu touristique, ils deviennent ainsi des destinations très populaires pour les fans de cinéma. En plus de l’exposition permanente au Piz Gloria, le restaurateur est allé encore plus loin, en proposant un petit déjeuner «James Bond 007» mais attention, la Vodka-Martini n’est pas comprise !

 

 

“Quand te reverrais-je pays merveilleux ?!”

Affiche les bronzés font du ski

Que serait un dossier dédié aux remontées mécaniques dans le cinéma sans le célèbre télésiège sur lequel notre Jean-Claude Duss national est resté coincé. C’est sur le TSF2 Santel, à Val d’Isère qu’il a poussé la chansonnette une partie de la nuit avant de sauter.

Cet appareil a été depuis remplacé par le TSD4 Bellevarde mais est rentré dans la postérité grâce «Aux bronzés font du ski».

La scène, mais aussi tout le film font indéniablement partie du patrimoine de la station, et c’est la raison pour laquelle, l’hiver dernier, «Jean-Claude» était de retour à Val d’Isère !

Quand te reverrais-je pays merveilleux Un mannequin portant la tenue orange de l’acteur dans le film a ainsi été placé sur un télésiège du village et grâce à un système de capteurs, ce faux skieur entonne même le fameux «Quand te reverrai-je, pays merveilleux». De quoi surprendre les touristes et faire revivre ce mythe à tous.

Mais d’autres remontées mécaniques sont à l’honneur dans le film. Souvenez-vous, quand Nathalie, alias Josiane Balasko, voit sa combinaison entièrement déchirée par une perche de téleski. S’il a été démonté depuis, nul doute qu’il fait encore parler de lui quand on évoque le film.

On ne pouvait évoquer les Bronzés et Val d’Isère sans avoir un pensée pour le fameux moniteur de ski qui tentait d’enseigner « le planté de bâton » à Jean-Claude. Fernand Bonnevie, moniteur à la ville comme à la scène nous a quitté ce printemps, à l’âge de 98 ans. Nous ne manquerons pas de penser à lui quand «pour nous récompenser de nos efforts, nous irons boire un bon verre de vin chaud» !

 

 

Coup de projecteur sur le TMB

Malabar PrincessArriver à Chamonix par le viaduc des Egratz et découvrir, au fil des virages et tunnels, un panorama à couper le souffle, sûrement l’un des plus beaux paysages de montagne de France et même du monde, est inoubliable, et Gilles Legrand, réalisateur français, ne pourra pas dire le contraire.

Avec lui, la citation «la montagne nous offre le décor, à nous d’inventer l’histoire qui va avec» prend tout son sens. Est-ce pour cela qu’il a choisi Chamonix et le massif du Mont-Blanc comme décor de son film Malabar Princess ? Oui, mais surtout pour aborder le crash aérien de l’appareil du même nom qui sert de toile de fond au film.

Malabar PrincessEn effet, Tom, un enfant de huit ans incarné par Jules Angelo Bigarnet, est fortement perturbé par la disparition de sa mère quelques années plus tôt et part vivre un an chez son grand-père, Gaspard alias Jacques Villeret, dans le massif du Mont-Blanc.

Curieux, le petit garçon pousse son entourage à livrer certains secrets de famille alors qu’au même moment on découvre encore les débris du Malabar Princess, un Lockheed L-749 Constellation d’Air India International qui a percuté le Mont-Blanc le 3 novembre 1950 alors qu’il assurait la liaison Bombay-Londres via le Caire et Genève.

 

Le Tramway du Mont-Blanc : la star du casting

Outre un casting impressionnant avec notamment Jacques Villeret, Michèle Laroque, Clovis Cornillac et Claude Brasseur, c’est surtout le TMB, Tramway du Mont-Blanc, qui incarne un véritable personnage. Conduit par Jacques Villeret, le train à crémaillère le plus haut de France est l’une des stars du film et fait de multiples apparitions.

Inauguré en 1909, le Tramway du Mont-Blanc permet depuis les communes du Fayet ou de Saint-Gervais, d’accéder au Nid d’Aigle qui culmine à 2 380 mètres d’altitude, juste devant le glacier de Bionnassay. Tramway Mont-BlancSix arrêts permettent aux randonneurs l’été et aux skieurs l’hiver, d’accéder à des sentiers piétonniers qui offrent une magnifique vue sur les sommets, dont le mythique Mont-Blanc, ainsi qu’aux pistes des Houches, l’un des cinq domaines skiables de Chamonix. A vocation touristique, le tramway du Mont-Blanc permet également aux alpinistes d’accéder aux refuges du Goûter et de Tête Rousse, point de départ de l’ascension vers le sommet du Mont-Blanc.

La majeure partie du film se déroule avec les voies du TMB en guise de tableau de fond, mais Malabar Princess n’est pas le seul film à suivre une ligne très prisée par les cinéastes puisque Jean-Pierre Mocky dans «Agent Trouble» en 1987 s’était déjà servi des rames du TMB pour y tourner quelques scènes de son film.

 

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