Revégétalisation : L’avenir est dans le pré

Lundi 9 Août 2010

Dans une année internationale consacrée par l’Organisation des Nations Unies à la biodiversité, la rédaction de Montagne Leaders aborde le thème de la revégétalisation des domaines skiables. Tous les massifs sont concernés et toutes les stations y sont confrontées dès lors qu’elles engagent des travaux sur leur domaine, que ce soient des travaux de terrassement pour re-modeler une piste, l’extension du réseau de neige de culture, aménager une nouvelle retenue collinaire ou même implanter ou déplacer une remontée mécanique.

revégétalisation montagne

La revégétalisation ? C’est tout simplement l’opération qui vise à introduire une strate herbacée ou arborée dans un site, afin de l’insérer dans le paysage et de limiter les impacts négatifs sur l’environnement, comme l’érosion. C’est donc un processus volontaire de replantation et de reconstitution du sol des terrains perturbés par l’homme.
C’est le RTM, Restauration des Terrains de Montagne, qui a fait figure de précurseur en prenant le thème de la renaturalisation en montagne à bras le corps, suite aux crues catastrophiques de 1850-1860 qui ont donné lieu aux lois RTM de 1864.
Depuis les années 1960-1970, l’essor des stations et donc des aménagements a eu une influence sur les paysages de montagne. Absente du Plan Neige de 1960, la réhabilitation du couvert végétal va commencer à être prise en considération avec la loi Montagne de 1985 : « il faut protéger les équilibres biologiques et écologiques et préserver les sites et paysages ».
Mais la véritable prise de conscience collective interviendra avec la Conférence de Rio en 1992. Le Sommet de la Terre a consacré de nouvelles notions comme la protection de l’environnement et de la nature. Selon Alain Bédécarrats, chercheur au CEMAGREF de Grenoble, il s’agit là d’une véritable révolution culturelle.

revégétalisation

Les précurseurs de l’engazonnement

Les aménageurs, les services des pistes, les sociétés en charge des remontées mécaniques et les maîtres d’œuvre n’ont pas attendu pour se soucier de l’avenir de leur paysage, de leur économie, de leur patrimoine. Tour à tour, les stations ont cherché le meilleur moyen d’enrayer l’érosion de leur domaine skiable et d’intégrer au mieux leurs aménagements dans le paysage.
Les premières solutions trouvées, souvent par les services des pistes, n’étaient pas totalement satisfaisantes, les terrains restaient bien souvent littéralement cicatrisés et les stigmates des travaux encore trop visibles, ce qui accentuait l’érosion du sol.
Le développement des activités d’été avec la randonnée et à moindre mesure, à l’époque, les activités deux roues, ont également contribué à faire changer les mœurs. Il fallait une belle montagne, une montagne qui donne envie d’y venir poser ses bagages. Dans l’esprit de la plupart des touristes, le mot montagne renvoie à la couleur verte, aux alpages à perte de vue, une verdure reposante et attrayante. Il fallait donc agir. Au début des années 1980 un consortium de stations va demander de l’aide aux différentes institutions, dont le SEATM et le CEMAGREF de Grenoble. Ce dernier va alors mettre en place une équipe spécialisée pour tenter de lutter contre l’érosion et contre ces « trouées qui mitent le paysage ».
Les stations voulaient également répondre à deux objectifs. À long terme, les semis devaient entraîner le retour des espèces autochtones afin de favoriser la reconstruction de l’écosystème d’origine, et à court terme, il fallait obtenir rapidement et durablement de la végétation au fort pouvoir racinaire pour qu’elle retienne le terrain. Vont alors être préconisés la reconstitution du couvert végétal et le contrôle de l’écoulement des eaux. De nombreux travaux de recherche en laboratoire ont été entrepris afin de définir quelles espèces convenaient le mieux aux besoins exprimés. De multiples tests sur le terrain ont suivi afin de parfaire les mélanges et les variétés, notamment aux Arcs, à la Plagne et à l’Alpe d’Huez.
Les études menées par les différents laboratoires ont révélé d’autres avantages à la revégétalisation. Outre la lutte contre l’érosion, l’engazonnement peut servir comme filtre à eau dépolluant. Les végétaux utilisés ont, selon une étude de la Société française des gazons, une capacité de fixation des éléments chimiques importante et limitent la migration vers la nappe phréatique. Ils servent également de catalyseur de chaleur. Le gazon agit comme un appareil d’air conditionné en diminuant la température ambiante. L’impact réfrigérant généré par l’effet de transpiration des gazons verts et des plantes paysagères peut permettre de mieux fixer la neige, qu’elle soit naturelle ou de culture. Cela permet donc de damer plus tôt et plus tard dans la saison pour conserver la neige et mieux préparer les pistes. La revégétalisation participe également au contrôle de la pollution atmosphérique par la photosynthèse : le gazon absorbe le CO2, l’assimile et libère de l’oxygène. Les pistes deviennent donc, une fois renaturalisées, les poumons des stations et des vallées environnantes.

 

Rendre à la montagne toute sa beauté

Tous les grands travaux d’aménagement en station se font par terrassement, parfois accompagné de minage. Le paysage s’en trouve alors malmené mais grâce à l’intervention de la main de l’homme, la végétation reprend rapidement sa place.
C’est la collectivité, ou la station, qui intègre bien souvent l’aspect revégétalisation dans le marché public, l’appel d’offre ou dans la convention qu’elle compte conclure avec les différents prestataires. L’aspect renaturalisation est pris en considération dès le début du projet, assure Frédéric Aubry, Pdg d’Agrestis. Lorsque le maître d’œuvre intervient, il réalise une étude préalable, une étude d’impact, demande toutes les autorisations administratives et trouve toutes les solutions pour rendre le projet conforme aux attentes exprimées. Christian Excoffon, Pdg de la société Abest, assure que dans tous les programmes, l’aspect reverdissement est primordial et impératif. Bien souvent, les différentes phases des travaux sont décrites dans un cahier des clauses techniques, terme barbare englobant le détail de toutes les phases du projet avant le commencement des travaux. Ce cahier est établi en amont du projet par le maître d’ouvrage. Il contient toutes les étapes nécessaires à la revégétalisation : le décapage ou non de la terre végétale lors du démarrage des travaux, la remise en place ou non de la terre d’origine, l’utilisation ou non de l’étrépage, le type de semence à utiliser ou encore les délais de livraison du chantier.
La réhabilitation du couvert végétal n’est pas un acte isolé dans les travaux d’aménagement de la station. Sa réussite ne repose pas seulement sur les semences et les techniques utilisées, elle dépend de toutes les étapes antérieures, mais aussi des étapes postérieures : piétinement du sol, circulation d’engins et pâturages bien sûr.

Avant de revégétaliser, de semer les graines et d’y ajouter les différents additifs qui favoriseront la pousse, il faut bien préparer le sol. Pour ce faire, il faut drainer le terrain, anticiper les premières pluies qui peuvent être dévastatrices. Les sols sont véritablement nus, dépourvus de toute végétation et donc à la merci du phénomène érosif. Des rigoles sont creusées souvent au bulldozer, afin de protéger le terrain contre ces premières pluies. Il est rare que dans un tel projet le terrain soit entièrement dépierré, car les roches seront utiles dans le processus de réhabilitation du couvert végétal. Les cailloux présents sur le terrain remonteront avec la pluie et seront indispensables pour garder l’humidité du sol. Le printemps d’après, on fera rouler les cailloux dans les rigoles pour les combler et ainsi casser les dévers précédemment formés.
Après minages et terrassements, il peut manquer de la terre végétale. Ce manque se ressent surtout  avec l’altitude. Selon les professionnels interrogés, il est plus facile et moins cher de revégétaliser autour de 1 500 à 1 800 mètres qu’à
2 700 mètres d’altitude. Alain Bédécarrats précise qu’au-delà de cette altitude, la revégétalisation pose problème en ce qui concerne l’enracinement des végétaux et quant aux choix des semences à utiliser du fait de la faible épaisseur de terre. À ces altitudes, il y a également de fortes contraintes climatiques : vent, amplitude thermique importante et période de végétation plus courte du fait d’un enneigement prolongé, qui ne favorisent guère la réhabilitation du couvert végétal.
Il est important de réutiliser, si possible, la terre végétale d’origine. Riche en humus et en micro-organismes, elle favorise le développement des semences. Si la terre végétale utilisée provient des zone différentes et surtout d’altitudes différentes, elle n’aura souvent pas les mêmes propriétés et pourra même contenir des semences de plantes non adaptées au milieu sur lequel elle va être déposée ou compactée.
En cas de manque de terre végétale, les professionnels de la filière ont mis au point des solutions. Après de nombreux tests, l’utilisation de compost en tant qu’amendement a été privilégiée. On distingue le compost végétal, issu des déchets verts, et le compost issu des stations d’épuration. Le compostage est économiquement et socialement acceptable :
il participe au développement durable. Les pistes de ski deviennent alors une des voies de recyclage privilégiée. La réglementation française et européenne balise ce procédé et encadrent l’usage de ces composts. Une fois le terrain stable et enrichi, reste à choisir les semences. Les stations ont d’abord fait des essais, qui se sont révélés plus ou moins concluants, puis se sont tournées vers l’extérieur afin d’avoir des conseils plus avisés. Encore une fois, c’est le CEMAGREF qui est venu au secours des stations.
Il n’a pas été le seul puisqu’il a participé à un véritable mouvement mondial d’études scientifiques menées sur les graines. Le Japon et les Etats-Unis ont été très actifs dans ce domaine et ont fourni de nombreux résultats et de nombreux phénotypes.
Après avoir utilisé des « fonds de grange » pour revégétaliser les pistes, les stations se sont vues proposer des espèces locales, des phénotypes améliorés génétiquement ou par croisement. Les espèces proposées par les scientifiques permettent de répondre à toutes les contraintes de climat et d’altitude, même pour les zones humides comme les retenues collinaires par exemple. Ils ont élaboré des mélanges, composés d’une dizaine de variétés différentes, en majorité par des fétuques, du fléole, des légumineuses, des espèces natives et des graminées. Le choix des stations s’est peu à peu tourné vers les espèces locales. Pour ce faire, le choix est opéré au cas par cas. Au début des travaux, on procède à un relevé floristique afin de pouvoir reconstituer le biotope originel.
Ce relevé est également réalisé car les semis de mélanges commerciaux ne constituent pas toujours une solution idéale pour les écosystèmes montagnards. L’utilisation de plantes d’origine non locale dans les opérations de revégétalisation peut présenter des risques non négligeables pour la biodiversité. Le but est de mettre en place une succession végétale. Les espèces choisies doivent proliférer rapidement et présenter une bonne capacité à retenir le sol par un enracinement profond. Elles doivent préparer le retour des populations autochtones qui seront les seules à garantir l’intégration écologique et paysagère des sites aménagés.
L’usage des semences est réglementé par l’Etat avec, entre autres la loi Barnier de 1995 qui interdit « d’introduire des plantes à la fois non originaires du site d’introduction et non cultivées », et par l’Europe avec la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe de 1979 et la directive Habitat de 1992.

 

Feu vert pour l’engazonnement

Terrassements réalisés, travaux exécutés, terrains amendés et espèces choisies, il reste à engazonner. Les stations puis les professionnels ont mis au point de nombreuses techniques. Après avoir longtemps semé à la volée ou encore à l’aide de semoirs agricoles, les professionnels ont mis au point des techniques permettant de semer plus vite, sur des surfaces plus grandes et sur des terrains très escarpés.
La principale technique utilisée est l’hydroseeding. L’hydroseeding, « ensemencement hydraulique » en français, est une technique inventée aux Etats-Unis dans les années 50 et exportée en Europe par la suite. Cette technique est idéale pour les grands espaces à revégétaliser et pour les endroits difficiles d’accès. La machine qui permet de mettre en place cette technique est communément appelée un hydroseeder. Il est constitué d’une cuve, munie à l’intérieur d’un malaxeur et d’une pompe actionnée par un moteur. Cette technique d’engazonnement a été largement adoptée par la majorité des professionnels. Elle permet, en utilisant l’eau comme support de projection, de pulvériser un mélange graines/fertilisant/fixateur, sous pression. Il entre en action tout de suite après la fin des travaux de terrassement et d’amendement du terrain pour que les semences aient le plus de chance de prendre.
Quand la nature du terrain ne se prête pas à l’utilisation d’un hydroseeder, il est toujours possible d’utiliser un moyen aéroporté. L’usage d’un hélicoptère tractant un hydroseeder équipé de rampes et de buses permet de projeter le mélange dans les endroits les plus abrupts. Pour une réussite totale de l’opération de revégétalisation, il faut compter deux passages. Un pour le semis et les différents additifs et un autre pour le sur-semis. La revégétalisation d’une zone se fait donc au minimum, sur deux saisons afin que l’ouvrage soit pleinement intégré dans le paysage et que la nature ait refermé sa cicatrice.
La revégétalisation peut également prendre la forme de l’étrépage ou déplacage-replacage de mottes herbeuses reconditionnées. Selon Nicolas Sarrasin de la société Famy, le principe est simple :
avant tous travaux, la couche supérieure du terrain, 10 à 20 cm, sera enlevée pour être stockée afin d’être préservée et réinsérée dans le terrain après les travaux. Cette technique est idéale pour conserver le biotope initial, pas besoin dans ce cas de ré-engazonner, il suffit éventuellement de ré-amender le terrain s’il existe un manque de matière organique. Cette technique fonctionne bien et est adaptable aux larges surfaces. Moins rapide que l’hydroseeding, elle reste tout aussi efficace. Nul besoin d’attendre deux saisons pour que l’ouvrage soit intégré. Il suffit de repositionner les mottes de terres herbeuses et de laisser la nature faire le reste. Cette technique est souvent utilisée lorsque l’on veut conserver un écosystème particulier ou une espèce particulière. Ce travail de longue haleine, car très précis, est en général confié aux entreprises de terrassement mais s’il fallait lui trouver un inconvénient, ce serait le coût. L’étrepage est en effet plus cher qu’un simple engazonnement classique.
Les techniques de revégétalisation se sont développées avec le temps. Elles permettent dorénavant de répondre à toutes les demandes, à toutes les situations.

 

Et l’agriculture dans tout ça ?

La revégétalisation répond aux besoins des stations, des vacanciers mais également des agriculteurs. On ne peut pas dissocier la revégétalisation du pastoralisme.
Les agriculteurs participent aussi à une certaine image que se font les touristes de la montagne : des alpages verdoyants où pâturent les troupeaux. De plus l’agriculture maintient une vie dans la station, une économie locale avec les produits du terroir.
Les éleveurs ne perçoivent pas de manière négative les travaux de terrassements et de revégétalisation des pistes de ski. Nombre d’entre eux y voient une possibilité d’étendre leur zone de pâturage, de champs. La remise en herbe revêt une dimension importante pour la profession agricole.
Pour les éleveurs, l’ouverture des pistes végétalisées présente un intérêt pour le maintien d’unités pastorales. Et pour les stations, le piétinement facilite la régénération des communautés végétales grâce aux déplacements des animaux qui favorisent la colonisation de la piste par les plantes autochtones. Les empreintes de sabots, qui piègent les graines lorsque celles-ci sont déplacées par le vent ou par l’eau, contiennent jusqu’à quatre fois plus de graines que le sol en périphérie. Retenues dans ces empreintes, les graines issues des plantes semées et les graines natives des surfaces limitrophes augmentent le taux de recouvrement du couvert.
Dans les stations, on retrouve souvent, combinées au sein d’un même alpage, des bandes végétalisées artificiellement et des pelouses naturelles. En se déplaçant d’une zone à une autre, bovins et ovins, transportent sous leurs sabots et sur leur pelage des graines. Cependant, il faut laisser du temps à la végétation afin qu’elle s’enracine parfaitement. Afin de ne pas déclencher de processus érosif sur une végétation encore trop fragile, le mode de conduite des troupeaux devra tenir compte du nombre de bêtes et de la période de pâture. Les lieux de regroupement des troupeaux devront également être pris en compte. Les points d’eau par exemple, ne devront pas être situés dans les zones dont le couvert n’est pas encore stabilisé. Les avis sont unanimes, il faut en général attendre deux saisons avant de mettre les zones revégétalisées en pâture.

Revégétalisation domaine skiable

La revégétalisation entre dans une nouvelle ère

À en croire les personnes interrogées, il semblerait que la revégétalisation entre dans une troisième vague. Après celle des prémices de l’engazonnement, puis celle de la véritable prise de conscience, le phénomène prend une nouvelle tournure.
Les stations et surtout l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne n’y sont pas étrangères.
Forte d’un travail de longue haleine, l’ANMSM a proposé en 2007 la première Charte nationale en faveur du développement durable. Pour mettre au point un tel écrit, une commission « Aménagement du territoire et développement durable »,
présidée par Guy Vaxelaire, maire de la Bresse, avait été mise en place afin de pouvoir travailler en amont avec tous les acteurs intéressés par cette problématique. Les travaux de la Commission ont donc abouti sur une Charte que 51 stations ont ratifiée.
L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie ainsi que l’association Mountain Riders ont collaboré très activement à ce projet.
Elle concrétise l’engagement quotidien des maires pour un développement durable des activités économiques et touristiques dans les stations de montagne. Elle incite les élus à toujours mieux prendre en considération les objectifs du développement durable dans leurs politiques publiques et à valoriser leurs initiatives.
Concrètement, la Charte aborde la réhabilitation du couvert végétal dans son plan d’action n°3 relatif à la préservation des paysages et des espaces naturels. Les stations signataires s’engagent à protéger, à veiller à l’engazonnement avec des espèces favorisant le retour des essences locales après travaux et à favoriser le pastoralisme. Dorénavant, les stations se projettent ensemble, sur un même massif. La revégétalisation est maintenant pensée à l’échelle d’un territoire.
En parallèle de cette Charte, le Parc National des Pyrénées, rejoint par le Conservatoire botanique pyrénéen a, à la fin des années 1990, mis en place une mission d’appui technique et de conseil en revégétalisation pour accompagner les acteurs dans leurs opérations de reverdissement. Ce projet avait pour but de mettre au point une filière de production de semences d’origine locale afin de permettre la restauration des sites perturbés dans le respect de la flore originelle.
En 2003, est créé le projet Ecovars puis Ecovars 2. Ces projets ont permis d’approfondir les études génétiques permettant de recréer les biotopes originaux. Ils s’attachent également à offrir une aide afin de coordonner et de développer de
« meilleures pratiques de revégétalisation en montagne pyrénéenne dans un principe de conservation de la faune et de la flore ».
Dans la continuité, le programme Ecovars+ est également mis sur pied afin de reprendre les fondements de l’ancien projet. Son but est de mutualiser les moyens afin que « toute opération de revégétalisation soit une réussite technique et une véritable action de restauration écologique respectueuse de l’environnement ». La communauté de communes des Vallées d’Ax et le Conservatoire botanique pyrénéen se sont joints au mouvement et ont lancé le Géoportail de la revégétalisation. Ce nouvel outil doit permettre une programmation des opérations de renaturalisation et d’assurer un suivi des chantiers et de leurs résultats. L’objectif est de mutualiser les moyens et les savoir-faire.
Avec les outils, les techniques, les produits et les semences dont disposent à l’heure actuelle les stations pour rendre à la montagne toute sa beauté, les professionnels des sports d’hiver ont désormais toutes les cartes en main pour avoir une gestion intégrée de leurs aménagements. L’homme peut agir par différents moyens pour restaurer la vie végétale là où il n’y en avait plus. Malgré toute cette bonne volonté, il faut, selon Alain Bédécarrats, environ 40 à 50 ans afin de revenir à l’écosystème d’origine.
Jean Ferrat chantait : « Que la montagne est belle » ; c’est incontestable, les professionnels du milieu font tout pour.

 

 

RTM : Une mission d’intérêt public

Revégétalisationvege

En 2010, le service de restauration des terrains de montagne fête ses 150 ans, 150 ans au service de la prévention des risques naturels. Crée en 1860, il fait partie de l’Office national des forêts. Au fil des ans ses missions ont évolué, son expertise s’est affinée et son savoir-faire n’a fait que croître. Ses missions :

  • Sécuriser par le reboisement, le réengazonnement, les terres d’altitude dont l’érosion provoquait en contre bas des dommages majeurs.
  • La prévention des avalanches.
  • La restauration des terrains de montagne  
  • Le conseil aux collectivités notamment pour l’élaboration des Plans de Prévention des risques (PPR).

Le RTM intervient aujourd’hui, en France, dans onze départements des Alpes et des Pyrénées. Depuis la loi sur le reboisement des montagnes (10 juillet 1860), 380 000 ha de terrains ont été acquis par l’État ; 250 000 ha sont reboisés et on compte plus de 1 500 bassins versants sujets à glissement ou encore 100 couloirs d’avalanches sécurisés par les services RTM. Aujourd’hui le périmètre d’action du RTM pourrait être amené à évoluer du fait du changement climatique et de ses effets attendus sur la forêt, de la fréquence des catastrophes naturelles.

 

« la réglementation » vue par Abest

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ABESTChristian Excoffon, Pdg de la société savoyarde Abest, nous fait part de sa vision de la revégétalisation. En tant que maître d’œuvre et bureau d’étude, Abest est régulièrement confrontée à la réhabilitation du couvert végétal après les travaux de terrassements et d’aménagements des domaines skiables. Il ne conçoit pas les travaux sans le reverdissement des pistes et des talus. « Il faut laisser le moins possible de trace des travaux car cela cicatriserait le paysage et bien souvent, ceux qui sont à l’origine des travaux ou ceux qui les réalisent y vivent et donc désirent plus que tout préserver la beauté de leur site. Cette prise de conscience ne date pas d’aujourd’hui, elle existait bien avant les obligations réglementaires issues du Code forestier, de l’environnement, de l’urbanisme et même des certifications ISO. Le maître d’œuvre intervient dès la formation du projet et le suit jusqu’à sa livraison. Chaque projet est au préalable constitué par une étude prospective où l’on fait un véritable inventaire floristique et faunistique, afin de pouvoir, à l’issue des travaux, limiter au maximum l’impact sur le patrimoine naturel. Le Bureau crée un cahier des charges environnementales  qui sera intégré au marché de travaux afin de préciser aux entreprises les contraintes du site. De plus pour chaque projet, le principe est de ne pas toucher aux espèces protégées ni aux milieux sensibles. Ce principe peut toutefois être dérogé par la constitution d’un dossier de destruction d’espèces protégées. Ce dossier sera ensuite soumis au CNPN (Comité national de protection de la nature) pour avis. Il faut y présenter toutes les solutions pour préserver l’espèce concernée dans une autre zone. La constitution d’une telle demande n’est, bien entendu, faite qu’en dernier recours. En ce qui concerne les travaux eux-mêmes, la technique dépend des sols et de l’altitude. On pourra choisir un engazonnement classique ou la technique de déplacage-replacage. Dans ce cas, cette phase de travaux préparatoires, peut constituer le principal poste de dépense, environ 30% du budget en fonction du projet souhaité ».

 

« l’étrépage » d’après Famy

revégétalisation

FAMYLe groupe Famy est spécialisé dans le terrassement et les travaux en montagne. Intervenant très régulièrement sur la revégétalisation des aménagements réalisés sur les domaines skiables, ils utilisent des techniques bien particulières. C’est Nicolas Sarrasin qui est venu faire la lumière sur un savoir-faire respectueux des écosystèmes et de la biodiversité montagnarde : le déplacage-replacage ou étrépage.
Bien souvent imposée par le maître d’ouvrage, cette technique nécessite dextérité et patience. C’est à l’aide d’une pelle équipée d’un godet plat que l’opération peut débuter. L’opération est périlleuse et de longue haleine. « Il faut un bon chauffeur » confie-t-il. C’est sur une profondeur de 10 à 15 cm, souvent en fonction de l’épaisseur du couvert végétal, qu’il faut agir. À l’aide du godet plat, vont être minutieusement récupérées les mottes de terres herbeuses. Ces mottes sont retirées par plaque et vont être conservées sur des palettes en bois qui vont être placées, de préférence, dans une zone ombragée. Le stockage s’effectue en altitude, non loin du chantier, dans un lieu choisi au préalable par le maître d’ouvrage, souvent en concertation avec le maître d’œuvre.
Le stockage est une opération aussi délicate qu’importante. L’entretien l’est tout autant. Les mottes herbeuses seront arrosées quotidiennement afin d’éviter tout risque de sécheresse des plantes.
Une fois les travaux de terrassement et d’aménagement achevés, la pelle mécanique va refaire son entrée. Mais cette fois-ci, c’est l’étape inverse : il faut replaquer les mottes dans leur ancien habitat. Chaque plaque végétale va alors être repositionnée sur son sol d’origine, qui a pu être amendé afin de pallier à un déficit de terre végétale. Cette opération est encore une fois lente et précise. Il faut reconstituer le couvert végétal comme un puzzle, une motte après l’autre. La main de l’homme interviendra encore une dernière fois pour arroser, en espérant que la nature fasse le reste.

 

« l’intégration des retenues collinaires » avec Millet

Revégétalisation montagne

milletRéférence incontestée et incontestable dans le domaine de l’aménagement paysager, Millet Paysages excelle dans les travaux de réhabilitation des sites dégradés en altitude. Zoom sur l’hydroseeding et le travail d’intégration des retenues collinaires en compagnie de Jean-François Millet Directeur Général de la société. « La première étape consiste à faire un relevé floristique sur site des espèces végétales présentes. Une fois le relevé en poche nos équipes vont l’analyser afin d’élaborer un mélange qui se rapprochera le plus de l’existant. Sur certains sites dépourvus de terre végétale, il faut bien souvent épandre du compost et ainsi rapporter de la matière organique sous couvert d’un plan d’épandage cohérent puis place à l’hydroseeding, la projection d’un mélange graines/fertilisant/fixateur. En fonction des terrains, les mélanges diffèrent et en altitude la germination est plus lente du fait d’un cycle végétatif plus court. Il faut compter deux passages, un pour le semis et un pour le sur-semis, ce qui nécessite au minimum deux saisons pour qu’une piste revegétalisée soit parfaitement intégrée ». Millet Paysages, c’est aussi l’intégration de retenues collinaires : Courchevel, Châtel, Val d’Isère,… « Pour ces ouvrages, il faut faire face aux problématiques d’accès, à la présence de zones sensibles. Nous gérons aussi la phase de sécurisation des retenues avec la pose de barrières bois et de filets en périphérie. Cette opération se fait souvent les pieds dans la neige car nous arrivons en fin de chaine du chantier. » L’aménagement de retenues collinaires est souvent accompagné par la réalisation d’ouvrages annexes tels que les passerelles ou ponceaux, les ouvrages de gestion des eaux de ruissellement tels que les surverses, les seuils et les chenaux d’écrêtement. Autrefois en béton ou en enrochements liés, ces ouvrages sont désormais faits de bois pour une intégration optimale selon une approche environnementale en adéquation avec la certification ISO 14001 de l’entreprise.

 

« le choix des espèces végétales » à travers l’expérience de Puthod

Revegetalisation montagne

PuthodLe reboisement est une technique efficace pour lutter naturellement contre l’érosion des sols et les avalanches. C’est une des spécialités des pépinières d’altitude Puthod depuis la création de l’entreprise. Il s’agit, à partir de graines référencées par l’ONF qui en garantit la qualité et l’origine, d’élever des plants qui vont développer certaines caractéristiques. Tout d’abord, le choix de l’espèce est fondamental. Il convient de sélectionner celle qui va s’épanouir, en tenant compte du lieu, de l’altitude, du sol, de l’exposition et aussi du paysage environnant. La grande expérience des équipes Puthod permet de recommander ici le pin cembro, le pin à crochets ou le mélèze, là des feuillus comme l’alisier, le sorbier, le merisier à grappe ou toutes les sortes d’aulnes et d’érables.  Mais, comme l’expliquent avec passion Jean-Yves Périllat et Pascal Bricier, il est fréquent d’aller encore plus loin dans l’expertise pour rechercher des espèces dites « remarquables », c’est-à-dire des sujets avec une typicité et une rusticité spécifiquement adaptées au contexte local et qui, grâce à leur port trapu et branchu, ont une forte capacité à s’enraciner et à résister à la reptation de la neige. Epicéa en potPar ailleurs, les pépinières Puthod travaillent également en étroit partenariat avec les stations d’altitude ou les collectivités pour des productions sur mesure. Via un contrat de culture, les pépinières Puthod s’engagent à fournir l’espèce recherchée et à en garantir l’approvisionnement dans la durée.
Grâce à leur savoir-faire en aménagement de jardins d’altitude et à leurs nombreuses références en stations, les équipes Puthod sont de plus en plus sollicitées par l’ONF et les collectivités pour des reboisements à partir de sujets plus âgés, plus grands. C’est une démarche véritablement écologique qui permet d’assurer plus rapidement la fonction de pare-avalanches tout en proposant un impact visuel attrayant.

 

Terralys s’exprime sur « l’amendement du sol »

Revégétalisation station de ski

TERRALYSFiliale de Suez Environnement, Terralys contribue au développement durable par la valorisation des déchets organiques avec retour au sol. Elle prend en charge le déchet à sa source, assure le transport et s’occupe de toute la transformation et la valorisation du produit. Romain Lefebvre, responsable technico-commercial Dauphiné Savoie présente l’activité montagne de Terralys tournée vers la fourniture des composts et leur mise en œuvre sur le terrain. « Nous fournissons les composts normalisés pour permettre la reconstitution de sols en mélange avec de la terre ou des roches concassées et broyées finement. Cette étape est indispensable à la revégétalisation des pistes de ski par exemple. Elle contribue à une pousse efficace des espèces végétales et à l’apport d’éléments fertilisants nécessaires à leur croissance. »
Il existe deux types de compost : - le compost de végétaux, issu de déchets verts. Plus stable dans le temps, il convient parfaitement à l’agriculture biologique. Il est mis sur le marché conformément à la norme NFU 44 051 ; - le compost issu des boues de station d’épuration, auxquelles on ajoute des débris végétaux ligneux mis sur le marché conformément à la norme NFU 44 095 . Avec un effet fertilisant plus puissant, ce type de compost a un effet « starter » sur la végétation. Son avantage tient aussi dans sa couleur noire, qui capte la chaleur pour un réchauffement plus rapide des sols et une germination accélérée. Il est  donc préconisé un mélange des deux.
« Le compost arrive sur site en vrac et là, la mécanique se met en marche. Il est épandu par des engins agricoles traditionnels, un système de tapis à renvois d’angles ou via une tonne à lisier à des doses conformes à la réglementation. En montagne, la pente est forte, il faut donc limiter l’érosion par une projection de substrats plus grossiers criblés moins finement. Cette étape peut être suivie d’un mélange superficiel avec la roche broyée par exemple. »

 

« l’hydroseeding » selon Eurotech

Revégétalisation hydroseeding

Euro-TecEuro-Tec commercialise les techniques et procédés s’inscrivant dans l’excellence du développement durable. Christophe Lignier le directeur fait le point avec nous et vient nous éclaircir sur cette « cuisine » qu’est l’hydroseeding et sur les produits indispensables à la revégétalisation. « Avant toute chose, pour que la partie revégétalisation se passe dans des conditions optimales, elle doit être planifiée en simultané avec le terrassement, tout doit s’enchaîner. Une fois les travaux réalisés, place à l’action. » Un hydroseeder est composé d’une cuve dans laquelle se trouve un malaxeur permettant de mélanger les différents composants nécessaires à la revégétalisation de façon homogène. A la différence des semoirs agricoles traditionnels, l’hydroseeder peut être utilisé sur des configurations de terrains difficilement accessible et sur tous types de susbtrats. Coté produits, 4 familles se distinguent.

  • Les semences : composées de graminées et de légumineuses. Le mélange contient généralement 5 à 10 espèces différentes.
  • Les conditionneurs de sol et fertilisant : les sols terrassés sont très filtrants, les conditionneurs apportent de la matière organique indispensable à la croissance et à la cohésion des espèces et des sols. Ils permettent de corriger les carences mais également de ralentir le lessivage.
  • Les fixateurs et épaississants : en montagne forcement on travaille sur la pente, il est donc indispensable d’épaissir le mélange projeté pour qu’il tienne en place. Il existe des fixateurs organiques 100 % végétal et des fixateurs synthétiques.
  • Le mulch : utilisée quand le terrain est nu, cette couverture temporaire est un anti érosif, le temps que la nature reprenne ses droits. Il maintient une humidité des semences et accélère la germination. Le mulch se décline en différentes gammes, en fonction de la nature du substrat. Il existe même des mulch qui remplacent les géotextiles jute ou coco dans 80 % des configurations. Plus économique, il se pose mécaniquement à l’hydroseeder mais sa résistance réduite à la traction lui impose un champ d’utilisation encadré que les techniciens d’Euro-Tec se chargent de venir vérifier sur site.

 

Scheier prend de la hauteur avec « l’épandage par hélicoptère »

SCHEIERl’épandage par hélicoptère en montagneLa Société autrichienne Scheier est spécialisée, depuis 1960, dans la conception d’hydroseeder, le développement des techniques de lutte contre l’érosion et de revégétalisation par hydroseeding. Alexandre Crespon responsable de la filiale France nous parle d’elle : « Une spécificité de la société Scheier réside dans la conception « sur mesure » des machines. En effet en zone de montagne notre priorité est d’adapter l’hydroseeder au porteur dans un souci constant d’ergonomie et de sécurité. Les modèles proposés sont soit équipés d’un moteur thermique, dit modèle « Autonome », soit entrainés par prise de force : modèle 3P. Les puissances de motorisation des engins varient de 35 à 72 cv, pour des pompes allant de 5 à 9 bars de pression et des rayons d’action de 30 à 50 m. Les volumes de cuve variant de 500 à 15 000 litres mais sont le plus souvent limités à 3 500 litres pour les activités en montagne. L’innovation permanente sur les matériels d’hydro-ensemencement, nous a conduit à développer l’hydroseeding  héliporté : technique que nous maitrisons depuis plus de 25 ans. Le développement des techniques de végétalisation, a conduit la société Scheier à élargir le champ d’action des hydroseeders grâce à l’application de matrice de fibres végétales, types BFM (bounded fiber matrice) ou FGM (flexible growth medium), intégrant des additifs tel que fixateur, rétenteur d’eau, activateur de germination et fibre synthétique biodégradable. Véritable révolution dans la lutte contre l’érosion, ces matrices à base de fibres végétales, renforcées d’additifs, permettent de réaliser des engazonnements en se substituant à la pose de géotextiles traditionnels de jute ou de fibre de coco. Certaines de ces nouvelles matrices comme le COCOFLEX FGM pouvant intégrer jusqu’à 20 % de fibre de coco pour une durée de couverture du sol de 2 ans minimum. La réduction des coûts pour les maîtres d’ouvrages pouvant être jusqu’à 50% inférieure aux géotextiles traditionnels. »

 

Agrestis « La revégétalisation en 10 leçons »

revégétalisation sation de ski

AgrestisC’est au cœur  des Alpes, au plus près des stations qu’Agrestis a élu domicile. La revégétalisation, c’est un sujet que Frédéric Aubry, Pdg de l’entreprise haut savoyarde, et son équipe maîtrisent puisqu’ils le mettent en pratique au quotidien et ce, depuis de longues années. Selon eux, il faut préserver le potentiel naturel existant et réaliser une intégration écologique et paysagère des aménagements, c’est une nécessité. C’est avec passion que Frédéric Aubry détaille les étapes primordiales pour une revégétalisation réussie.

  1. Etude préalable, les bureaux d’étude définissent des protocoles que devront respecter les entreprises chargées du terrassement et de la revégétalisation.
  2. Demande d’autorisation, si les aménagements se font en zones protégées, il faudra faire des demandes particulières, d’autant plus s’il y a destruction d’espèces protégées.
  3. Choix des semences, après un relevé floristique fait sur la zone avant travaux, seront définis les types de graines à utiliser.
  4. Opération de terrassement, les terrains vont êtres décapés et la terre végétale va être stockée sur place, c’est à ce moment là aussi où, si on a opté pour la technique de l’étrépage, le déplacage va avoir lieu.
  5. Exécution des travaux d’aménagements. La piste va être remodelée, les enneigeurs installés, la retenue collinaire aménagée et les remontées mécaniques disposées.
  6. Drainer le terrain, pour lutter contre l’érosion, des rigoles vont être construites afin que les premières pluies ne soient pas dévastatrices.
  7. Amender le terrain en cas de perte de terre végétale. Décaper 10 cm sous prairie revient à extraire du sol entre 50 et 100 t/ha et il peut y avoir des manques lors de la réhabilitation du couvert végétal. Des composts seront nécessaires pour combler les manques et apporter de la matière organique.
  8. Choix des conditionneurs de sols, des fertilisants, des épaississants et des mulchs nécessaires à une bonne revégétalisation.
  9. Epandage avec ou sans enfouissement, souvent à l’aide de l’hydroseeding par moyen terrestre ou aéroporté, ou replacage si la technique avait  été préalablement retenue.
  10. Laisser faire le temps et la nature puis revenir la saison d’après pour effectuer le sur-semis, puis mettre en pâturage l’année suivante.

 

 

 

Dossier réalisé par Aurélie Palluel et Martin Mazza. Photos Millet/Euro-Tec/Terralys/Scheier/Abest/Puthod/Agrestis/A.Palluel/Dovemed/DR

 

Dossier sur la même thématique : Prenez-en de la graine paru dans Montagne Leaders n°244

 

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Jeudi 23 Mai 2019

Next Tourisme 2019 : « Destination expériences - Optimiser le parcours, valoriser le voyage »,
Paris (France)

Du 23 au 24 mai 2019

6e Conférence de l’Association francophone de management du tourisme,
Perpignan (France)

Du 23 au 24 mai 2019

10es Rendez-vous de l’UNAT « L’utilité publique du tourisme, l’utilité sociale des vacances »,
Carqueiranne (France)

Du 28 au 30 mai 2019

Congrès des stations de ski du Québec (au Chateau Bromont),
Cantons-de-l’Est (Canada)