Services à la clientèle : Le main libre

Samedi 4 Août 2012

Si la billetterie automatique et le « mains libres » font désormais partie du paysage de nos domaines skiables, ça n’a pas toujours été le cas.

Du service, encore du service

Ski main libreObscurs pour certains, sentiment de « perdre la main », sans mauvais jeu de mot, pour d’autres ; les constructeurs ont du rivaliser d’ingéniosité pour enfin aboutir à des solutions simples et qui se sont avérées être de véritables outils d’aide à la gestion. Car oui, ces outils se positionnent désormais comme des instruments redoutables de comptabilité, de gestion de trafic, de flux… Initialement, beaucoup les ont vu comme un moyen de déjouer les fraudes, puis rapidement et grâce aux nouvelles technologies, ces solutions ont permis d’augmenter le débit des caisses de vente et de réduire les files d’attente.

Tout commence en 1987 : une puce, une antenne, un protocole de communication ; la technologie RFID est en marche. Le marketing va faire son entrée et cette fameuse puce va être intégrée dans un gant, un bracelet, une montre : la Keywatch. En 1997, un accord entre SKIDATA et Swatch est signé, les puces contenant un forfait de ski sont intégrées à l’échelle industrielle dans certains modèles de montres : c’est la SnowSwatch. Si au départ, il n’y avait aucune norme encadrant le système, le cadre sera posé au milieu des années 90. Le RFID se normalise, on passe du 125 kHz à du 13,56 MHz, toujours en vigueur de nos jours (norme ISO 15693).
ski main libre forfait En 1998, Alfi et Axess entrent en scène avec une puce ISO non propriétaire. Les domaines skiables suisses et autrichiens s’équipent en masse. La France a, quant à elle, un train de retard. Les Portes du Soleil vont faire figure de fer de lance. Elles s’équipent en puce ISO via un nouveau système.
«Le sans contact» se met en place, les cartes sont «thermo rewrite».

 

Le boom des années 2000

forfait Ski mains libres années 2000Le «main libre» et le contrôle d’accès vont se généraliser grâce à la vente sur internet. La France, si elle a investi plus tard, met en œuvre des technologies plus modernes. Désormais tout est possible, on peut acheter son forfait via le web, le recharger à distance. Les systèmes donnent une plus grande visibilité aux opérateurs même si certains ne l’exploitent pas à son maximum. Par exemple, les applications de type «traçabilité du parcours sur le domaine», «distance parcourue»,
«concours ludiques entre skieurs» ne sont pas mises en place en France alors que de nombreuses stations autrichiennes le proposent ! Aujourd’hui, les constructeurs rivalisent d’ingéniosité et de pédagogie pour mettre en place des interfaces ludiques et faciles d’utilisation.

 

Tout est possible, tout est envisageable…

Les constructeurs voient plus loin, n’hésitent pas à envisager des solutions nouvelles, poussent à leur paroxysme les nouvelles technologies et ce n’est pas pour déplaire aux opérateurs de domaines skiables mais aussi au client final.
La technologie NFC est sur toutes les lèvres. Fini le contact entre le support et le lecteur, passer devant la borne suffirait. Pour le marché du ski cela paraît compliqué, les distances à couvrir étant trop étendues. Un forfait dans nos smartphones ?
Certains en rêvent mais le marché ne semble pas assez conséquent pour les fabricants de téléphone. Le support a encore de beaux jours devant lui. A l’image de ce qui se fait dans le canton du Valais en Suisse, mais aussi dans des stations françaises, pourquoi ne pas imaginer une seule carte prépayée donnant accès à tous les domaines skiables. Le client ne paierait donc que ce qu’il a consommé et le prix du forfait serait directement reversé à la station fréquentée. Une chose est sûre, les opérateurs de domaines skiables sont en quête de traçabilité et raisonnent « service client » en collectant de l’info, en la restituant, le tout en temps réel. Le métier change, les attentes évoluent et le secteur du contrôle d’accès n’a de cesse de proposer des solutions innovantes. Solutions que les stations doivent s’approprier pour les exploiter à leur maximum et ainsi coller au mieux aux attentes des clients. Le contrôle d’accès et le main libre ont donc du évoluer avec leur temps, tantôt précurseur, tantôt en réponse à des besoins formulés. Ils se révèlent être des alliés de taille et désormais incontournables pour la gestion optimale des domaines skiables dont bénéficiera forcément le client final.

 

Photos : © DR

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