Top 100 2011/2012, Des efforts récompensés

Vendredi 28 Septembre 2012

En 2011/2012, la France a pris la première place devant les Etats-Unis et l’Autriche pour la fréquentation des domaines skiables.

Top 100 des stations de ski 2011 2012

Une première place déjà atteinte en 2008/2009 qui récompense les efforts réalisés ces dernières années par les domaines skiables français en matière de qualité de l’offre et de professionnalisation des métiers dans les entreprises. L’engouement en France du public pour les sports de glisse est intact, le ski reste la motivation première des vacanciers en station.
Il faut toutefois noter que, malgré les bonnes conditions d’enneigement sur la plupart des stations, la fréquentation de cet hiver en France reste nettement en deçà de l’hiver record 2008/2009. En outre, cette fréquentation s’établit également en dessous de la fréquentation moyenne des 4 derniers hivers.
Il n’y a donc pas lieu de tomber dans l’auto-satisfaction au sujet de notre première place mondiale. Il faut plutôt s’interroger sur les freins qui pèsent sur l’activité et poursuivre nos efforts pour les lever.
En premier lieu, c’est sur le calendrier scolaire qu’il faut s’interroger. Depuis 2009, les vacances d’hiver et de printemps sont plus tardives qu’auparavant, au point que les vacances de printemps se déroulent en grande partie en dehors de la période d’ouverture des stations.
Le Cabinet d’études COMETE a chiffré l’impact de ce nouveau rythme mis en place il y a 3 ans : -50% sur la fréquentation des vacances de printemps.
Rappelons qu’une baisse de seulement 5 % des recettes d’une saison entraîne généralement une chute de 50% de la marge des entreprises de domaines skiables, dont on sait qu’elles sont confrontées à d’importantes charges fixes. Si le prochain calendrier scolaire ne corrigeait pas la situation actuelle, les stations seraient inévitablement contraintes de réduire la fin de la saison.
Ce sont des milliers d’emplois saisonniers qui seraient progressivement réduits. Au total 50 000 emplois directs en station seraient impactés. Les conséquences du calendrier scolaire en termes d’emploi ne peuvent rester ignorées.
Or, dans un contexte économique difficile pour de nombreux secteurs, les domaines skiables ont tenu la promesse de l’emploi l’hiver dernier en continuant d’apporter aux territoires supports une activité économique dynamique. L’activité des stations est également un facteur important d’amélioration de la balance commerciale grâce à la présence d’une forte clientèle étrangère (on peut estimer à 2 milliards d’euros l’apport des stations aux exportations commerciales françaises).
Avec tous les partenaires de la montagne, nous en avons appelé aux décideurs pour que le nouveau calendrier scolaire prenne en compte l’intérêt non seulement de l’élève, mais également son intérêt en tant qu’enfant, c’est-à-dire un être social replacé dans son contexte naturel et sociétal. Notre responsabilité est aussi de faire des propositions audibles par le monde de l’éducation. C’est ce que nous avons fait en proposant un troisième trimestre moins court qu’il ne l’est aujourd’hui (surtout dans les centres d’examen, où il se réduit souvent à 3 semaines effectives), et un retour des vacances de printemps plus tôt dans la saison.

Laurent Reynaud, délégué génértal de Domaines Skiables de France

 

Top 30 2011/2012 ces chiffres d'affaires des domaines skiablesDix-neuf déjà ! Créée en 1993, l’enquête dite du «Top 100» fête cette année ses 19 années d’existence. Depuis sa création, le classement s’étoffe, le format évolue et les données s’enrichissent. Un grand merci à vous, opérateurs de domaines skiables, qui remplissez années après années notre questionnaire devenu maintenant traditionnel. Un grand merci également à celles et ceux qui jouent le jeu mais qui, malheureusement, n’apparaissent pas dans le classement mais qui collaborent, dans l’ombre, à l’établissement du panel de répondants.
C’est grâce à vous que Montagne Leaders peut, chaque année, décortiquer et analyser les différentes données de l’hiver écoulé.
A l’heure où les regards se tournent vers la prochaine saison, le temps est avant tout au bilan. L’hiver 2010-2011 avait été délicat pour les raisons qui ont maintes et maintes fois été mises en avant, avec des chiffres en recul mais qui avait tout de même permis de faire éclater au grand jour le travail de toutes les équipes, qui se sont adaptées aux conditions et qui ont permis de limiter les effets de l’absence de neige.

 

Une année record ?

Focus sur les chiffres clés des remontées mécaniques et domaines skiables 2011-2012Ne soyons pas timide, la crise ne touche pas les domaines skiables et l’or blanc n’a jamais aussi bien porté son nom. Le chiffre d’affaires des stations constituant le Top 100 progresse de 6,76% en un an quant à celui du panel total, il croit de 6,79%.
Une bonne saison, un bon cru, un excellent millésime, les qualificatifs ne manquent pas lorsqu’il s’agit d’aborder la saison 2011-2012.
Allons plus loin encore : depuis que le «Top 100 existe», soit depuis 1993, il n’y a jamais eu de tels chiffres !
Un «Top 100» culminant à 1 200 672 987 euros ne s’était jamais vu ! Dès lors, oui, nous pouvons le dire, l’hiver 2011-2012 a été un hiver record, et cela à tous points de vue. Que ce soit en terme de chiffre d’affaires ou de journées skieurs : les indicateurs sont au vert. Preuve en est : la France reprend aux USA la première place mondiale en terme de journées skieurs.
La destination montagne représente dès lors un atout majeur et stratégique pour le tourisme français grâce au travail quotidien des opérateurs de domaines skiables et de l’ensemble de leurs équipes, sans oublier les socio-professionnels des stations de montagne qui œuvrent à leur côté pour satisfaire, toujours plus et mieux, une clientèle venue en nombre.
Bien aidée par une météo généreuse et des vacances scolaires ensoleillées, la saison 2011/2012 peut être qualifiée de record.

 

Un classement figé ?

Les 100 premiers domaines skiables en chiffre d'affaires répartis par massif 2011 2012Répartition CA TOP 100 par départementsCertes le trio de tête ne change pas par rapport à l’année dernière avec La Plagne en tête, suivie de Chamonix et des Arcs-Peisey Vallandry, mais derrière les écarts se réduisent. Val Thorens a réalisé une excellente saison et tutoie désormais les 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les Menuires, Tignes et l’Alpe d’Huez se tiennent dans un mouchoir de poche. Quant à la S3V, qui exploite Courchevel, Le Praz, La Tania ainsi que Méribel Mottaret, elle se rapproche plus que jamais de la troisième place synonyme de podium.
Derrière, le Top 30 reste plus ou moins similaire par rapport à celui de l’année dernière, à noter tout de même l’entrée dans ce classement des stations de Valmorel et de Saint-Gervais / Saint-Nicolas de Véroce.
Il est également fort à parier que l’année prochaine, si toutes les conditions sont réunies, comme elles l’étaient cet hiver, le classement final devrait révéler son lot de surprise.

 

Une progression généralisée

Meilleures progressions du chiffre d’affaires 2011/2012Une grande majorité de domaines skiables ont tiré leur épingle du jeu cet hiver. Honneur à l’Isère dans les stations ayant le plus progressé en terme de chiffre d’affaires ; 3 stations iséroises dans le Top 5 de ce classement avec dans l’ordre : Lans en Vercors, Saint-Pierre de Chatreuse et Villard de Lans / Corrençon en Vercors. Le Massif Central et le Jura ne sont également pas en reste puisqu’ils comptent respectivement deux et trois stations dans le Top 10 des meilleures progressions de chiffre d’affaires avec les stations de Chalmazel et du Mont Dore pour l’un et de Métabief / Mont d’Or, des Mont Jura et des Rousses pour l’autre. Globalement peu de stations connaissent un recul de chiffre d’affaires. Seules 17 % d’entre elles enregistrent une baisse, dont une seule en Haute-Savoie, une en Isère, deux en Savoie, sept dans les Alpes du Sud et six dans les Pyrénées.

 

Et les massifs ?

Répartition CA par massifs, tranche, statutsLe trio de tête reste inchangé. Les moteurs de l’industrie du ski restent la Savoie, la Haute-Savoie et les Alpes du Sud, tout d’abord car ces massifs regroupent le plus de stations et car ils concentrent à eux trois 80% du chiffre d’affaires total du Top 100 : 45% pour la Savoie, 23,8% pour la Haute-Savoie et 11,2% pour les Alpes du Sud. Derrière, chaque massif contribue à son échelle, avec l’Isère (9%), les Pyrénées (7,4%), le Massif Central (1,4%), le Jura (0,9%) et les Vosges (0,8%).
Cependant, le Jura et Massif Central enregistrent une progression de leur chiffre d’affaires avec respectivement 55,33% et 12,36%, tout comme la Haute-Savoie avec 10,27% enregistré sur le massif. Derrière, l’Isère avec 9,91%, les Vosges avec 6,89% et la Savoie avec 6,53% connaissent également une progression fulgurante.
Les Pyrénées, qui ont moins profité de l’abondance de neige, progressent tout de même de 1,79%. Seules les Alpes du Sud reculent de 1,44% cette année, elles qui étaient les seules avec les Vosges l’année dernière à avoir progressé en terme de chiffre d’affaires.
Côté nombre de journées skieurs, seuls les Pyrénées, le Massif Central ainsi que les Alpes du Sud régressent avec respectivement -4,42%, -1,43% et -1,03%.

 

Côté groupes

Ratio CA / Journées skieurs & Passages remontées mécaniques 2011 201231% des stations regroupées dans le Top 100 appartiennent à des groupes. Au niveau du classement, le Top 3 change de forme puisque la S3V, troisième en 2011 dépasse la Sofival pour s’installer en deuxième position du classement ; derrière, la CDA qui regroupe tout de même 9 stations, toutes présentes dans le Top 30 des stations ayant réalisées le meilleur chiffre d’affaires, dont six sont présentes dans le Top 10 : La Plagne, Les Arcs / Peisey Vallandry, Les Ménuires, Tignes, Val d’Isère ainsi que Les Deux Alpes.

Derrière, la SATA conforte sa quatrième place, suivie de près par le groupe Labellemontagne, d’Altiservice, de Maulin Montagne Participation et de Loisirs Solutions.
Par rapport au panel global nous ayant permis de réaliser le Top 100, la CDA représente tout de même 32,34%, en léger recul par rapport à n-1 avec 35,58%.

La S3V représente quant à elle 4,69%, soit une progression de 0,02% par rapport à 2010-2011. La Sofival recule quant à elle de 0,17%, tout comme Altiservice qui passe de 2,49 à 2,35%.
La SATA ainsi que le groupe Labellemontagne atteignent les mêmes chiffres que l’année passée avec respectivement 3,63% et 3,17%. Les groupes Maulin Participation Montagne et Loisirs Solutions progressent quant à eux pour représenter 2,28% et 0,92% du panel de répondants.

 

Des prix qui évoluent

Rendements tarifaires Ratio CA /Nombre  d’emplois total Prix moyen des forfaits par massif Top 100 > Classement des groupes...Au premier janvier 2012, les opérateurs de domaines skiables ont du s’adapter au changement de valeur de la TVA qui était appliquée sur la vente des forfaits. En effet, nouvelle loi de finance oblige, le taux de TVA sur les transports est passé de 5,5 à 7%. Répercutée aux clients et consommateurs, cette augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée a de facto fait augmenter le montant du forfait. Le prix moyen des forfaits journées par massif a augmenté de 1€, quant au montant du forfait séjour, les hausses sont comprises entre 1 et 10 euros.

 

Des investissements confortés ?

Nombreux sont les opérateurs à souligner la qualité des investissements réalisés pour justifier l’augmentation de chiffre d’affaires et de journées skieurs cette année. Les saisons comme celle vécue en 2011-2012 ne peuvent permettre qu’un regain en terme d’investissements. Les finances sont au vert, ne reste plus qu’à identifier les manques pour conforter le produit ski et renforcer l’attractivité des domaines skiables français. Cette augmentation de chiffre d’affaires peut, outre les conditions météorologiques, s’expliquer par le fait que de nombreuses stations travaillent sur leur notoriété et leur image. De nombreuses actions en faveur de la qualité des services proposés à la clientèle sont en cours et portent déjà leurs fruits. C’est le travail de tous, de tous les acteurs des stations, qui permettra de s’inscrirs dans la tendance actuelle et de conserver la place de leader mondial de la destination neige devant les Etats-Unis et l’Autriche.

 

 

Jérôme Grellet

Directeur général La PlagneJérôme Grellet Directeur général La Plagne

Un long fleuve tranquille. Nous pourrions qualifier l’hiver 2011-2012 de cette manière. La saison s’est très bien passée, conforme à nos attentes du début à la fin, tant en termes de chiffre d’affaires que d’ambiance entre les équipes. L’enneigement ainsi que les conditions météorologiques ont beaucoup joué dans les résultats de cette saison, que ce soit pour l’augmentation journées skieurs ou pour le chiffre d’affaires. L’un des aspects important de la saison écoulée a été le ressenti de la clientèle. Les enquêtes de satisfaction que nous avons récoltées étaient vraiment positives. Le 50ème anniversaire de La Plagne a été un très bon millésime, nous espérons le même pour la saison prochaine. Pour ce faire, nous avons investi 13 millions d’euros dans notre cœur de métier que sont les pistes et les remontées mécaniques. L’ensemble du front de neige de Plagne Centre a également été revisité afin de proposer des nouveautés pour la saison prochaine.

 

Mathieu Dechavanne

Directeur général de la Compagnie du Mont-BlancMathieu Dechavanne Directeur général de la Compagnie du Mont-Blanc

Cette saison a été dans l’ensemble une bonne saison. L’hiver a bien débuté avec un enneigement conséquent et parfois même trop conséquent : nous avons du fermer l’ensemble des domaines skiables de Chamonix six jours dont le 31 décembre, ce qui a provoqué une perte de chiffre d’affaires estimée à 500 000 euros pour cette seule journée et de 1,5 millions d’euros pour les 6 jours.
Cumulé à la tempête qui a frappé la ville les 28 et 29 avril avec des vents violents allant jusqu’à 180 km/h, et au mois d’avril qui a été littéralement désastreux : le pire mois d’avril depuis des années car il a plu tous les jours, les conditions ont parfois joué contre nous mais nous avons réalisé un bon exercice. Globalement, si on ne retient que les données afférentes aux domaines de Chamonix stricto sensu, les chiffres sont plutôt stables en comparaison avec la saison dernière. Pour expliquer les augmentations de chiffre d’affaires et de journées skieurs, il ne faut pas oublier que la Compagnie du Mont-Blanc a intégré pour le premier hiver, le domaine skiable des Houches vers lequel nous avons pu réorienter les flux de skieurs quand les domaines de Chamonix étaient fermés.
La raison principale de cette hausse de chiffre d’affaires est donc en lien direct avec celui des Houches qui a progressé de 27%. Quant à l’été 2011, il a été dans la continuité des autres avec une croissance de 6% en terme de chiffre d’affaires.

 

Laurent Chelle

Directeur Général d’ADSLaurent Chelle Directeur Général d’ADS

Paradoxalement, malgré une progression significative de notre chiffre d’affaires, nous sommes un peu déçus de cette saison 2012 où nous n’avons pas réalisé notre objectif en volume de journées skieurs, ce, en dépit de la livraison de la première tranche d’Edenarc, nouveau quartier d’Arc 1800 et des conditions d’enneigement exceptionnelle que nous avons connu. Nous avons néanmoins des motifs de satisfaction, les enquêtes clientèles que nous menons avec le cabinet Contours : soit 6 000 questionnaires administrés pour les Arcs et Peisey-Vallandry, nous placent dans les tous premiers domaines skiables français pour la qualité des pistes et pour notre service d’information et de caisses. C’est un beau résultat qui récompense les efforts de nos 580 salariés et qui valide la stratégie de différenciation par le service qu’ADS conduit depuis plusieurs années. Nous avons prouvé, la saison passée, que les Arcs/Peisey-Vallandry bien enneigé est un domaine de référence au niveau mondial. Par ailleurs, un autre motif de satisfaction réside dans les relations professionnelles nouées avec tous les hébergeurs de nos stations visant à développer la fréquentation. Par exemple, nos équipes forment à nos produits et stations Paradiski les plates-formes de ventes et les centres d’appel des grands opérateurs pour accompagner au mieux leurs clients. Nous travaillons également avec les agences immobilières afin de les épauler à l’international, et nous accompagnons les propriétaires privés de biens immobiliers pour faciliter la mise en location. Pour la saison 2013, au-delà des axes services et relation client que nous poursuivons bien évidement, un des chantiers prioritaires dans un contexte concurrentiel fort au niveau européen, est d’être plus que jamais au côté des stations et de nos partenaires pour développer notre notoriété et notre image. Avec nos amis de la SAP et au sein de la Compagnie des Alpes, nous poursuivons le développement de la marque Paradiski qui en moins de dix ans nous a permis de devenir l’un des domaines de référence des grands skieurs internationaux. Enfin, nous travaillons tous ensemble sur la qualité de nos stations, nos hébergements nos services... en développant des moments d’exceptions pour que les expériences vécues par nos séjournant soient inoubliables !
La saison s’ouvrira donc avec la quatrième édition du festival du film Européen des Arcs et sera ponctuée de très grands moments de divertissement et de dépaysement... avec la même neige qu’en 2012 bien entendu.

 

Hervé Pounau

SAEM Super Lioran DéveloppementHervé Pounau SAEM Super Lioran Développement

La neige n’a pas été au rendez-vous la saison dernière. Du début à la fin de la saison, seulement 70 cm de neige naturelle en cumulé. Heureusement nous avions beaucoup investi en neige de culture et nous avons pu profiter d’importantes fenêtres de froid pour la production. En 3 ans, nous sommes passés de 120 à 220 enneigeurs ; 70% du domaine skiable est donc désormais enneigé via la neige de culture et c’est ce qui nous a permis de sauver la saison. Pour la partie haute du domaine nous avons recours à des barrières à neige, nous garantissons ainsi l’enneigement du sommet de la station également. C’est après des saisons comme ça qu’on se dit que nos efforts d’investissements sont payants. On ne compte pas s’arrêter là. Pour le volet neige, nous passons dans une phase de rationalisation et d’optimisation en choisissant des enneigeurs moins gourmands en air. C’est sur le volet remontées mécaniques que nous devons maintenant travailler. Sur trois ans nous souhaitons changer 3 appareils mais pour ça il faut des fonds ! Affaire à suivre donc…

 

Jean-Claude Dupla

Directeur de Saint-Lary SoulanJean-Claude Dupla Directeur de Saint-Lary Soulan

En tête du classement des stations pyrénéennes, nous sommes évidemment satisfaits, mais la saison n’a pas débuté sous les meilleurs auspices. Nous étions inquiets car le démarrage de la saison a été tardif : nous n’avons ouvert le domaine que le premier jour des vacances de Noël. La période des fêtes a tout de même été bonne et le reste de la saison également. Nous avons enregistré une bonne fréquentation au mois de janvier et un excellent mois de février avec des journées records. Les investissements réalisés ces dernières années ont porté leurs fruits. Saint-Lary est redevenue très attractive pour les clients car nous avons su répondre à leurs exigences ; remontées mécaniques, terrassement et travaux de pistes ainsi que neige de culture : tous les postes ont été concernés. Depuis deux saisons, nous enregistrons une progression de la fréquentation, ce qui nous pousse à être optimistes pour l’avenir. Justement, dans un futur proche, sous deux à trois ans, nous souhaitons investir dans une nouvelle remontée mécanique afin de restructurer un nouveau secteur et une nouvelle retenue collinaire qui nous permettra de garantir l’enneigement du domaine skiable. Nous comptons également mettre en place de nouveaux services pour nos clients comme de nouveaux points de toilette, de consignes ainsi que de restauration. Nous travaillons également sur des espaces de détente mais également sur des sites plus ludiques comme le snowpark. Le but est de pouvoir répondre à toutes les exigences et nous pouvons toujours améliorer nos outils : c’est notre leitmotiv.

 

Ludovic Moulin

Mudovice MoulinDirecteur de la régie des remontées mécaniques de Lans-en-Vercors

Notre progression de chiffre d’affaires s’explique par le bon enneigement de cet hiver comparé à l’hiver passé qui avait été plus que délicat avec une perte de chiffre de 47% par rapport à la moyenne des 3 dernières saisons. A la fin des vacances de Noël, nous comptions + 17% par rapport à la moyenne des trois dernières saisons et +80% par rapport à n-1. Nous avons pu compter sur la clientèle du bassin grenoblois et de proximité, essentiellement familiale. Au final, nous repartons sur de bonnes bases avec une progression de chiffre d’affaires de 32% par rapport à la moyenne des trois dernières saisons et de 20% sur les cinq dernières saisons. Nous continuons donc d’investir pour garantir un produit ski de qualité et sécurisé puisque les investissements porteront cette année sur un poste de secours, un engin de damage et un engin de chantier ainsi que dans la neige de culture.               

 

 

Les règles que nous nous sommes fixées

Nous avons clairement précisé les critères qui ont conduit notre enquête.
Certains choix ont été redéfinis afin de délimiter l’espace concerné, la tarification prise en compte, le chiffre d’affaires retenu, le panel, etc.

La source d’information

Fin juin, 200 questionnaires ont été adressés aux exploitants français de remontées mécaniques. Nous avons par la suite procédé à plusieurs types de relances : par courrier, puis par téléphone, fax et mail. Finalement, nous avons obtenu 129 réponses. Par conséquent, et sauf erreur de notre part, tous les chiffres mentionnés dans ce dossier proviennent des exploitants eux-mêmes.

L’espace concerné

Lorsqu’une société exploite un domaine relié sur des stations différentes, nous avons choisi de regrouper l’ensemble sous une seule identité. Cela est valable pour la SAP, la S3V, la SETAM et la STOR, ADS, la SATVAC-SAMSO, la Compagnie du Mont Blanc, les domaines skiables de Flaine et Giffre, la régie des remontées mécaniques du Queyras, Praz-de-Lys Sommand, le Syndicat Mixte des Monts Jura, le Val d’Arly. A contrario, un exploitant qui gère plusieurs stations non reliées est identifié pour chaque site. C’est le cas, entre autres, d’Altiservice, SATA, EPSA, etc.

La tarification

Nous avons opté pour les prix affichés forfaits « adulte », « station » et non domaine groupé.

Le chiffre d’affaires

Il s’agit des recettes nettes TTC perçues « aux caisses » (en direct, individuel, TO groupes, Internet, etc.) Ce chiffre d’affaires ne tient pas compte des éventuelles répartitions pour les domaines reliés, ni des redevances, taxes et autres…

Les ratios

Nous avons sélectionné les ratios les plus représentatifs de l’activité des exploitants. Ils permettront aux professionnels du milieu de la montagne de comparer de manière objective les diverses stations. Ils offrent des classements édifiants par massif, par altitude, par statut, selon la progression des stations ou encore selon le nombre de salariés.

L’emploi

Pour l’emploi saisonnier, nous avons, comme c’est l’usage, appliqué la règle selon laquelle trois emplois saisonniers équivalent à un emploi permanent pour calculer l’emploi à temps plein.
Par ailleurs nous avons considéré les chiffres maximums qui nous ont été communiqués.

Les résultats

Afin de faciliter la lecture de ce dossier, nous utilisons le terme de chiffre d’affaires (CA) pour les recettes nettes encaissées aux caisses.
Nous avons traité les données en les analysant par massif, par statuts juridiques et par chiffres d’affaires, en les comparant à notre dernière enquête qui portait sur la saison d’hiver 2010/2011 (Montagne Leaders n°227).
Les ratios qui en résultent n’ont qu’une valeur indicative. En effet le panel n’est pas en tout point identique. Ces ratios et statistiques ne représentent qu’une tendance ponctuelle, mais ils permettent cependant une comparaison de plusieurs saisons.

Le panel

En raison de son poids économique très fort, nous avons découpé le massif des Alpes du Nord en trois sous-massifs : la Savoie, la Haute-Savoie et l’Isère. Les autres massifs ont été traités en tant que tels.

 

> Dossier réalisé par la rédaction.
> Photos : DR / Dovemed

 

 

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