300 M€ pour le ski en Haute-Savoie

En l’espace d’une semaine, le Département de la Haute-Savoie a présenté deux plans d’actions distincts : un pour le ski nordique, un autre pour l’alpin. Au total, 300 millions d’euros seront injectés d’ici à 2026 pour accompagner les domaines skiables haut-savoyards.

Avec 40 stations de ski alpin et 37 espaces nordiques, la Haute-Savoie est le deuxième berceau des activités de neige des Alpes du nord, derrière sa voisine savoyarde. Ces pratiques ont façonné les territoires et permis de développer un écosystème unique. C’est dans l’optique d’encourager, de favoriser et de pérenniser cette économie et ces expériences de glisse, que Martial Saddier, président du Département, en collaboration étroite avec les acteurs de la filière, a engagé ces deux plans.

C’est tout d’abord le plan nordique, d’un montant de 50 millions d’euros qui a été présenté le 20 janvier, à La Chapelle-d’Abondance. Après une saison exceptionnelle et 500 000 journées-skieurs enregistrées l’hiver dernier, le Département veut poursuivre la dynamique avec ce plan qui se décline en quatre axes : améliorer la qualité de l’offre, conforter les différentes pratiques, rechercher l’excellence environnementale et accompagner les collectivités.

250 M€ pour accompagner la filière ski alpin

Sur le volet alpin, Martial Saddier et ses vice-présidents sont allés encore plus loin avec une enveloppe de 250 millions. « Chaque habitant est lié au ski alpin, parce qu’il travaille pour cette filière, parce qu’il vit en station, parce qu’il a pratiqué le ski dans le cadre scolaire ou dans un ski-club, parce qu’il visite en famille nos stations l’hiver comme l’été. Ce modèle économique est soumis à la fois aux aléas de l’enneigement, à l’évolution des pratiques et des attentes des populations locales et touristiques. L’objectif de ce Plan Alpin ambitieux et innovant, complémentaire à celui de la Région, est d’accompagner les acteurs de cette filière », a détaillé le président du Département. Comme son pendant nordique, quatre axes ont été ciblés : renforcer les cœurs de stations, diversifier par l’innovation, miser sur la jeunesse et rechercher l’excellence environnementale.

Le temps de la transition semble faire bouger les lignes et les moyens mobilisés. Car ces thématiques aux enjeux similaires pour chacune des deux filières doivent permettre de réussir un virage décisif.