Cet hiver, c’est (enfin) ouvert !

Plus d’un mois après l’avoir appelé à l’unisson à l’occasion du congrès de Domaines skiables de France, à Chambéry, les professionnels français des sports d’hiver ont enfin eu une réponse favorable de la part du gouvernement.

Le 6 novembre, le Premier ministre a officialisé la possibilité pour les stations d’ouvrir, et ce, sans la nécessité d’exiger un pass sanitaire pour emprunter les remontées mécaniques, « sauf si le taux d’incidence national dépassait les 200 pour 100 000 habitants »… Envisageable pour la clientèle, l’application en cours de saison de ce sursis semblerait plus compliquée pour les professionnels notamment au regard de la désorganisation potentielle des équipes. L’Autriche, elle, n’avait pas tardé en annonçant la couleur dès la fin du mois de septembre. La Suisse avait suivi à la mi-octobre, avec un protocole moins strict.

En France, il aura fallu patienter la première semaine de novembre pour obtenir une position tranchée… L’avenir dira si ces semaines « perdues » par excès de prudence en valaient la peine, en termes de risque sanitaire sur les domaines skiables mais surtout en termes de concurrence au sein de l’arc alpin.

Un protocole clair ?

Bien après plusieurs de ses voisins et néanmoins concurrents européens, la destination France des sports d’hiver va donc enfin pouvoir se mettre en ordre de marche autour d’un protocole clair, ou presque, dont font évidemment partie les mesures de distanciation sociale et l’application des gestes barrières.

Le port du masque pose en effet encore question : s’il est clair qu’il est obligatoire dans les files d’attente et dans les cabines, la situation semble moins limpide une fois assis sur le véhicule d’un télésiège ou embarqué sur la perche d’un téléski. Ce flou laisse pour l’heure la place à interprétation.

Dans le doute, nombre d’opérateurs de domaine skiable ont pris le parti de l’exiger tout au long du parcours d’une remontée mécanique. En plein air, sur leur siège ou au bout de leur perche de téléski, les clients devront donc ajouter un nouveau masque à leur attirail de skieur, déjà bien fourni…
Parallèlement, cette situation fait aussi des heureux : les entreprises fabriquant des tours de cou avec masque sanitaire intégré tournent actuellement à plein régime pour faire face à la demande.