Saint-Hilaire du Touvet, touchée mais pas coulée

Ravagée par les intempéries fin décembre, la petite station iséroise se prépare activement pour accueillir de nouveau les skieurs dès les vacances de février.

Les chutes de neige de décembre laissaient présager un beau début de saison dans la petite station iséroise qui compte cinq téléskis et dix pistes. La première semaine des vacances de Noël avait d’ailleurs été un succès avec 30 000 € de chiffre d’affaires et des socioprofessionnels comblés. Et puis le 29 décembre dernier, les éléments se sont déchaînés et un ruisseau s’est transformé en vague destructrice, ravageant deux pistes, en laissant un cratère se former sur des dizaines de mètres, sept enneigeurs (dont deux sérieusement), et remplissant la retenue collinaire (1 000 m3) de boue la rendant inutilisable.

Objectif, ouvrir pour les vacances

Passé le choc, Arnaud Gaillac, directeur de la régie des remontées mécaniques qui comprend également le fameux funiculaire, lui aussi terriblement endommagé, et les équipes de la station se sont remobilisés pour permettre la reprise du ski. Pour reboucher la tranchée, la société MBTM intervient cette semaine, alors que les pistes continuent d’être entretenues pour une réouverture rapide. « Avec la neige tombée le week-end dernier, nous pourrions déjà imaginer ouvrir ce week-end. Les conditions sont excellentes et le personnel motivé pour assurer l’accueil des skieurs. Si nous ne pouvons pas ouvrir en janvier, l’objectif est d’être prêt pour les vacances de février. Il y a tout pour faire une bonne saison », confie Arnaud Gaillac, arrivé en Isère il y a un an. Pour l’instant ce sont les locaux qui profitent de la poudreuse en ski de randonnée et du bas des pistes damées.

Originaire des Pyrénées et après avoir passé une dizaine d’années aux Menuires, Arnaud Gaillac ne manque pas d’ambitions pour la petite destination. Les événements récents les contrarient sans pour autant tout remettre en question. Le temps de remettre en service le funiculaire, véritable attraction centenaire qui génère 600 000 € sur huit mois. Remise en état, gare aval sur pilotis et élévation de la voie ou bien création d’un téléporté entre Lumbin et le plateau des Petites Roches, ce lien, véritable poumon économique du territoire, ne sera pas coupé. Fort heureusement.