SNOOC : Une nouvelle dimension

La fermeture des remontées mécaniques cet hiver a offert à SNOOC une opportunité unique de se faire mieux connaître. Après six ans d’existence, l’entreprise arrive à un moment charnière de son développement.

À l’aube de l’hiver qui vient de s’écouler, les dirigeants de SNOOC envisageaient de renouveler les 25 modèles stockés dans un entrepôt à Alpespace. Une décision jouée à pile ou face qui a conditionné la saison et peut-être même bien l’avenir de l’entreprise et de la pratique du SNOOC. Car depuis fin décembre, Olivier Malamaire et Cyril Colmet Daage, les deux directeurs généraux, et leurs équipes, enchaînent les prestations dans les stations françaises à la recherche d’activités à proposer aux clients en l’absence du ski. « Lors du mois de février, nous avons organisé dix-huit événements dans la plupart des massifs. Si nous avions remplacé notre stock, nous aurions été incapables d’être aussi présents et réactifs pour répondre à la demande des stations et des clients. Évidemment que nous ne pouvons pas nous réjouir de ce contexte, mais si on nous avait dit que nous connaîtrions cette situation il y a un an, nous ne l’aurions pas cru », analyse Olivier Malamaire. Autant dire que les 60 paires « Touring » disponibles ont vite trouvé preneurs.

Une offre complète

Commercialisé depuis 2015, le SNOOC se présente sous deux formes : le modèle « Downhill » qui s’utilise sur les fronts de neige et sur des pistes dédiées après avoir emprunté les remontées mécaniques, et le modèle « Touring » qui permet de monter comme en ski de randonnée et de descendre comme la version descente, assis sur un siège fixé à un monopatin tel un paret moderne. Dans les deux cas, nul besoin d’être skieur, et la prise en main et le plaisir de la glisse sont immédiats. Un élément supplémentaire qui séduit les stations et les utilisateurs. « Les stations cherchent des activités de diversification qui plaisent. Alors lorsque nous voyons le sourire des gens après les tests, nous sommes comblés », expose Olivier Malamaire.
La saison prochaine sera déterminante, mais d’ores et déjà, SNOOC glisse sur la bonne pente.