Dessine-moi une montagne

Graphiste et illustratrice, Lauriane Miara a réalisé de nombreuses collaborations avec des acteurs de la montagne. Pour un résultat sublime.

Cette année, pour ses cartes de vœux, l’association Mountain Riders a porté son choix sur le travail de Lauriane Miara. Le dernier projet en date d’une longue liste de collaboration avec des collectivités (Les Belleville, Aix-les-Bains), des associations (POW France), des stations de ski (Val d’Anniviers en Suisse, les 3 Vallées, la Clusaz), des distributeurs comme Snowleader, des marques (Looking for Wild, Dynafit ou Time), et des parcs nationaux : Vanoise, Mercantour et Écrins. Où quand l’art, la passion et l’amour de la montagne se rejoignent pour ne former qu’un. Basée à Bourg-Saint-Maurice en Savoie, la jeune femme a récemment illustré un jeu de société animalier pour le Parc de la Vanoise et travaille sur un projet à propos des réglementations en parcs nationaux afin d’expliquer, par des outils de communication, l’importance des règles et de ce qu’elles permettent de préserver. « J’aime à travers mes dessins, aborder la question du dérangement de la faune, de ne pas laisser de trace sur son environnement. J’ai besoin de mettre du sens dans ce que je fais et c’est la raison pour laquelle je travaille souvent avec des organismes qui ont une sensibilité environnementale », explique-t-elle.

L’environnement comme valeur centrale

Diplômée d’un Master en sciences de l’environnement, Lauriane Miara exerce son métier d’illustratrice à temps plein depuis trois ans et y a trouvé la façon idoine de vivre avec et pour la montagne. « En général, j’essaye de passer du temps en extérieur pour trouver mes inspirations. Mes dessins sont toujours en lien avec un lieu réel, visité au cours d’une sortie à ski ou en randonnée. Mais ils expriment davantage un moment qu’un lieu. Pour moi, un dessin est comme une photo, mais en plus personnel ». Devant ces dessins, une évidence s’impose et la phrase de l’écrivain Cédric Sapin-Defour l’illustre à merveille : « essayer l’imaginaire, il vaut bien le réel».