Secours : Sans remontées mécaniques, une saison hivernale différente

Malgré la fermeture des remontées mécaniques, le PGHM de l’Isère a conservé son dispositif classique pour une saison d’hiver depuis le 20 décembre.

À savoir, une base à l’Alpe d’Huez et une au Versoud (un hélicoptère sur chaque base), avec deux fois deux équipes de secouristes, un maître-chien et un médecin. Cependant, comme au niveau national, l’activité des secours en montagne a été réduite de 30 % par rapport à une année normale. « Nous ne sommes quasiment pas intervenus sur les domaines skiables sauf au bénéfice de pratiquants de ski de randonnée sur les itinéraires balisés et sécurisés, et des pratiquants de luge. Mais les interventions se sont faites à la marge, car les stations avaient maintenu un service des pistes », détaille Patrick Poirot, commandant du PGHM de l’Isère. Habituellement, les secouristes interviennent sur les domaines skiables pour les accidents les plus graves nécessitant une médicalisation.

L’importance de la sensibilisation

L’augmentation très nette du nombre de pratiquants de ski de randonnée, bien que pour partie encadrée par des guides et des moniteurs, a concentré la majeure partie des interventions. « L’essentiel de nos activités secours s’est fait pour ces pratiquants en dehors des pistes sécurisées que ce soit en ski de randonnée ou en randonnée à pied et en raquettes. Jusqu’au 17 mai, nous nous tenons mobilisés pour intervenir »

Au regard de l’accidentologie et des risques avalancheux en début d’hiver, le PGHM, en collaboration avec le Département de l’Isère, a mis en place différentes journées de sensibilisation dans les stations. « L’idée était de capter prioritairement les nouveaux pratiquants pour faire de l’information de base sur les équipements, les bons réflexes, les précautions élémentaires. Cela a plutôt bien fonctionné ». Des messages indispensables pour contribuer à réduire les accidents en montagne.