Tapis roulant : l’exception qui confirme la règle

Une petite parenthèse enchantée dans une saison noire. Malgré la fermeture des remontées mécaniques partout en France, toutes les installations ne sont pas à l’arrêt.

Depuis décembre, les tapis roulants permettent aux domaines skiables de proposer une activité ski sur les fronts de neige. Une particularité permise par l’article L. 342-7 du Code du tourisme qui ne considère pas les tapis comme une remontée mécanique, et réaffirmée par le décret du 4 décembre qui restreint l’accès du public aux remontées mécaniques (pour février, les fils neige ont reçu des dérogations pour fonctionner). Au Col de Porte, en Isère, avec jusqu’à 300 forfaits vendus par jour les week-ends du mois de janvier, l’activité permet seulement à la station de « survivre ». « Nous réalisons un cinquième du chiffre d’affaires. Cela peut paraître un chiffre important, mais les salariés, je ne les coupe pas en cinq, ni les autres frais fixes. Je dois même mobiliser une deuxième personne sur le tapis pour faire respecter la distanciation », explique Didier Bic, le directeur. Au Mourtis, dans les Pyrénées, le choix a été fait de fixer une jauge de 60 personnes par tranche de deux heures pour les vacances scolaires.

Penser à demain

Avec deux tapis ouverts tous les jours pour tous, couplés aux deux de l’ESF, la station des Saisies a également fait le pari de donner la possibilité aux enfants d’apprendre à skier. « Nous offrons une activité supplémentaire pour donner le sourire à nos clients. Cela permet d’avoir de la vie, de faire travailler les moniteurs, et surtout de permettre aux futures générations de skieurs de goûter aux joies de la glisse », commente Michaël Tessard, directeur de la SPL. Un moindre mal pour un secteur qui roule au ralenti.