La montagne en fête

Alpes du Sud

Avec le Grand départ du Tour de France 2020 à Nice le samedi 29 août, les coureurs ont eu l’occasion de gravir des cols réputés des Alpes du Sud dès les premiers jours. Le col de la Colmiane, long de 16,3 km à 6,3 % de moyenne, qui avait accueilli une arrivée de Paris-Nice au printemps était au programme de la 2e étape, comme le col de Turini. La 4e étape entre Sisteron et Orcières-Merlette le 1er septembre a fait la part belle aux stations de ski avec un passage au col de Sestre sur le domaine de ski de fond du Dévoluy et l’arrivée au sommet d’Orcières-Merlette dans les Hautes-Alpes à 1 825 mètres. Où déjà se profilait la victoire finale du Slovène Primoz Roglic, lors de sa première victoire d’étape. 

Pyrénées

Lors de la 8e étape entre Cazères-sur-Garonne et Loudenvielle, les coureurs du Tour entraient sur les routes des Pyrénées pour deux jours. Si aucune arrivée au sommet n’était au programme comme le Tourmalet l’année dernière, les coureurs ont passé le col de Menté, le terrible Port de Balès (11,7 km à 7,7 %) puis le col de Peyresourde (9,7 km à 7,8 %) au cœur de la station de Peyragudes le 5 septembre avant une seconde étape ponctuée de cinq difficultés dont le col de la Hourcère, le col du Soudet à deux pas des pistes de la Pierre-Saint-Martin puis le Col de Marie Blanque avant l’arrivée à Laruns au pied de la station d’Artouste qui a vu le Français Nans Peters s’imposer.

Les Savoie

Déjà bien servi lors du Criterium du Dauphiné avec une arrivée à Saint-Martin-de-Belleville et deux jours à Megève, le territoire des Savoie a été le théâtre de deux étapes du Tour dont une arrivée inédite au col de la Loze. L’une des sensations de cette édition 2020 avec des passages à 23 % ! Pas de quoi effrayer les meilleurs cyclistes du peloton, Miguel Angel Lopez en tête, vainqueur au sommet à Méribel à 2 300 m d’altitude. Le lendemain, le Tour proposait la route des stations avec la traversée des Saisies,  de Notre-dame-de-Bellecombe, de Flumet, de la Giettaz, puis de la Clusaz après le col des Aravis pour finir par le plateau des Glières et filer vers l’arrivée à la Roche-sur-Foron. 

Isère

Pour la première fois, le col de Porte était le théâtre d’une arrivée d’une classique du cyclisme avec le criterium du Dauphiné Libéré le 13 août dernier. Mais c’est bien le Tour qui a braqué les projecteurs vers cette terre de vélo avec l’étape 100 % iséroise entre la Tour du Pin et Villard-de-Lans le 16 septembre. Au cours des 164 km à travers le département, les coureurs ont passé le col de Porte par Saint-Pierre-de-Chartreuse avant de prendre la direction des balcons de Belledonne puis du Vercors par la longue montée de Saint-Nizier (11,1 km à 6,6 %) et l’arrivée à Côte 2000 à Villard-de-Lans qui n’avait plus accueilli la Grande Boucle depuis 2004.

Autres massifs

Dans ce Tour qui faisait la part belle aux grimpeurs, tous les massifs français étaient représentés avec parfois des arrivées inédites comme au Mont Aigoual dans les Cévennes lors de la 6e étape ou dans le Cantal au Puy Mary Pas de Peyrol à 1 589 m après six ascensions et un passage au Mont Dore et à la Bourboule dans le Sancy lors de la 13e étape. Après le Massif Central, cap sur les monts du Forez le lendemain sur l’étape entre Clermont-Ferrand et Lyon sans oublier le Jura et l’arrivée au Grand Colombier lors de la 15e étape. Enfin, le contre-la-montre de la Planche-des-Belles-Filles dans les Vosges a été l’un des grands moments du Tour. 

Roglic, leader venu du ski
 À l’heure de boucler ces lignes au soir de la 18e étape, Primoz Roglic était sur la voie royale pour remporter son premier Tour de France à 30 ans. Après avoir remporté la 4e étape au sommet d’Orcières-Merlette, et récupéré le maillot jaune lors de la 9e à Laruns dans les Pyrénées, le Slovène a maîtrisé la concurrence en montagne pour s’assurer plus d’une minute d’avance sur ses poursuivants. Un terrain de jeu familier pour celui qui a été sacré champion du monde juniors par équipe de saut à ski en 2007.